Les hommes en surpoids ne risquent pas l'infertilité autant que les femmes

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 17/06/2008

Une nouvelle rassurante pour 66% des français (soit le pourcentage des hommes en surpoids en France)

Les hommes en surpoids ne risquent pas nécessairement d'être infertiles, alors que les études effectuées dans le passé montraient que le contraire s'appliquait aux femmes obèses. Telle est la conclusion à garder d'une étude qui sera présentée prochainement aux 90èmes réunions annuelles de la "Endocrine Society" à San Francisco.

Les conclusions de l'étude, réalisée à New-York sur un échantillon représentatif de 292 hommes en surpoids, ont surpris beaucoup de personnes, à commencer par les chercheurs.

"Nous voyons des déficits relativement flagrants en fertilité chez les femmes obèses, alors nous avons pensé que nous observerions le même effet chez l'homme, mais ce ne fut pas le cas.", a déclaré la doctorante Nanette Santoro, co-auteur de l'étude.

Santoro et ses collègues avaient étudié 292 hommes qui ont donné leurs échantillons de sperme dans les cliniques dédiées à la fertilité. Les hommes étaient âgés entre 18 et 50 ans et avaient en moyenne un indice de masse corporelle (IMC) de 28 (qui est considéré comme presque obèse). Les auteurs ont trouvé qu'un plus grand poids du corps ne pouvait être associé à une production amoindrie de sperme ou à un affaiblissement du sperme. La production déréglée de sperme est la cause d'infertilité de 90% des hommes infertiles, selon Santoro. Environ 6% des hommes en âge de procréer sont infertiles.

Augmenter le poids du corps a abaissé le niveau des testostérones de 31 participants à l'étude qui ont vu leur testostérone testé. Cependant, Santoro a dit qu'un niveau plus bas de testostérone ne provoque l'infertilité que s'il atteint un niveau extrêmement bas ou survient chez les hommes atteints d'obésité morbide.

"Nos résultats montrent que le process de fabrication du sperme est plutôt robuste et difficile à interrompre", a déclaré Santoro. "Ceci est une bonne nouvelle pour les hommes dont la taille du corps est moins liée à la fertilité que chez les femmes".

Elle met en garde toutefois en précisant que les conclusions de l'étude ne doivent pas servir d'excuse aux hommes en surpoids d'éviter de perdre du poids.

Santoro et ses collègues envisagent d'étudier en détail une tendance qu'ils ont observé chez 6 hommes qui prenaient un antidépresseur de marque Prozac ou Paxil ou encore Zoloft : le sperme de ces hommes voyait leur motilité (capacité fonctionnelle à effectuer des mouvements) se réduire. "Nous savons que ces antidépresseurs affectent la vie sexuelle, mais il n'y a pas beaucoup de données sur leur effet sur la fertilité", a-t-elle dit.

Fondée en 1916, la "Endocrine Society" est la plus vieille, la plus grande et la plus active organisation mondiale dévouée à la recherche sur les hormones, et à la pratique clinique de l'endocrinologie (science étudiant le fonctionnement et la pathologie des glandes endocrines et de leur sécrétion interne dans le sang : les hormones. Le traitement de ces pathologies fait également partie de l'endocrinologie). La "Endocrine Society" se compose de nos jours de plus de 14 000 scientifiques, physiciens, éducateurs, infirmiers et étudiants dans plus de 80 pays. Cette organisation est basée dans la ville de Chevy Chase, Maryland (Etats-Unis).

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