La quantité de cellules fixant la graisse reste stable toute la vie

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 23/05/2008

Une étude scientifique a trouvé que le nombre de cellules qui fixent la graisse se stabilise pendant toute notre vie.

Le nombre de cellules spécialisées dans la conservation des lipides (aussi appelées adipocytes), déterminé pendant l'enfance, reste constant durant toute la vie avec un renouvellement des cellules de près de 10% chaque année, telle est la conclusion d'une étude publiée dans la revue scientifique britannique "Nature".

La doctorante Kirsty Spalding était la chercheuse responsable de l'équipe de scientifiques qui a montré que les 2 principaux identificateurs de l'obésité sont la quantité d'adipocytes et la taille de ces dernières. Les scientifiques travaillent à l'université médicale "Karolinska Institutet" (basée à Stockholm en Suède).

Or, en analysant des cellules prélevées par des techniques de liposuccion ou de reconstruction de l'abdomen, ces scientifiques ont trouvé qu'après l'enfance, la quantité d'adipocytes est stable à l'âge adulte. 10% de cette quantité se renouvelle régulièrement année après année.

"La quantité globale de cellules graisseuses présentes à l'intérieur du corps reste constante. Les nouvelles cellules de graisse qui sont produites sont équilibrées par les anciennes cellules qui disparaissent", précise Peter Arner (l'un des auteurs de l'étude).

Ainsi, même une grande perte de poids obtenue quand la personne est adulte ne fait que diminuer la masse des cellules de graisse (que les nouvelles cellules retrouvent vite). Cette découverte suggère que le processus de prise de poids peut être fondamentalement différent chez les adultes et chez les enfants.

Les adultes qui prennent ou qui perdent du poids pourraient le faire à travers des changements de taille des cellules de graisse (adipocytes) qui constituent des dépôts graisseux dans l'organisme. Tandis que les enfants pourraient prendre du poids à cause de l'augmentation du nombre global de ces cellules dans le corps.

"Les cellules renouvelées, fixant la graisse (générées durant et après la perte de poids) nécessitent un enrichissement rapide en lipides", précise P. Arner. "Cela expliquerait, au moins en partie, pourquoi il est si dur de conserver le poids après un régime amaigrissant".

Les scientifiques ont également constaté que les adipocytes débutent leur développement de manière plus précoce chez les personnes obèses (dès l'âge de 2 ans) que chez celles qui ont un poids normal (à partir de 5 ou 6 ans). Les chercheurs ont aussi remarqué que la hausse était 2 fois plus rapide pour les obèses mais s'arrêtait également plus tôt (à 16 ans et demi contre 18 ans et demi chez les autres).

Cette étude scientifique va dans le sens des statistiques qui montrent que la plupart des adultes obèses l'étaient depuis l'enfance : à peine un enfant de poids normal sur dix est devenu par la suite obèse, et plus de trois enfants obèses sur quatre ont gardé ce grand excès de poids.

Cela signifierait que les personnes qui ont grossi pendant l'enfance auront bien plus de mal à changer de poids plus tard dans leur vie, en comparaison avec celles qui avaient grossi à l'âge adulte.

Ces données -un nombre d'adipocytes déterminé dès l'enfance et un renouvellement régulier- devraient, selon les chercheurs, rendre possible la définition de nouveaux objectifs pour la thérapie de l'obésité : agir dans l'enfance, pour limiter le nombre des adipocytes, ou dans l'âge adulte, pour freiner le remplacement des cellules mortes par de nouvelles cellules.

K. Spalding suggère que ses découvertes pourraient être utilisées pour développer des traitements innovants pour traiter l'obésité. Certains types de cellules sont sujets à des boucles de réactions simples qui limitent leur nombre. Les cellules musculaires, par exemple, sécrètent une molécule appelée myostatine qui (en quantités suffisantes) bloque la production de nouvelles cellules musculaires. Il est probable que les cellules graisseuses opèrent sous la surveillance d'un thermostat cellulaire similaire. Ainsi, les molécules impliquées (si nous pouvons les identifier) feraient office de cibles séduisants pour les médicaments anti-obésité.

De tels développements se trouveraient à plusieurs années voire décennies, et pour l'instant l'augmentation du taux d'obésité partout dans le monde pose un problème plus immédiat. Dans cette étude suédoise, nous ne disposons pas d'une indication plus précise de l'importance de l'enfance comme une fenêtre pour prévenir l'obésité et les maladies chroniques associées (cancer, maladies du coeur, diabète, etc.).

Divers experts ont émis des réserves sur les conclusions de cette étude suédoise. Ils pensent que même si nous savions comment le système de cellules graisseuses fonctionnait, il n'est pas évident de savoir s'il est efficace ou sûr de traiter l'obésité en intervenant. L'une des dures leçons apprises dans les dernières décennies est que le corps possède des contrôles redondants pour conserver le poids.


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Kevin  |  28 mai 2008, 01:07
C'e quand même ouf ce truc, des régimes on en fait pour rien alors !
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