L'obésité des enfants français a été freinée

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 19/05/2008

L'obésité infantile stagne en France contrairement à ce qui se passe dans d'autres pays européens (où ce problème s'accroît).

Les scientifiques n'ont pas trouvé de preuve pour un lien direct entre les efforts consacrés par le gouvernement français en matière de santé publique et la stabilisation de l'obésité des enfants en France.

Toutefois, les chercheurs pensent que la focalisation plus intense mise sur la problématique d'obésité infantile a produit des effets positifs.

D'après 2 études scientifiques présentées au Congrès Européen sur l'Obésité (Genève, Suisse), les jeunes enfants vivant dans des familles financièrement défavorisées sont plus exposés au risque d'obésité infantile.

Afin de lutter contre cette maladie, le gouvernement français a entre autres mis en place l'interdiction des distributeurs automatiques de grignotages (et autres produits sucrés/caloriques) dans les établissements scolaires depuis 2005.

Ensuite, le ministère de la Santé avait recommandé aux chaînes de télévision d'arrêter la diffusion de spots publicitaires qui mettent en avant certains produits alimentaires durant les émissions TV regardées surtout par des enfants.

La ministre Roselyne Bachelot avait averti que si les entreprises n'étaient pas volontaires pour enlever de telles publicités, des lois seront proposées.

Selon Katia Castetbon, en charge de l'unité d'épidémiologie nutritionnelle et de surveillance à l'Institut français pour la surveillance de la santé, les politiques publiques en matière de santé ont subi de grandes modifications depuis l'an 2000, mais personne ne peut encore établir avec certitude le lien de cause à effet entre les multiples interventions de l'Etat et le freinage de l'obésité infantile en France.

Katia Castetbon ajoute en revanche que le fait que l'obésité infantile se retrouve sous les projecteurs et capte davantage d'attention a très probablement fait son effet.

L'équipe de chercheurs dont Madame Castetbon est en charge a appuyé leurs analyses sur la prévalence de l'obésité chez des enfants âgés de 7 à 9 ans. L'équipe a observé une modification mineure du taux d'obésité infantile entre 2000 et 2007.

Katia Castetbon dirige l'unité d'épidémiologie et de surveillance nutritionnelle, à l'Institut National de Veille Sanitaire Français (INVS).

Un garçon en surpoids hésite entre des fruits et des gâteaux très caloriques


Dans une autre étude, réalisée par le département diététique de l'Agence française pour la sécurité alimentaire, les résultats de 2006-2007 étaient comparés à ceux de 1998-1999. Les chercheurs n'avaient pas trouvé d'écarts significatifs.

Toutefois, cette seconde étude a trouvé que l'obésité infantile est 2,5 à 3 fois plus importante chez les enfants appartenant aux familles qui rencontrent des difficultés financières.

L'étude de Castetbon était également parvenue à des conclusions similaires.

"Cela montre que plus de travail doit être fourni pour adapter les approches afin de répondre aux besoins de ces enfants, dans le but de réduire l'écart", dit Katia Castetbon.

Un rapport en anglais peut être consulté ici : http://www.invs.sante.fr/content/download/13263/78479/version/1/file/ECO_2008_presse.pdf


D'après les experts de l'obésité de l'Union européenne, environ 3 millions d'Européens sont obèses en 2007. Sur ces 3 millions, il faut noter que 85 000 enfants deviennent obèses chaque année (et se rajoutent au nombre d'enfants déjà obèses).

Il s'est souvent posée la question de savoir si les parents sous-estiment l'obésité de leur enfant. RegimesMaigrir.com avait déjà traité cette question par un article.


Voici une vidéo qui explique comment dépister et prévenir l'obésité infantile :



Quant à la Suisse (pays hôte du Congrès Européen sur l'Obésité), il convient de noter que le taux des enfants obèses y a baissé de manière spectaculaire depuis les 5 dernières années : 16,7% des garçons et 13,1% des filles sont en surpoids en Suisse, contre 20% en moyenne (tous sexes confondus) chez les enfants en 2002.

Cette chute remarquable est à mettre au crédit des efforts effectués par l'éducation du grand public.

"Ces très bons résultats suggèrent que la sensibilisation du public et des professionnels a fonctionné, que limiter les publicités télévisées en rapport avec la nourriture pendant les émissions destinées aux enfants fonctionne, que la présence de programmes scolaires visant à équilibrer l'activité physique avec une alimentation saine aide à contrôler ce problème de santé publique", déclare Isabel Aeberli, une spécialiste de la nourriture qui travaille à l'Institut des Sciences des Aliments et de la Nutrition de Zurich, qui assistait au congrès.


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