5 mythes autour de la table à manger discrédités

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 10/11/2009

Certains mythes autour de la table à manger doivent être discrédités si vous voulez donner de bonnes habitudes alimentaires aux enfants.

Vous pensez que tout le monde y gagne lorsque vous faites miroiter à votre enfant une crème glacée afin qu'il finisse son plat ? La réponse peut être loin de ce que vous imaginez, découvrez la ci-dessous.


RegimesMaigrir.com discrédite pour vous 5 mythes autour de la table à manger auxquels les parents doivent souvent faire face dans leur quête de bien élever leurs enfants :

1) "Finis ton assiette. Il y a des enfants qui meurent de faim dans le monde."

Il s'agit d'un grand mythe nutritionnel. Il n'est plus interdit de se lever de table sans finir tout ce qui se trouve dans l'assiette. Si vous allez au restaurant, les quantités de nourritures servies sont tellement grandes que finir ou obliger vos enfants à finir leurs assiettes en feraient une règle mauvaise pour la santé.

Et quand vous mangez à la maison, des études ont trouvé que lorsqu'on donne de grandes portions aux personnes à table, elles ont tendance à ignorer leurs sensations de satiété et continuent à manger. Une étude publiée dans la revue "American Journal of Clinical Nutrition" a montré que les adultes à qui on donnait des portions plus grandes finissaient par manger 30% de plus qu'habituellement.

Les enfants qui sont obligés par les parents de finir leur assiette doivent annuler leur capacité naturelle à surveiller la quantité de nourritures dont ils ont besoin pur grandir à un rythme sain. Une étude a montré que les enfants en école maternelle qui ont été récompensés pour avoir fini leurs assiettes mangeaient davantage. Ne vous inquiétez pas de voir vos enfants avoir faim, les petits enfants et les tout-petits sont capables de régler leurs besoins énergétiques et leurs apports seuls.

Essayez donc de servir votre enfant de petites portions, et attendez qu'il vous en demande davantage (plutôt que de lui servir une grande portion en croyant qu'il a besoin de manger beaucoup pour assurer sa croissance). Une étude de 2003 a trouvé que lorsque les enfants se servent de la nourriture, les portions étaient convenables pour leur âge, alors que lorsque les adultes leur servaient une double portion, ces enfants mangeaient 25% de nourriture en plus.


2) "Mange tes légumes sinon tu n'auras pas de dessert"

Cela fait partie des mythes et fausses bonnes idées à discréditer d'urgence. Cela semble assez facile : soudoyer les mangeurs difficiles avec un dessert sucré et appétissant afin qu'ils mangent les aliments nutritifs. Les enfants obtiennent leurs nutriments, et vous évitez un mal de tête.

Mais cette mentalité peut être nuisible aux enfants sur le long terme parce qu'elle construit une aversion supérieure pour les aliments nutritifs comme le brocoli, les patates douces, les pois, etc. selon une étude menée par l'Université Penn State (Etats-Unis).

Les sucreries devraient rester un petit plaisir autorisé de temps en temps, et non un rituel promis tous les soirs pour forcer les mangeurs difficiles à consommer leurs légumes. Une fois que les parents entrent dans ce schéma de soudoiement de leurs enfants avec les desserts, l'association entre aliments sains et aliments malsains s'enracine.

Les bonbons, gâteaux et autres desserts n'apportent pas des nutriments de qualité à l'alimentation de votre enfant, alors si vous ne leur en donnez pas à la fin de tous les repas, vous êtes loin de les en priver. En fait, vous leur rendez même service. Une étude a trouvé que les enfants dont les parents utilisaient les desserts comme récompenses finissaient par lutter avec le contrôle de leurs nourritures une fois devenus adultes.

Toutefois, priver totalement vos enfants de sucreries les encouragera à manger davantage d'aliments sucrés hors de la maison. Au lieu de cela, offrez des alternatives plus saines comme les fruits ou les édulcorants naturels comme le miel.


3) "Ce que mes enfants mangent maintenant ne les affectera pas plus tard"

Il est difficile pour les parents d'imaginer que ce que leur bambin grignote entre les repas aura un effet durable sur sa santé plus tard. C'est un mythe nutritionnel qu'il ne faut plus croire.

Les experts estiment que la période située entre la naissance et l'âge de 2 ans reste un temps très important pour une croissance, une santé et un développement comportemental optimaux.

Si un enfant est habitué à une mauvaise qualité nutritionnelle, il manquera des nutriments essentiels. Si un enfant de 2 ans grandit tout en étant habitué à boire du soda au déjeuner et au dîner, il court le risque de prendre de mauvaises décisions nutritionnelles et de manquer des nutriments apportés par le lait et les jus 100% naturels.

Ces nutriments essentiels ne peuvent être compensés par la prise de multivitamines. Selon une étude de 2005, les enfants des pays occidentaux ne consomment pas suffisamment de calcium, de fibres, de magnésium, de vitamine E et de potassium.

Le problème est que les mauvaises habitudes alimentaires ne s'améliorent généralement pas sur le long terme. Les enfants qui ont appris à faire de mauvais choix alimentaires risquent davantage de devenir en surpoids ou obèses. Et ces habitudes sont apprises lorsque l'enfant est plus jeune que les parents ne l'imaginent. Si vous voyez un enfant maigre avec un sachet de chips et une boisson sucrée, il y a des risques pour que ces calories et mauvaises habitudes se rattrapent.

Nous vous conseillons de ne pas utiliser un aliment, surtout un aliment de la malbouffe, comme un outil de réconfort. Construisez de bonnes habitudes en trouvant les vraies raisons pour lesquelles votre enfant est contrarié et traitez le problème de manière appropriée. La nourriture ne devrait être utilisée que pour soulager la faim.


4) "Le sucre rend les enfants hyperactifs"

Cela fait partie des mythes autour de la table à manger les plus célèbres. Les enfants crient sans cesse, jettent les jouets, courent partout, et vous mettez leurs débordements d'énergie sur le compte des céréales remplies de sucre qu'ils viennent de manger. Malheureusement pour les parents, ce n'est pas la faute du sucre. Contrairement à une croyance populaire, le sucre n'a pas d'effet physiologique.

Les experts pensent que les parents ont trop tendance à croire en ce qu'ils voient. Il y a de nombreuses études dans lesquelles les enfants ont été analysés après avoir consommé du sucre, et en d'autres occasions après avoir consommé une boisson sans sucre, et le sucre ne change clairement pas le comportement des enfants. Tous les scientifiques sont catégoriques, le sucre ne provoque pas d'hyperactivité chez les enfants, et ne modifie pas leur comportement.

Les experts pensent que ce phénomène d'enfants qui semblent devenir plus actifs après avoir consommé du sucre n'est pas associé au sucre en lui-même, mais à l'atmosphère dans lequel se trouvent les enfants lorsqu'ils consomment du sucre : fêtes d'anniversaire, réunions familiales, vacances, etc. Des occasions comme celles-là excitent souvent les enfants, qu'ils aient mangé des aliments sucrés ou pas.

Le sucre ne s'en sort pas indemne pour autant. Il reste le coupable de caries dentaires et un facteur clé du surpoids et de l'obésité. Et si les enfants consomment sans arrêt sodas et bonbons, ils n'auront plus faim pour manger les aliments sains et nutritifs. Cela peut provoquer des carences de nutriments et des surconsommations de calories.

Nous vous conseillons de choisir l'eau ou le lait au lieu des jus de fruits non naturels ou des sodas lorsque vous mangez en famille. Les jus de fruits non naturels contiennent davantage de sucre que les jus de fruits 100% naturels. Lisez donc les étiquettes avec attention.


5) "Mon enfant ne mange pas, il va s'affamer"

Il s'agit d'un mythe banal, archi souvent entendu et pourtant bel et bien à discréditer. Que ce soit un mangeur difficile ou un jeune enfant qui "n'a jamais faim", le souci principal des parents est souvent de savoir si leur enfant mange suffisamment.

Tout comme les enfants peuvent réguler la quantité de nourritures dont ils ont besoin, ils peuvent également réguler les moments où ils ont faim. Les enfants qui ont sauté par mégarde un repas (parce qu'il dormait profondément par exemple), finit par rattraper ces calories manquées plus tard. Les parents ne devraient pas se soucier de la quantité de nourriture que leur enfant consomme à moins que cet enfant ne grandit pas comme la courbe de croissance normale (mesurée lors des visites chez le pédiatre) le prévoit.

En tant que parents, il est important de rendre des aliments sains disponibles afin que lorsqu'un enfant a faim, il puisse manger les bons nutriments. Même si un enfant n'aime pas les carottes, s'il n'y a rien d'autre de disponible et qu'il a faim, ces carottes lui sembleront appétissantes.

Souvent, les jeunes enfants ont des périodes pendant lesquelles ils n'aiment manger qu'un aliment et un seul. Les enfants vont aller d'aliment en alient, mais ils vont manger suffisamment pour maintenir leur équilibre énergétique.

Cela peut prendre une dizaine de fois avant qu'un enfant décide s'il aime ou déteste vraiment un aliment. Or souvent, les parents ne proposent un aliment qu'une seule fois, et si l'enfant ne le mange pas, ils n'en proposent plus par la suite. Pourtant, la clé reste de présenter constamment les enfants à de nouveaux aliments.


Que pensez-vous de ces 5 mythes autour de la table à manger ? Lisez les commentaires ou donnez votre avis plus bas sur cette page. Si vous avez aimé cet article, merci de le recommander sur Facebook, de le tweeter, de lui donner un vote +1 sur Google Plus.

> COMMENTAIRES / TÉMOIGNAGES (cliquez ici pour rédiger votre commentaire)
Il n'y a pas encore de réaction. N'hésitez pas à en rédiger une en utilisant le formulaire ci-dessous.
Champs obligatoires : "Nom" et "Texte"
* Nom / Pseudo :
Adresse e-mail :
Cacher l'adresse e-mail (décochez si vous souhaitez qu'on puisse vous répondre)

* Texte :

> Articles en rapport

Recevez gratuitement notre newsletter :