Réponse du cerveau à la vue des aliments et stabilisation du poids

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 19/09/2009

Une nouvelle étude a analysé les liens entre les réponses du cerveau lorsqu'il voit les aliments et une stabilisation du poids.

Une différence dans les modèles d'activité du cerveau expliquerait pourquoi certaines personnes sont capables de stabiliser leur poids après avoir maigri de manière significative tandis que d'autres personnes reprennent du poids (subissant l'effet yo-yo), selon une nouvelle étude réalisée par les chercheurs de l'hôpital Miriam (Rhode Island, Etats-Unis).

Lors de leur étude (financée par une bourse de l'Institut National de la Santé des Etats-Unis), les chercheurs ont trouvé que quand ils ont montré des photos des aliments aux personnes qui ont stabilisé leur poids (stabilisation pendant plusieurs années), ces personnes étaient plus susceptibles de faire démarrer les régions du cerveau associées au contrôle du comportement et à l'attention visuelle, comparées aux personnes obèses ou de poids standard.

Nous vous rappelons que les notions de "en surpoids", "obèse" et "poids standard" se définissent en calculant l'IMC.


Les conclusions de cette étude sur l'imagerie du cerveau, publiées dans la revue "Americain Journal of Clinical Nutrition", suggèrent que les personnes qui ont réussi une stabilisation du poids apprendraient à répondre différemment aux signaux des aliments.

"Nos conclusions ont mis en lumière les facteurs biologiques qui pourraient contribuer à la stabilisation du poids. Elles fournissent aussi un complément intéressant aux études précédentes sur le comportement qui suggèrent que les personnes qui ont stabilisé leur poids surveillent leurs consommations d'aliments attentivement et limitent leurs choix de nourritures", dit l'auteur principal de l'étude la docteure Jeanne McCaffery, du Centre de Recherche sur le Diabète et de Contrôle du Poids de l'hôpital.

La stabilisation du poids sur le long terme continue à être un problème majeur dans le traitement de l'obésité. Les participants à l'étude qui ont suivi un programme pour perdre du poids basé sur les changements de comportement alimentaire ont perdu en moyenne entre 8 et 10% de leur poids initial après 6 mois de traitement, et ne reprendront que 33% de cette quantité de poids perdu après 1 année. Toutefois, malgré des efforts intensifs, la reprise de poids semble continuer pendant les années suivantes, et la plupart des patients reviennent au poids initial au bout de 5 années.

Les chercheurs ont utilisé l'imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle (IRMf), une technique non invasive qui localise les régions du cerveau activées pour la connaissance et l'expérience, pour étudier l'activité du cerveau de 3 groupes de volontaires : 18 personnes de poids normal, 16 personnes obèses (présentant un IMC supérieur à 30) et 17 personnes qui ont perdu au moins 13,5 kilogrammes et qui ont réussi à stabiliser leur nouveau poids pendant au moins 3 années.

Après un jeûne de 4 heures (pour s'assurer que les participants aient faim), les chercheurs ont montré aux participants des photographies d'aliments, y compris les aliments sans matières grasses (comme les céréales complètes, les salades, les fruits et légumes frais), les aliments riches en calories (comme les hamburgers, les hot dogs, les frites, la crème glacée, les cookies), et des objets non-comestibles avec une complexité visuelle, une texte et une couleur similaires (comme les rochers, briques, arbustes, arbres et fleurs). L'IRMf scanne ensuite les réponses du cerveau à chaque image.

Les personnes du groupe qui a réussi à stabiliser leur poids pendant au moins 3 années ont répondu différemment à ces images que les personnes des 2 autres groupes.

Plus précisément, les chercheurs ont observé des signaux forts dans la partie supérieure gauche de la région frontale ainsi que dans la partie milieu droit de la région temporale du cerveau, un modèle cohérent avec un meilleur contrôle inhibiteur en réponse aux images des aliments et une meilleure attention visuelle aux signaux envoyés par les aliments.

"Il est possible que ces réponses du cerveau puissent mener à des comportements préventifs ou correctifs, surtout une plus grande auto-régulation des consommations, qui favorisent le contrôle du poids sur le long terme", dit la docteure McCaffery, qui est également professeure assistant en psychiatrie et comportement humain à la Faculté de Médecine Warren Alpert de l'Université de Brown (Etats-Unis).

"Toutefois, des études approfondies sont nécessaires pour déterminer si ces réponses sont inhérentes à un individu ou si elles peuvent être changées", précise-t-elle.


Une autre étude réalisée début 2011 avait découvert que lorsque les consommateurs qui ont une alimentation saine choisissent, disons, des légumes plutôt qu'une barre de céréale, ils font appel à une petite région de leur cerveau que ceux qui se laissent aller (dans leur alimentation) n'utilisent pas. Les scientifiques pensent que cette zone est liée à la volonté (de maîtriser ou de se laisser aller en ce qui concerne l'alimentation).


Que pensez-vous de cette étude ? Selon votre expérience, pourquoi certaines personnes ne parviennent pas stabiliser leur poids corporel alors que d'autres le font aisément ? Lisez les commentaires ou donnez votre avis plus bas sur cette page. Si vous avez aimé cet article, merci de le recommander sur Facebook, de le tweeter, de lui donner un vote +1 sur Google Plus.

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