Poisson et mercure : choses à savoir

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 13/08/2010

De nos jours, la poiscaille contient de plus en plus ce métal blanc très brillant et toxique. Voici ce qu'il faut savoir à ce sujet.

Certaines poissons contiennent plus de cette toxine agissant de façon nuisible sur le système nerveux que d'autres. Il s'agit d'une neurotoxine puissant et fort dangereux, capable de provoquer la maladie de Minamata (aussi appelée hydrargyrisme, une maladie neurologique) et la maladie d'Alzheimer. L'intoxication au mercure est responsable de troubles neurologiques dont un tremblement intentionnel est le principal symptôme.

Cela étant dit, arrêter de manger les poissons n'est pas ce que nous recommandons. Ces animaux aquatiques apportent une source de protéines bonnes pour le coeur et contiennent beaucoup de nutriments, y compris les acides gras oméga-3 et la vitamine B12. Intégrer cet aliment fort nutritif à une alimentation aide à l'équilibrer. Découvrez également lequel est le plus sain entre la poiscaille d'élevage et celle qui est sauvage en cliquant ici.

Toutefois, le spectre de l'intoxication mercureuse peut menacer n'importe quelle personne faisant des poissons un aliment de base de leur alimentation, en mangeant très régulièrement et à grandes quantités.

La pollution de l'écosystème (eau, plantes, sédiments, etc.) par cet aliment chimique a augmenté depuis quelques dizaines d'années, à cause d'activités humaines plus intenses (raffinage et combustion des hydrocarbures, activités minières, incinérateurs, usage d'autres combustibles fossiles, certains processus industriels, recyclage des objets contenant ce type de poison, etc.).


RegimesMaigrir.com résume pour vous ce qu'il faut savoir sur le mercure dans les poissons.

> Quels sont les risques avec ce métal toxique dans la poiscaille ?

Pour la plupart des gens, le risque d'une consommation mercureuse, via une consommation non intensive de poissons et de fruits de mer, n'est pas un problème de santé. Toutefois, il faut savoir que la concentration moyenne en ce métal nocif augmente chez la poiscaille et mammifères dans toutes les mers du monde (tandis que celle d'autres métaux lourds baisse).

Bien que les risques exacts d'intoxication au mercure à cause des poissons soient méconnus, les experts recommandent aux consommateurs de poiscaille d'être prudents, d'en manger modérément et de privilégier la poiscaille contenant le moins possible de cet élément toxique.

Personne ne souhaite manger du mercure parce qu'il s'agit d'une neurotoxine qui détériore le fonctionnement et le développement du cerveau. La quantité mercureuse qu'une personne peut supporter dépend de son poids corporel. C'est pourquoi les experts demandent en particulier aux femmes enceintes et aux enfants d'éviter la consommation des poissons réputés contenant beaucoup de ce métal de couleur argent brillant.

Quelques tranches de saumon sur un papier d'aluminium


> Quels types de poiscailles contiennent de grandes quantités de cette impureté ?

Cet élément chimique existe dans nos mers et en conséquence dans les poissons. La concentration en mercure dans les mers locales varie, donc celle de n'importe quelle poisson varie aussi.

A cause de la bioamplification (le processus par lequel les taux de certaines substances croissent à chaque stade de la chaîne alimentaire), les poissons qui se trouvent tout en haut de la chaîne (partie des prédateurs) sont nettement plus susceptibles de contenir des quantités mercureuses élevées que les petits poissons (se trouvant en bas de la chaîne alimentaire, dans la partie des proies). Découvrez aussi si le charbon végétal activé, utilisé entre autres pour absorber les métaux lourds dans le corps, peut aider à mincir.


> Si la concentration au mercure varie d'un poisson à l'autre, comment savoir lequel acheter ?

RegimesMaigrir.com vous liste les poissons et fruits de mer à acheter ou à consommer avec modération ou à ne pas manger, en fonction de leur teneur mercureuse :
  • Les poissons et fruits de mer qui contiennent le moins de mercure (vous pouvez en consommer 8 portions par mois) : alose, anchois, calmar, carrelet, corégone, courbine (d'Atlantique), crevette, crabe, églefin (d'Atlantique), goberge, hareng, huître, langouste, maquereau (d'Atlantique du Nord), merlan, merlu, mulet, palourde, perche, pétoncle, plie, poisson-chat, sardine, saumon, sole (du Pacifique), stromaté, tilapia, truite (d'eau douce),

  • Les poissons qui contiennent cette neurotoxine modérément (vous pouvez en consommer 5 portions au maximum par mois) : achigan, acoupas (truite de mer), atheriniformes, bonite rayée, carpe, courbine (du Pacifique), flétan (d'Atlantique et du Pacifique), homard, lotte, mahi mahi, morue, morue charbonnière, perche (d'eau douce), raie, thon, vivaneau,

  • Les poissons qui contiennent beaucoup de cet élément chimique (vous pouvez en consommer 3 portions au maximum par mois) : loup de mer, maquereau espagnol, mérou, tassergal (poisson-bleu), thon albacore, thon jaune,

  • Les poissons et fruits de mer qui contiennent énormément de cette substance toxique (vous devriez éviter de les manger) : espadon, hoplostète orange (empereur), malacanthidae, marlin, maquereau roi, requin, thon ahi, thon obèse (patudo).


> Selon votre poids corporel, combien de poissons pouvez-vous manger chaque semaine ?

La quantité mercureuse qu'une personne peut consommer sans mettre sa santé en danger dépend de son poids corporel, et du fait qu'elle soit enceinte ou pas. Comme avec n'importe quel aliment, il est important de modérer votre consommation (et pas uniquement pour garder la ligne, mais pour éviter de surconsommer tel ou tel nutriment ou toxine).

Par exemple, une personne pesant 70 kilos peut manger 80 g de patudo ou 140 g de thon jaune ou 100 g d'anchois ou 50 g d'espadon (par semaine). Une personne pesant 80 kilos peut manger 85 g de patudo ou 170 g de thon jaune ou 1 300 g d'anchois ou 57 g d'espadon (de façon hebdomadaire). Demandez à votre nutritionniste/diététicien la quantité de poiscaille que vous pouvez manger en fonction de votre poids.


Dans un avis rendu le vendredi 05 juillet 2013, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (ANSES) préconise de ne pas manger plus de 2 portions de poisson par semaine (1 portion de poisson fait entre 100 et 150 grammes) pour ne pas risquer une exposition aux doses trop élevées de mercure ou de PCB (polychlorobiphényles, un isolant utilisé dans l’industrie).

En outre, sur ces deux portions, l'ANSES recommande : qu'une portion provienne d'un poisson gras qui contient beaucoup d'oméga-3 à longue chaîne (comme le saumon, la sardine, le maquereau, le hareng, etc.), de diversifier au maximum les espèces et les lieux d'approvisionnement.


> Quid des poissons en conserve ?

La quantité de mercure dans la poiscaille n'est pas affectée par la mise en boîte de conserves. En général, évitez les versions de poissons en conserve trop riches en sel ou baignant dans l'huile.


Faites-vous attention aux poissons pouvant contenir beaucoup de mercure ? Que pensez-vous de la présence de cette substance nocive dans la poiscaille ? Lisez les commentaires ou donnez votre avis plus bas sur cette page. Si vous avez aimé cet article, merci de le recommander sur Facebook, de le tweeter, de lui donner un vote +1 sur Google Plus.

> COMMENTAIRES / TÉMOIGNAGES (cliquez ici pour rédiger votre commentaire)
Il n'y a pas encore de réaction. N'hésitez pas à en rédiger une en utilisant le formulaire ci-dessous.
Champs obligatoires : "Nom" et "Texte"
* Nom / Pseudo :
Adresse e-mail :
Cacher l'adresse e-mail (décochez si vous souhaitez qu'on puisse vous répondre)

* Texte :

> Articles en rapport

Recevez gratuitement notre newsletter :