Perdre du poids aide les femmes à réduire l'incontinence urinaire

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 03/02/2009

Une bonne nouvelle pour les femmes qui souffrent de l'incontinence urinaire, beaucoup plus nombreuses que l'on ne croit.

Perdre du poids contribue à réduire l'incontinence urinaire (perte involontaire des urines, que ce soit le jour ou la nuit) chez les femmes, selon une étude clinique, co-réalisée par des chercheurs de l'Université des Sciences Médicales de l'Arkansas (USMA) et publiée dans le dernier numéro de la revue "New England Journal of Medicine".

Rappelons qu'il existe 3 grands types d'incontinence urinaire :
  1. l'incontinence d'effort : qui arrive après une toux, lors d'une marche, lors d'un rire, ou lorsqu'on porte des charges lourdes, etc. L'incontinence d'effort touche surtout les femmes après leurs 50 ans),

  2. l'incontinence par impériosité (en dehors des efforts) : l'incontinence par impériosité est le plus souvent liée à une anomalie neurologique (malformation congénitale, vessie hyperactive, traumatisme de la moelle épinière...) ou à une irritation de la vessie (infection, tumeur, calcul, corps étranger...),

  3. l'incontinence après chirurgie (complication d'une intervention) : chez les hommes, l'intervention sur la prostate peut causer l'incontinence. Chez les femmes, l'incontinence peut survenir à cause d'une complication de certaines cures de prolapsus (descentes d'organes).



L'étude a été financée par 2 institus américains : l'Institut National du Diabète, des Maladies Digestives et Rénales (NIDDK en anglais, "National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases") et le Bureau de la Recherche sur la Santé des Femmes (ORWH en anglais, "Office of Research on Womens Health").

Delia West, doctorante et professeure de comportement lié à la santé de l'USMA, l'une des premières chercheuses de l'étude, a déclaré que les résultats sont importants pour promouvoir la bonne santé des femmes.

L'incontinence urinaire est quelque chose qui arrive très fréquemment, mais il y a très peu de personnes prêtes à parler, dit Delia West. Les résultats suggèrent que la diminution de l'incontinence urinaire est un autre avantage pour la santé associé à la perte de poids et que la réduction de poids peut être un traitement à privilégier pour soigner l'incontinence urinaire chez les femmes en surpoids et obèses (ces 2 notions se définissent par le calcul de l'Indice de Masse Corporelle, également appelé IMC).

Le Programme pour Réduire l'Incontinence par l'Alimentation et l'Exercice (PRIDE en anglais, "Program to Reduce Incontinence by Diet and Exercise"), mené à Birmingham (dans l'Alabama aux Etats-Unis), a recruté un total de 338 femmes en surpoids et obèses qui souffrent de fuites d'urine au moins 10 fois par semaine.

Ces femmes ont été assignées au hasard à l'un ou l'autre de 2 programmes intensifs de six mois. La première moitié allait dans un premier groupe pour suivre un régime et perdre du poids, faire de l'exercice physique et modifier leur comportement alimentaire. L'autre moitié allait dans un groupe qui a reçu des informations sur l'alimentation et les exercices physiques, mais pas de formation pour les aider à changer les habitudes alimentaires.

Les chercheurs indiquent que les femmes appartenant au groupe qui suivait un régime pour perdre du poids ont perdu une moyenne de 8% de leur poids corporel (environ 7,7 kilogrammes) et ont réduit de 47% les épisodes d'incontinence urinaire par semaine. En revanche, les femmes du groupe qui a reçu de l'information ont seulement perdu une moyenne de 1,6% du poids corporel (environ 1,8m kilogrammes) et ont 28% d'épisodes d'incontinence urinaire de moins.

Il est clair que la perte de poids peut avoir un impact positif sur l'incontinence urinaire, une conclusion qui pourrait aider à motiver une perte de poids, qui a d'autres avantages pour la santé comme la prévention du diabète de type 2, a déclaré Griffin P. Rodgers, maîtrise ès sciences, directeur de NIDDK.

L'incontinence urinaire touche plus de 13 millions de femmes aux États-Unis et coûte un montant estimé à 20 milliards de dollars en soins de santé annuels dans ce pays, selon l'étude. Bien que l'obésité est un facteur de risque connu pour l'incontinence urinaire, une preuve concluante indiquant un effet positif de la perte de poids sur l'incontinence urinaire faisait défaut jusqu'à la publication de cette étude. Le test clinique du programme PRIDE a réussi à fournir des preuves supportant l'idée que la perte de poids peut traiter l'incontinence urinaire.

En France, l'incontinence urinaire touche 3 millions de personnes (hommes et femmes confondus). Chez les femmes, la prévalence augmente avec l'âge. Ainsi, 12% des françaises de 20 à 29 ans en souffrent, contre 25 % des françaises de 60 à 69 ans et 32% chez les françaises de plus de 80 ans.

Au Canada, l'incontinence urinaire touche une canadienne sur quatre au cours de sa vie. En Belgique, c'est plus d'une femme sur dix (toutes tranches d'âge confondues) qui est touchée. En Suisse, plus de 5% de la population totale (tous âges confondus) en souffrent.


Une conclusion importante de l'étude est la différence entre les deux groupes dans la réduction de l'incontinence urinaire. Parmi les femmes dans le groupe qui devait perdre du poids, 41% ont obtenu une réduction cliniquement pertinente d'au moins 70% de l'ensemble des épisodes d'incontinence par semaine, alors que seulement 22% des femmes dans le groupe qui recevait l'information avaient atteint le même niveau de réduction.

Après six mois de test, les femmes dans le groupe qui devait perdre du poids sont nettement plus satisfaites de l'évolution de leur incontinence urinaire que les femmes dans le groupe qui recevait uniquement l'information. Cette satisfaction a été évaluée par les bilans intermédiaires effectués par les femmes elles-mêmes sur le changement dans la fréquence de l'incontinence, sur la perte du volume de l'urine, sur le degré du problème posé par l'incontinence, et sur la satisfaction avec le changement de l'incontinence urinaire.


Que pensez-vous des résultats de ce test clinique ? Aviez-vous remarqué également qu'un proche avait réduit son incontinence urinaire en perdant du poids ? Lisez les commentaires ou donnez votre avis plus bas sur cette page. Si vous avez aimé cet article, merci de le recommander sur Facebook, de le tweeter, de lui donner un vote +1 sur Google Plus.

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