L'air hypoxique pour lutter contre l'obésité ?

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 26/05/2008

Un projet pilote canadien pourrait mener à la création d'un traitement clinique utilisant un air spécial contre l'obésité.

Une étude récente menée par l'Université Memorial de St John (Terre-Neuve, Canada) pourrait insuffler une nouvelle vie à la perte de poids dans le futur, littéralement. Dirigée par le docteur Fabien Basset, une équipe de chercheurs de l'Ecole des Sciences de l'Activité Physique et de Loisirs a examiné les effets d'une respiration de l'air avec une plus faible concentration d'oxygène (appelée hypoxie) sur les personnes en surpoids et pas en forme.

Pendant 3 heures par jour, et 7 jours consécutifs, 11 hommes âgés entre 19 et 25 ans ont inspiré de l'air hypoxique (tous sauf un homme étaient considérés comme en surpoids modéré et en méforme). Les résultats étaient encourageants.

"Ils ont augmenté leur taux métabolique de base", dit le docteur Basset (ce taux est une mesure de la quantité de calories que nous brûlons quand nous ne faisons rien). "Cela veut dire qu'ils ont augmenté leur dépense énergétique jusqu'à une certaine mesure".

Bien que cela pourrait sembler une façon simple pour lutter contre l'obésité à ceux qui souhaitent perdre du poids mais qui détestent faire du sport, le docteur Basset insiste qu'il ne s'agit pas d'un remède miracle.

Avec des études plus approfondies, il dit que traiter les personnes obèses avec de l'air hypoxique ne remplacera pas un mode de vie sain basé sur une alimentation saine et une pratique régulière d'activités physiques. Toutefois, cette méthode pourrait compléter ce style de vie sain.

"La chose la plus difficile avec les personnes souffrant d'obésité est qu'elles ne peuvent pas faire du sport de manière suffisamment intense pour déclencher les bienfaits associés", dit le docteur Basset. Imaginant comment l'air hypoxique pourrait un jour être utilisé pour aider les personnes qui luttent contre l'obésité à maigrir, le docteur dit qu'à un "stade précoce de leur programme, elles pourraient être exposées à l'hypoxie, pour leur aider à mincir plus facilement, puis après un certain temps elles pourraient être capables de s'entraîner comme les gens de poids normal".

Le docteur Basset précise qu'il est important de se souvenir qu'une alimentation saine et une routine régulière d'exercices physiques est la seule solution pour obtenir une perte de poids. Et bien que cette étude pilote ait montré des résultats prometteurs, le docteur dit que des recherches bien plus approfondies restent nécessaires avant qu'un tel traitement puisse être administré cliniquement.

Le potentiel représenté par l'air hypoxique est en tout cas très excitant pour Chad Workman, un étudiant qui a assisté le docteur Basset pendant cette étude pilote.

"Il s'agit d'une nouvelle direction dans la recherche scientifique, avec des applications potentiellement énormes", dit-il, faisant remarquer ici que très peu d'études ont cherché dans la même direction qu'eux.

L'hypothèse de l'air hypoxique a germé des sciences du sport, surtout de l'entraînement en altitude entrepris par des athlètes de haut niveau.

C'est d'ailleurs l'origine du docteur Basset, qui était un ancien athlète et coach sur les pistes athlétiques au niveau universitaire, et qui avait déjà mené des études sur l'entraînement en altitude pour le Centre National Multisport de Montréal (Canada).

Chad Workman dit qu'il n'est pas clair si l'entraînement en altitude fonctionne pour les athlètes d'élite parce que ces derniers disposent déjà de métabolismes optimisés.

Toutefois, il se demande si respirer de l'air d'haute altitude pourrait être une bonne intervention pour les personnes obèses sédentaires.

Bien que cette étude pilote indique que cela pourrait être le cas, il existe de nombreuses questions à élucider et une réponse définitive est loin d'être facile à trouver.

Des études plus approfondies auront besoin par exemple de déterminer des choses comme pourquoi les gens commencent à brûler de la graisse tout en respirant de l'air hypoxique, combien de temps l'effet dure, et quelle différence cela fait.

La prochaine étape pourrait consister en un test sur un échantillon plus grand, et en faisant respirer de l'air hypoxique pendant une plus longue période de temps. Le docteur Basset pense en revanche qu'il faudra rester prudent car inspirer de l'air hypoxique peut déclencher certains effets secondaires chez certaines personnes.


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nelly  |  23 février 2010, 16:07
Si ça peux faire quelque chose pour éviter le grignotage, alors il faut essayer
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