Hypersensibilité aux aliments : pour savoir si on est allergique

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 05/06/2010

Ce problème est plus courant que vous pourriez le croire. Voici les tests pour savoir si vous êtes allergique à tel ou tel aliment.

Si vous pensez que vous souffrez d'une hypersensibilité aux aliments, vous vous demandez certainement comment savoir si vous êtes allergiques aux aliments. Pour diagnostiquer une allergie alimentaire, le médecin doit d'abord déterminer si le patient montre une réaction indésirable à des aliments précis.

Le médecin établit ce diagnostic avec l'aide des antécédents médicaux du patient, de son journal alimentaire ou d'un régime d'exclusion. Le médecin confirme ensuite le diagnostic avec des tests plus objectifs, comme les tests cutanés et sanguins ou des épreuves de provocation (où le médecin donne au patient un allergène suspect et observe sa réaction).


> Antécédents médicaux

Ils constituent l'outil de diagnostic principal pour repérer une hypersensibilité aux aliments. Le médecin interroge le patient pour déterminer si les antécédents concordent avec une allergie alimentaire.

Le médecin peut demander les questions suivantes :
  • A quel moment s'est produite la réaction ? Est-elle survenue rapidement, habituellement dans l'heure après avoir mangé ?,
  • Le traitement de l'hypersensibilité a-t-il donné des résultats ? Par exemple, si l'urticaire provient d'une allergie alimentaire, des antihistaminiques devraient la soulager,
  • La réaction est-elle toujours associée à un aliment en particulier ?,
  • Quelqu'un d'autre est-il tombé malade ? Par exemple, si une personne a mangé du poisson contaminé avec de l'histamine, toutes les personnes qui ont mangé de ce poisson devraient se montrer malades aussi. En revanche, dans une réaction allergique seule la personne allergique au poisson devient malade,
  • Quelle quantité de nourriture avez-vous consommée avant que la réaction survienne ? La gravité de la réaction du patient peut parfois être liée à la quantité d'aliment suspect consommée,
  • Comment la nourriture a-t-elle été préparée ? Certaines personnes présenteront seulement des réactions allergiques violentes au poisson cru ou pas assez cuit. Une cuisson complète du poisson détruit les allergènes auxquels ces personnes présentaient une réaction, si bien qu'elles peuvent ensuite le consommer sans effets indésirables,
  • D'autres aliments ont-ils été consommés en même temps que l'aliment qui a causé une réaction allergique ? La nourriture grasse peut par exemple retarder la digestion, et donc retarder le début de la réaction allergique.


> Journal alimentaire

Parfois, les antécédents médicaux seuls ne permettent pas d'établir un diagnostic. Dans ce cas, le médecin peut demander au patient de consigner tous les ingrédients de tous les repas où une réaction est survenue pouvant concorder avec les signes d'une hypersensibilité aux aliments.

Le journal alimentaire fournit plus d'informations que celles fournit par le patient pendant l'entretien. Le médecin et le patient peuvent mieux déterminer s'il existe un lien pertinent entre un aliment et les réactions allergiques.


> Régime d'exclusion

La prochaine étape utilisée par certains médecins s'appelle le régime d'exclusion. Sous la supervision de son médecin, le patient ne consomme pas d'aliments suspectés de causer des allergies (comme les oeufs), et en prend d'autres à la place (par exemple, dans notre cas, une source de protéines).

Si après le retrait d'un aliment, les symptômes disparaissent, le médecin peut presque toujours conclure qu'il s'agit d'une hypersensibilité aux aliments. Si le patient consomme de nouveau l'aliment suspect (toujours sous la supervision de son médecin) et que les symptômes réapparaissent, le diagnostic est alors confirmé.

Le patient ne devrait cependant pas reprendre l'aliment suspect si ses réactions allergiques sont violentes car cela serait trop risqué. Cette méthode ne convient pas non plus aux réactions allergiques non fréquentes.

Si les antécédents du patient, son journal alimentaire et le régime d'exclusion suggèrent une allergie à un aliment précis, le médecin recourra ensuite à des tests comme les tests cutanés, les tests sanguins et les épreuves de provocation (qui permettent de confirmer plus objectivement le diagnostic d'hypersensibilité aux aliments).


> Tests cutanés

Dans un test cutané, un extrait dilué de l'aliment suspect est placé sur la peau de l'avant-bras ou du dos. La portion de peau est ensuite griffée avec une aiguille. Le médecin cherche alors à voir des signes de gonflement ou de rougeur, ce qui indiquerait une réaction allergique locale à l'aliment allergène.

Un test cutané positif indique que le patient a un anticorps IgE (immunoglobuline E) spécifique à aux mastocytes de l'aliment testé. Les tests cutanés se montrent rapides, simples, et relativement sans risques.

Un test cutané peut se révéler positif à un aliment allergène sans pour autant qu'il se produise des réactions allergiques à cet aliment. Le médecin diagnostique une allergie aux aliments uniquement lorsque le patient obtient un test cutané positif à un aliment allergène spécifique et que ses antécédents suggèrent déjà une réaction allergique à cet aliment.

Toutefois, avec certaines personnes hautement allergiques, surtout si elles ont déjà subi des chocs anaphylactiques, les tests cutanés ne devraient pas être menés car ils pourraient provoquer une autre réaction dangereuse. Les tests cutanés ne peuvent également pas être menés avec les patients victimes d'eczéma généralisé.


> Tests sanguins

Dans les situations où le médecin ne peut pas entreprendre de tests cutanés, il peut utiliser des tests sanguins comme le RAST test (Radio Allergo Sorbent Test) et le test ELISA (Enzyme Linked ImmunoSorbent Assay).

Ces tests mesurent la présence d'anticorps IgE spécifique à un aliment dans le sang des patients, mais coûtent plus chers que les tests cutanés, et les résultats ne sont pas disponibles immédiatement. Comme pour les tests cutanés, un test sanguin positif permet le diagnostic d'une hypersensibilité à un aliment en particulier seulement si les antécédents médicaux concordent.


> Epreuves de provocation

L'épreuve de provocation en double aveugle est devenue le test standard pour dépister objectivement des allergies alimentaires. Dans ce test, divers aliments (dont certains sont suspectés de provoquer une réaction allergique) sont respectivement placés dans des comprimés opaques.

Le patient et le docteur ignorent ce que chaque comprimé contient, et donc ils ignorent où se trouvent les allergènes potentiels (un assistant médical prépare les comprimés). Le patient avale un comprimé et le docteur observe si une réaction allergique se produit, et ce processus est répété pour tous les comprimés. Sinon, l'aliment à tester peut se cacher dans un autre aliment auquel le patient n'est pas allergique.

Si le patient a une réaction allergique uniquement aux aliments suspects et pas aux autres aliments testés, le diagnostic d'hypersensibilité alimentaire se confirme. Comme pour la réintroduction d'un aliment dans un régime d'exclusion ou pour les tests cutanés, si le patient a déjà présenté des réactions sévères, le médecin ne devrait pas risquer d'entreprendre des épreuves de provocation.

De plus cette méthode est coûteuse car elle est compliquée et prend beaucoup de temps, surtout pour les patients qui présentent de multiples allergies aux aliments. Ce type de test doit être mené sous la supervision attentive d'un médecin. Les épreuves de provocation en double aveugle sont donc rarement menées. Les médecins y ont toutefois recours le plus souvent lorsqu'ils désirent obtenir les preuves que les symptômes survenant chez le patient ne sont pas dus à une hypersensibilité aux aliments. D'autres actions peuvent alors être entreprises pour trouver la véritable cause des symptômes.


Si vous souffrez d'une allergie aux aliments, comment avez-vous fait pour savoir si vous étiez allergiques ? Lisez les commentaires ou donnez votre avis plus bas sur cette page. Si vous avez aimé cet article, merci de le recommander sur Facebook, de le tweeter, de lui donner un vote +1 sur Google Plus.


> COMMENTAIRES / TÉMOIGNAGES (cliquez ici pour rédiger votre commentaire)
mari line  |  15 mars 2012, 20:11
Y'a trop de turc à lire moi je m'attendais à un quizz avant d'ouvrir cette page…
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