L'obésité viendrait de la tête ?

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 16/12/2008

Ne vous y trompez pas, cela ne veut pas dire que si l'on veut réduire l'obésité, tout ce qu'on a à faire est de vouloir manger moins, manger sain, faire des exercices...

Au contraire, une nouvelle étude parue cette semaine dans "Nature Genetics" suggère que ce sont les gènes (6 d'entre eux) qui prédisposent les gens à devenir obèse dans le cerveau. Alors il semblerait que les gens en surpoids soient tout simplement conçus pour trop manger.

Cela implique aussi que les gens de poids normal devraient revoir leurs avis sur les gens obèses. En effet, ils pensent souvent que les gens obèses le sont uniquement à cause d'un manque de discipline. Si l'on doit avoir un avis sur les gens obèses, alors on devrait savoir qu'ils sont juste programmés génétiquement d'une manière différente, et qu'il faut respecter cette différence.

En plus des 6 gènes mis en cause, l'étude a aussi confirmé le rôle de 2 autres gènes précédemment associés à l'obésité. Et 5 des 6 gènes impactent sur les fonctions du cerveau, selon l'étude, plutôt que sur les fonctions métaboliques (tels le stockage de graisse et le métabolisme du sucre).

Le cerveau, selon le principal auteur de l'étude Cristen Willer, a 2 principales fonctions liées au poids : le contrôle de l'appétit et la régulation de l'équilibre de l'énergie totale disponible chez une personne (que vous brûliez davantage de calories ou que vous conserviez davantage d'énergie).

Les experts pensent que les trouvailles de l'étude pourraient aider les scientifiques à décider de nouveau quels médicaments développer et dans quelles zones du corps les faire agir. Cela veut aussi dire que l'obésité est beaucoup plus une question de biologie que ce qu'on pensait auparavant. Et que la croisade contre l'obésité est plus difficile qu'on le pensait également, puisque des efforts majeurs sont requis pour résoudre les problèmes posés biologiquement.

L'étude était menée par une équipe internationale de chercheurs des universités d'Oxford, Cambridge, Harvard, MIT, le consortium de l'Institut National de la Santé et de la Recherche Génétique sur les Traits Anthropométriques des Etats-Unis. L'étude a analysé 32 387 personnes d'ancêtres européens et a confirmé les résultats chez un groupe supplémentaire de 50 000 personnes (en dehors du groupe de départ).


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