Régime Kousmine

> Principe et méthode

Il s'agit d'un régime ou plutôt d'une méthode d'alimentation crée par la doctoresse Catherine Kousmine (1904-1992). Elle proposa de lutter contre les maladies des temps modernes (devenues trop chroniques selon elle) en redonnant à l'organisme les moyens de s'autoguérir ; des moyens perdus à cause de la dégradation progressive des aliments sur les dernières décennies.

Le régime Kousmine insiste sur les avantages des acides gras polyinsaturés qui participent à la protection des cellules, et que vous pouvez trouver dans les huiles vierges de première pression à froid. Cette méthode amincissante accorde également une importance aux légumes crus et cuits, aux fruits et aux céréales complètes (crues ou cuites), si possible issus de culture biologique.

Ce régime conseille de :

  • réduire la consommation de viandes et des produits laitiers (quel que soit votre état de santé),
  • limiter la consommation de fromage et de beurre à 30 grammes par jour,
  • limiter la consommation d'oeufs (incluant le jaune crû) à 5 fois par semaine (et ne pas consommer d'oeufs cuisinés : omelettes grasses, mayonnaises, cakes, etc. qui contiennent trop de beurre),
  • limiter au maximum la consommation du chocolat, de l'alcool et du lait écrémé, du sucre de fruit (fructose),
  • ne pas consommer d'aspartame (car 100% chimique),
  • limiter la consommation du sel (à remplacer par les algues marines),
  • cuire les aliments modérément et si possible à la vapeur douce.
  • prendre un supplément en vitamines et en oligo-éléments (si vous en ressentez le besoin),
  • consommer les graines germées.


La méthode Kousmine repose sur 5 piliers (détaillés dans un livre de 320 pages du docteur Philippe Gaston Besson intitulé "Les 5 piliers de la santé", édité chez Jouvence) :

  • La crème Budwig (un cocktail de vitamines naturelles le matin) :
    Cette crème se compose de :
    • 4 cuillerées à café de fromage blanc maigre,
    • 2 cuillerées à café d'huile de première pression à froid riche en acides gras poly-insaturés (par exemple l'huile de lin),
    • jus d'un demi-citron,
    • 1 banane mûre écrasée (ou de 2 cuillerées à café de miel non pasteurisé),
    • 2 cuillerées à café de céréales complètes fraîchement moulues et crues,
    • 2 cuillerées à café de graines oléagineuses complètes fraîchement moulues,
    • des fruits frais de saison coupés en petits morceaux.

    Pour préparer la crème Budwig, il vous faut :

    • battre en crème 4 cuillères à café de fromage blanc maigre et 2 cuillères à café d'huile de lin pressée à froid (huile de germes de blé, de tournesol), avec une fourchette dans un bol. L'émulsion obtenue doit être blanche.
    • ajouter le jus d'un demi citron, une banane bien mure écrasée ou du miel, 2 cuillères à café de graines oléagineuses fraîchement moulues (lin, sésame, noix, noisettes, amandes, tournesol, etc.), 2 cuillères à café de céréales complètes fraîchement moulues et crues (avoine, orge, riz complet, sarrasin) et des fruits frais variés.


  • Les vitamines, les oligo-éléments, et les compléments alimentaires : une approche orthomoléculaire complémentaire.

  • L'équilibre acido-basique : pour maintenir vos équilibres biologiques et parvenir à équilibrer votre balance acido-basique.

  • L'hygiène intestinale : un pilier très utile pour en savoir plus sur les maladies dégénératives (carie dentaire, constipation, diarrhée, ballonnements, agalactie, eczema, urticaire, neurodermite, rhume des foins, rhinite vasomotrice, asthme, rhumatisme, varices, thromboses, embolies, obésité, diabète, cancer, maladie de Parkinson, sclérose en plaques, etc.). En résumé, ce pilier conseille d'arrêter de consommer des aliments trop riches en glucides et protéines car ils favorisent une putréfaction intestinale (origine des maladies). Il préconise également des diètes et lavements en cas de besoin.

  • L'immuno-modulation et la cure de vaccins : un pilier très utile pour prendre en charge les pathologies rhumatismales, infectieuses allergiques et auto-immunes, etc.


La crème Budwig est très connue dans le cadre du régime Kousmine
La crème Budwig

La méthode Kousmine propose la composition de repas suivante :

  • Au petit-déjeuner : prendre un thé léger et de la crème Budwig (voir recette ci-dessus),
  • Au déjeuner : manger des légumes crus en salade, assaisonnés de l'émulsion fromage et de l'huile pressée à froid, ou légumes et pommes de terre cuites à la vapeur, du foie, de la viande et du poisson maigre (cuit sans matières grasses), du fromage (maigre de préférence). Dans tous les cas, consommer chaque jour une portion de céréales complètes (entières ou concassées ou fraîchement moulues, cuites en potages ou plats).
  • Au goûter : consommer des fruits crus, fruits secs ou des noix, boire des jus de fruits fraîchement pressés.
  • Au dîner : à prendre le plus tôt possible (car plus on dîne tard plus moins l'organisme fait d'effort pour digérer), le dîner doit rester léger (surtout si vous dépassez la cinquantaine d'âge) et dépourvu de viande.


> Avantages

Ce régime avertit des dérives dangereuses des produits alimentaires que vous trouvez en vente.

Cette méthode parle d'un sujet souvent oublié à savoir les intestins et leur flore, qui devraient pourtant être étudiés afin de résoudre certains problèmes.

Ce régime met l'accent sur une alimentation diversifiée (bien que certains aliments soient interdits).




> Inconvénients

La doctoresse Catherine K. ne tenait pas compte des combinaisons alimentaires, alors que les médecins qui dispensent sa méthode en tiennent compte désormais. Cette différence d'approche risquerait-elle de remettre en question cette méthode ?

Le régime Kousmine fournit des explications trop nutritionnelles et ne manque pas de remarques simplistes (notamment sur l'économie, l'opposition entre citadins d'aujourd'hui et ruraux du passé, etc.).

Parfois, cette méthode peut sembler caricaturale et imprécise (notamment à cause du manque de données, par exemple sur l'aspartame ou le lait).


> Le saviez-vous ?

a) Biographie de l'auteure de cette méthode
Catherine Kousmine, née le 17 septembre 1904 à Hvalynsky, Russie, décédée le 24 août 1992 à Lutry, est un médecin d'origine russe. Elle est l'une des fondatrices de la médecine orthomoléculaire.

Originaire d'une famille aisée, Catherine K. et ses parents sont obligés de s'exiler en Suisse en 1918 à cause de la révolution russe. Sa famille s'installe sur les bords du lac Léman en Suisse. Catherine rentre à l'école supérieure de Lausanne. Elle passe un baccalauréat ès sciences et entreprend des études de médecine. Elle obtient son diplôme de médecin en 1928 avec le titre de lauréate. Par la suite, elle veut faire une spécialité en pédiatrie et se rend à Zurich où elle sollicite un poste dans la clinique pédiatrique du professeur Guido Fanconi. Elle étudie ensuite à Vienne en Autriche, à la clinique du professeur Epinger. Après six ans de stage, elle obtient son diplôme de pédiatrie. De retour en Suisse, elle exerce en tant que généraliste car son diplôme de pédiatrie n'était pas reconnu dans ce pays.

Catherine K. décide alors de se lancer dans la recherche et s'intéresse en premier lieu au cancer car elle avait été touchée par le décès de deux de ses jeunes patients alors qu'elle exerçait en tant que généraliste. Elle étudia les souris pendant 17 ans dans un laboratoire installé dans sa cuisine. Elle constata une corrélation frappante entre l'alimentation saine des souris et la rémission de leur cancer. Catherine K. a pu ainsi se convaincre que la guérison de maladies parfois jugées incurables passe par un retour à une nourriture saine qui apporte tous les éléments nutritifs nécessaires à l'organisme. En 1949, elle réussit à guérir son premier malade cancéreux atteint d'un réticulo-sarcome généralisé et jugé incurable par la médecine, grâce à ses méthodes basées sur une alimentation saine.

Catherine K. a vécu une grande partie de sa vie en Suisse. Après sa mort, une fondation portant son nom a été créée (à Vevey en Suisse) pour perpétuer ses méthodes. Cette fondation possède des filiales dans plusieurs pays.

Toute sa vie, elle a œuvré pour montrer qu'il existe une dépendance étroite entre notre état de santé et notre alimentation.

Catherine K. s'est notamment intéressée aux maladies suivantes :

  • le cancer,
  • la sclérose en plaques,
  • la polyarthrite chronique évolutive.


b) Médecins pratiquant cette méthode

De nos jours, l'Association Médicale Kousmine Internationale (AMKI), composée de médecins, continue le travail de la doctoresse, le réactualise et fournit une liste de médecins travaillant avec sa méthode.

c) Travail sur les huiles alimentaires
Catherine K. s'est très tôt intéressée aux huiles alimentaires dont la qualité avait changé au cours de la Seconde Guerre mondiale : les producteurs ont introduit les méthodes de pressage à chaud (160-200°) dans le but de produire moitié plus d'huile avec la même quantité de matière première. L'extraction par l'hexane, un solvant organique voisin du benzène, difficile à éliminer, permet aussi de produire près du double de quantité d'huile.

L'inconvénient majeur de ces méthodes, par rapport à la méthode de pressage à froid, est que la qualité de l'huile n'est plus optimale : elles transforment une partie des molécules cis en molécules trans (la molécule trans ne s'intègre pas dans nos chaînes métaboliques).

Ces acides gras trans ont depuis fait l'objet d'études qui ont montré leur nocivité à faibles doses, ce qui a conduit plusieurs pays ou municipalités à prendre des mesures de recommandations (Canada, états Unis, France par exemple), de restriction (Danemark en 2003, limitant la proportion à 2 g par 100 grammes d'huile ou de graisse) ou d'interdiction (New York en 2006), ou à des campagnes de publicité (Pays Bas où la teneur en AGT de la margarine de table solide vendue au pays est passée d'un sommet de 50% dans les années 1980 à moins de 2% à l'heure actuelle).


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