L'obésité est une maladie : il faut l'admettre pour la combattre

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 06/03/2017

La coach comportemental Sophie Reverdi explique pourquoi il faut que les gens obèses admettent qu'ils sont malades pour pouvoir se soigner.

Saviez-vous que le monde cache un vilain petit secret ? En ce moment même il y a des milliers de personnes dans le monde qui sont victimes de quelque chose qui nous a été cachée volontairement... Quelque chose que l'on pourrait appeler l'ennemi public numéro 1 de l'humanité. Quelque chose qui tue plus que les armes, que les guerres, que la faim, quelque chose qui tue plus que tout...

Ce vilain petit secret s'appelle l'obésité, et il s'agit du plus grand challenge du 21ème siècle.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS), ainsi que de nombreuses associations médicales et scientifiques reconnues (partout dans le monde, comme l'Association médicale américaine ou le Collège américain de cardiologie), reconnaissent désormais l'obésité comme une maladie chronique progressive résultant de multiples facteurs environnementaux et génétiques. Elles encouragent les médecins à traiter les patients obèses comme des personnes malades qui ont besoin de perdre du poids.

La maladie de l'obésité est extrêmement coûteuse non seulement en termes d'économie, mais aussi en termes de santé individuelle et sociétale, de longévité et de bien-être psychologique.

En tant que telle, l'obésité peut être considérée comme l'un des plus grands défis de santé publique des temps modernes. Il s'agit d'une maladie qui a souvent été stigmatisée à cause de la perception qu'elle est causée par des facteurs comportementaux modifiables (alimentation déséquilibrée et inactivité physique). Néanmoins, beaucoup d'ouvrages scientifiques ont démontré que l'obésité est une maladie complexe arbitrée par l'interaction de multiples déterminants : génétiques, biologiques, métaboliques, comportementaux, économiques, socioculturels.


> Prévalence et raisons pour lesquelles beaucoup d'experts considèrent l'obésité comme une maladie

L'obésité en quelques chiffres :
  • Chaque année l'obésité qui est la première cause de mortalité dans le monde, tue tuant 2,8 millions de personnes, soit 7 670 personnes par jour. Ce chiffre est 42 fois supérieur à celui des victimes de guerres, conflits et attentats réunis, par an...
  • Près de 2,5 milliards d'adultes sont concernés dans le monde.
  • En France on dénombre 6 millions d'obèses dont 600 000 adolescents et enfants.
  • L'OMS parle de la plus grande épidémie non contagieuse de l'histoire de l'humanité. L'OMS a reconnu l'obésité comme maladie dès l'an 2000 et parle désormais de GLOBESITE, mais aussi de première mutation génétique de l'humanité.

Comme les faits cités plus haut le confirment, l'obésité est une maladie grave, entraînant d'autres pathologies mortelles ou très invalidantes (ce qu'on appelle des comorbidités).

Dès 2008, un comité d'experts mandaté par la société savante (une association d'érudits) "The Obesity Society" a examiné les preuves impliquant l'obésité comme une maladie. Le comité avait conclu que l'obésité :
  • Est une maladie complexe avec de nombreux facteurs causaux, y compris de nombreux facteurs qui se trouvent largement au-delà du contrôle des individus.
  • Provoque beaucoup de souffrance.
  • Contribue causalement à la mauvaise santé, l'altération fonctionnelle, la réduction de la qualité de vie, l'apparition de maladies graves, la hausse de la mortalité, etc.
  • Peut être guérie, et qu'un traitement réussi – bien que difficile à obtenir – permet d'obtenir de nombreux avantages.

En effet, il a été démontré que l'obésité se rapporte causalement à l'augmentation du risque de multiples maladies comme le diabète de type 2, l'hypertension, la dyslipidémie, les maladies coronariennes, les maladies cérébro-vasculaires, l'apnée du sommeil et d'autres problèmes respiratoires, le foie gras alcoolique, la maladie de la vésicule biliaire, l'arthrose, les troubles de la reproduction, les affections gastro-intestinales comme le reflux gastrique et certains cancers.

Reconnaissant le fardeau épidémiologique de l'obésité et ses conséquences sanitaires, dès juin 2013, la Chambre des Délégués de l'Association médicale américaine (AMA) avait voté pour reconnaître l'obésité comme une maladie. Les spécialistes espéraient qu'avec une telle déclaration, faite par le plus grand groupe de médecins des Etats-Unis, la prévention et les efforts de traitement de l'obésité en tant que maladie seraient améliorés, et l'accès aux thérapies anti-obésité facilité.

La même année, l'American Heart Association (AHA) et le Collège américain de cardiologie s'étaient associés à la société savante "The Obesity Society" pour publier les "Lignes directrices pour la gestion du surpoids et de l'obésité chez les adultes". Ce guide traite de la façon d'identifier les patients atteints d'obésité, d'évaluer les maladies cardiovasculaires et d'autres comorbidités liées à l'obésité, d'évaluer le besoin et la disponibilité du patient à perdre du poids, de fournir des conseils et du soutien pour les modifications de l'alimentation et de l'activité physique, et enfin d'utiliser les thérapies chirurgicales pour la prise en charge de l'obésité.

Pour tous ces experts, étant donné qu'un adulte sur trois est obèse dans le monde, et que plus nombreux encore sont les gens qui risquent de développer l'obésité, et que cette maladie est associée à plus de 30 autres problèmes de santé plus ou moins graves qui réduisent la qualité de vie et augmentent la morbidité et la mortalité, l'obésité doit absolument être traitée comme une maladie.

Pour ces spécialistes, une approche multidimensionnelle globale qui aborde les nombreux déterminants de l'obésité, et qui utilise une équipe multidisciplinaire de prestataires de soins de santé et de soutien social, devrait être employée. Cette approche permettrait de réduire le fardeau médical, psychologique, social et économique de cette maladie.

Voici une vidéo qui explique pourquoi l'obésité pèse énormément sur l'économie américaine :


> Comment mesurer l'obésité ?

Une maladie qui se caractérise par une accumulation excessive de graisse corporelle. Cette maladie se mesure. Une variété d'instruments est disponible pour évaluer la quantité de graisse par rapport aux tissus maigres dans le corps.

Toutefois, en raison du coût élevé de ces instruments, et du temps requis pour les évaluations de graisse corporelle, l'obésité est cliniquement définie par des mesures accessibles à tout le monde, qui "estiment" l'adiposité du poids corporel, la taille du corps et la taille : le poids idéal (estimable ici), l'indice de masse corporelle (IMC, calculable ici).


> Pourquoi faut-il admettre que l'obésité est une maladie pour la combattre ?

L'obésité est une des seules maladies mortelles qui soit réversible par la seule modification de comportement de celui qui en est atteint. Cependant, pour espérer en guérir, la première condition est d'accepter l'idée qu'il s'agit bien d'une maladie, pour ensuite livrer un combat contre elle.

Ce n'est pas chose aisée, et afin d'illustrer ce propos, j'ai une anecdote tout à fait appropriée pour vous :

J'ai participé, il y a plus de quinze ans, à un colloque sur la gastroplastie à Paris, organisé par une association d'obèses assez célèbre. J'étais leur invitée, et je devais, à ce titre, raconter mon expérience réussie d'ancienne gastroplastiée, mais je tenais, absolument à raconter que désormais, je ne défendais plus du tout ces opérations bariatriques. Il faut dire, que le pourcentage de réussite totale de l'opération, et où je me situe, est de l'ordre de 5%.

L'assemblée devant laquelle je me trouvais était constituée des membres de cette association, majoritairement de femmes, dont la philosophie, prônait le fait que les gens gros peuvent être heureux, assume leur formes, et qu'à ce titre, ils devaient être reconnus comme des êtres à part entière par la société, et sans ségrégation. Cependant, dans cet auditoire qui m'écoutai, elles étaient toutes, ou en grande partie, gastroplastiées et en échec de cette opération, donc frustrées et malheureuses. Les autres invités étaient des médecins et des chirurgiens.

La fondatrice de cette association, était actrice et mannequin, et elle avait posé de tout son magnifique volume et avec glamour pour des affiches publicitaires. Elle avait également tourné dans quelques films, où elle assumait son obésité déjà morbide...

Cette fondatrice, est morte de son obésité à trente ans, morte comme beaucoup d'autres obèses, heureux ou malheureux, acceptés ou rejetés par la société, elle est morte de son obésité morbide.

Lors de mon intervention, elle était déjà morte depuis plusieurs années, et je pris la parole, pour partager mes émotions et mon expérience, sur le sujet pour lequel on m'avait invité.

J'ai commencé par dire, que je faisais partie de leur famille, que l'obésité était définitivement mon combat, que je dédierais le reste de ma vie à cette cause, tant cette maladie m'avait marqué et fait endurer de souffrances, mais que je connaissais aussi le moyen de guérir, de récupérer sa vie, et que l'espoir était plus que de l'espoir. Un tumulte se fit entendre dans la salle, et je compris que quelque chose ne collait pas.

Cependant je commençai à raconter mon parcours et ce qui me conduit à la gastroplastie, mais l'assemblée était en ébullition, et le bruit finit par couvrir le son du micro. C'est alors que je compris ce qu'il se passait, et je répétai alors : "l'obésité est une maladie, nous mourrons de cette maladie, nous souffrons de cette maladie, nous sommes terrorisés par cette maladie, nous sommes en danger de mort, vous devez admettre votre obésité comme étant une maladie."

Les regards étaient braqués sur moi, mélangés de haine, de mépris, de surprises et d'incompréhension.

C'était comme si elles ne voulaient pas entendre ce que j'avais à dire. Refusant totalement d'admettre que leur obésité soit associée au terme "maladie", et comme si d'autre part, elles m'en voulaient d'avoir subi la même opération et de m'en être sorti, d'avoir retrouvé un corps, et une allure de femme, quand elles avaient échouées, et que j'ose par-dessus leur parler d'espoir, ou pis encore de m'entendre dire que je faisais partie de leurs familles.

Certainement pas, elles ne voulaient pas de moi dans leurs familles, parce que ce qu'elles voulaient vraiment c'était plutôt continuer à blâmer la société de ne pas les accepter, houspiller les gastroplasties de ne pas fonctionner, les régimes amaigrissants de ne pas marcher, réprimander les obèses qui ne l'étaient plus, blâmer le monde entier, pour n'avoir rien à se reprocher, et rien à admettre non plus.

C'est là de toute évidence que réside le problème des obèses (dont je répète, je faisais partie). Cette résistance à accepter la réalité, et à assumer ce problème comme étant simplement ce qu'il est, une maladie.

L'obésité n'est pas un simple mal-être, une incommodité, c'est bien plus grave et dévastateur, et s'étend au-delà de ces notions.

Dans les assemblées d'alcooliques anonymes, la première chose que l'on vous demande de dire en vous présentant, et juste après votre nom, c'est : "je suis un alcoolique".

Comment espérer mettre son raisonnement ou quelque mécanisme de guérison en place pour guérir, si l'on ne commence pas par concéder qu'on est malade ?

Il est non seulement important d'intégrer cette notion, mais de bien vouloir l'assumer au titre de "malade", avant de prendre la décision de vouloir guérir.

C'est le premier pas. Le second est certainement de comprendre ce qu'est cette maladie, ce qu'elle détériore, ce qu'elle engendre, ce en quoi elle nous limite dans le temps et l'espace, mais la clé est de comprendre avant tout le mécanisme de notre corps, notre métabolisme, et les raisons du dysfonctionnement qui ont enclenchés le processus de prise de poids.

HHH


> La nature progressive de la maladie chronique d'obésité


Équilibre énergétique positif
Un bilan énergétique positif entraîne une prise de poids et se produit lorsque la quantité de calories consommées (apport énergétique) dépasse la quantité de calories que le corps utilise (dépense énergétique) dans l'exécution des fonctions biologiques de base, des activités quotidiennes et de l'exercice.

Un bilan énergétique positif peut être causé par une suralimentation ou par un manque d'activité physique. Cependant, il y a divers problèmes de santé qui affectent le bilan énergétique et l'accumulation de graisse, sans impliquer une consommation excessive de nourritures ni un comportement sédentaire. Ces problèmes incluent :
  • La perte de sommeil chronique.
  • La consommation d'aliments qui, indépendamment du contenu calorique, provoque des changements métaboliques / hormonaux qui peuvent augmenter la masse grasse dans le corps. Il s'agit notamment des aliments riches en sucre ou en sirop de maïs à haute teneur en fructose, des céréales transformées, des matières grasses et des viandes transformées.
  • La faible consommation d'aliments combattant la graisse comme les fruits, les légumes, etc.
  • Le stress et la détresse psychologique.
  • De nombreux types de médicaments.
  • Divers polluants.

La prise de poids
Prendre des kilos en trop est un autre facteur de... prise de poids. En d'autres termes, l'obésité "engendre" l'obésité, il s'agit d'un cercle vicieux. Cela reste l'une des raisons pour lesquelles la maladie d'obésité est considérée comme "progressive".

Le gain de poids provoque un certain nombre de changements hormonaux, métaboliques et moléculaires dans le corps. Ces changements augmentent le risque d'une accumulation de graisse encore plus grande. De tels changements biologiques associés à l'obésité :
  • Réduisent la capacité du corps à oxyder (brûler) la graisse pour obtenir de l'énergie.
  • Diminuent la capacité du corps à augmenter la conversion du glucose (glucides) en graisse.
  • Augmentent la capacité du corps à stocker la graisse dans les dépôts de graisse (tissu adipeux).

Cela signifie qu'une plus grande partie des calories consommées sera stockée sous forme de graisse. Pour aggraver les choses, l'obésité affecte certains régulateurs de l'appétit et de la faim, d'une manière qui peut conduire à une augmentation de la taille des repas et de la fréquence de manger. La prise de poids, par conséquent, change la biologie du corps d'une manière qui favorise une prise de poids supplémentaire (c'est vraiment un cercle vicieux) ainsi que l'obésité.

Voici une vidéo qui explique pourquoi nous risquons gros avec l'obésité :


> L'avis des spécialistes qui admettent que l'obésité EST une maladie


1) Tansneem Bhatia, directeur médical et fondateur du Centre de Médecin Intégrative et Holistique d'Atlanta (Etats-Unis), titulaire d'un diplôme d'Etat de docteur en médecine, a dit en 2013 :
"L'obésité, comme l'alcoolisme, la dépression et l'anxiété, est une maladie. Il y a des dispositions médicales : déséquilibres hormonaux, déficiences des neurotransmetteurs et épuisement nutritionnel qui contribuent tous à l'obésité. Nombreux sont mes patients obèses qui souffrent de problèmes médicaux devant être traités.

Je suis d'accord qu'il existe des modèles comportementaux qui contribuent à l'obésité, mais ces mêmes modèles de comportement sont ancrés dans d'autres facteurs biologiques. Le stress, l'alimentation américaine standard et l'industrialisation de la nourriture ont tous été mis en cause dans l'épidémie d'obésité. Bien que tous ces facteurs contribuent au fait d'être obèse, ils créent aussi des déséquilibres biologiques que les gens ne peuvent pas vaincre, ou n'ont pas les outils ou la connaissance pour comprendre comment changer.

Les régimes et les routines de sport échouent simplement parce que la pathologie médicale sous-jacente n'a pas été traitée. Mon approche consiste à effectuer chez le patient obèse une évaluation hormonale complète, une évaluation du statut nutritionnel et un inventaire de vie (y compris dresser les antécédents familiaux), pour comprendre où commencer à traiter cette maladie. Il n'y a pas de perte de poids rapide pour la personne obèse."

2) Osama Hamdy, doctorant, directeur médical, professeur assistant de médecine à l'Ecole Medicale de Harvard, titulaire d'un diplôme d'Etat de docteur en médecine, a déclaré en 2013 :
"L'obésité est une maladie. Mais qu'est-ce qui peut la définir ? La plupart des définitions sont basées sur l'Indice de Masse Corporelle (IMC), or l'IMC est quelque chose qui peut prêter à confusion. Et utiliser l'IMC pour définir l'obésité est un problème parce que quelqu'un comme Arnold Schwarzenegger, par exemple, possède un IMC très élevé et pourtant ce n'est que du muscle. Cela arrive parce que l'IMC est un calcul effectué à partir de la hauteur et du poids corporel. Alors ce n'est pas important si le poids est principalement constitué de muscles ou de graisse avec cette notion.

Et en même temps, vous pouvez trouver certaines personnes qui ont un IMC faible, tout en ayant un pourcentage élevé de graisse dans le corps. Alors la vraie définition de l'obésité devrait être basée sur la quantité ou le pourcentage de graisse dans le corps. Et nous devrions utiliser un autre marqueur pour la définition de l'obésité comme le tour de taille, la graisse intra-abdominale, la graisse viscérale, etc.

La science reste la science. L'obésité est définitivement un problème. C'est une maladie. Mais nous avons actuellement la mauvaise définition de cette épidémie. C'est là où je veux en venir. Nous avons besoin de la définir beaucoup mieux que cela."

3) Pamela M. Peeke, professeure assistante de médecine à l'Université de Maryland (Etats-Unis), Master de santé publique (MPH), titulaire d'un diplôme d'Etat de docteur en médecine, a déclaré en 2013 :
"Est-ce que l'obésité rentre dans la définition stricte d'une maladie ? Selon le dictionnaire de la médecine, de l'infirmerie et des professions de la santé de Mosby, une maladie est : 1) un état de fonction vitale anormale impliquant toute structure, partie ou système d'un organisme ; 2) une maladie ou un trouble précis caractérisé par un ensemble reconnaissable de signes et symptômes attribuables à l'hérédité, à l'infection, à l'alimentation ou à l'environnement. Réponse ? L'obésité est bel et bien une maladie.

En outre, en tant que médecin qui, comme mes confrères, a dû recourir à un code de diagnostic créatif pour travailler avec des personnes dans le domaine de la gestion du poids, j'espère que maintenant, avec une désignation officielle par le terme de "maladie", ces personnes seront en mesure de bénéficier des assurances-maladie pour baisser certains des coûts associés au traitement de l'obésité. Cela est particulièrement vrai pour ceux qui, sur le papier et après examens, n'ont pas encore le syndrome métabolique, mais qui sont clairement obèses et qui cherchent de l'aide.

Enfin, il est important que la communauté médicale, ainsi que le public et les assureurs laissent tomber leurs perceptions stéréotypées des personnes obèses, et élèvent l'état "obèse" à celui d'autres maladies, avec le respect de ceux qui souffrent de l'obésité."

4) Arthur Frank, fondateur et co-directeur du Programme de Gestion du Poids de l'Université George Washington (Etats-Unis), titulaire d'un diplôme d'Etat de docteur en médecine, a affirmé dès 2003 :
"L'obésité est une maladie où il y a un dysfonctionnement de la manière de manger, tout comme le diabète est une maladie où le système de contrôle de la glycémie ne fonctionne pas correctement."

5) L'Institut National Américain du Coeur, des Poumons et du Sang, a écrit dans sa publication "Lignes directrices cliniques sur l'identification, l'évaluation et le traitement de la surcharge pondérale et de l'obésité chez les adultes" dès septembre 1998 :
"L'obésité est une maladie complexe et multifactorielle qui se développe à partir de l'interaction entre le génotype et l'environnement. Notre compréhension de comment et pourquoi l'obésité se produit est incomplète. Cependant, elle implique l'intégration de facteurs sociaux, comportementaux, culturels, physiologiques, métaboliques et génétiques."

6) José F. Caro, médecin, scientifique et éducateur très connu pour sa recherche sur le rôle de la leptine sur l'obésité et le diabète, titulaire d'un diplôme d'Etat de docteur en médecine, a déclaré en 2010 :
"L'obésité est l'une des maladies métaboliques les plus fréquentes et les plus graves. En outre, les stratégies de réduction à long terme du poids corporel sont largement inefficaces. Plus de 90% des personnes qui perdent du poids finissent par récupérer les kilos perdus.

L'obésité humaine appartient à un grand groupe appelé "les maladies complexes". Sont inclus dans ce groupe le diabète de type II, l'hypertension et les cardiopathies ischémiques (caractérisées par une insuffisance de l'approvisionnement en sang du muscle cardiaque). L'hérédité de ces maladies est différente du mode mendélien classique de transmission des maladies monogéniques (liées ou contrôlées par un gène). Le phénotype des maladies complexes reflète l'effet multifactoriel de tous les gènes contributeurs (polygéniques) et de tous les facteurs environnementaux."

7) Louis J. Aronne, professeur de médecine à la Faculté Médicale Weill Cornell, titulaire d'un diplôme d'Etat de docteur en médecine, a dit en 2009 :
"L'obésité répond à tous les critères acceptés d'une maladie médicale, y compris une étiologie connue, des signes et symptômes reconnus, et une gamme de changements structurels et fonctionnels qui aboutissent à des conséquences pathologiques.

L'excès de tissu adipeux agit comme un organe endocrinien pour produire un excès d'acides gras libres, ainsi que le facteur de nécrose tumorale (une importante cytokine impliquée dans l'inflammation systémique et dans la réaction de phase aiguë), l'interleukine 6 (IL6), la leptine et l'inhibiteur 1 de l'activateur du plasminogène (PAI-1, une glycoprotéine).

Ces molécules bioactives sont associées à une hyperinsulinémie, une hyperglycémie, une résistance à l'insuline, un développement du diabète, des lésions endothéliales (de la couche la plus interne des vaisseaux sanguins) et l'apparition et la progression de lésions athéroscléreuses."

Voici une émission de France 2 qui parle de l'obésité morbide :


> L'avis des experts qui pensent que l'obésité n'est PAS une maladie

Comme pour tout, il y a ceux qui sont pour et d'autres qui sont contre. Il y a donc des gens qui pensent que l'obésité n'est pas une maladie, notamment des personnalités éminentes parmi les docteurs en médecine, psychologues, pédiatres, etc.

Bien que les auteurs de cet article NE PARTAGENT PAS DU TOUT les points de vue ci-dessous, ils les listent pour donner aux lecteurs la possibilité de connaître les arguments du camp du "Non".

1) David L. Katz, directeur fondateur du Centre de Recherche et de Prévention à l'Ecole de Médecine de l'Université Yale (Connecticut, Etats-Unis), rédacteur en chef de la revue "Childhood Obesity", titulaire d'un diplôme d'Etat de docteur en médecine, a déclaré en 2014 :
"Je compare souvent l'obésité à la noyade. Considérerions-nous qu'une personne se noie est malade ? Quand quelqu'un est en train de se noyer, ce n'est pas un problème avec son corps. En effet, les humains ne peuvent pas se trouver dans l'eau pour une quantité arbitraire de temps, donc le problème est un décalage entre le corps et l'environnement du corps.

Je pense que la noyade et l'obésité partagent de nombreuses caractéristiques importantes. Dans les 2 cas, il existe une interaction entre un corps parfaitement sain et le défi d'un environnement dans lequel ce corps est mal adapté.

Dans les deux cas, vous êtes exposés à quelque chose qui est initialement une bonne chose, mais vous êtes trop exposés à elle et pendant trop longtemps. Dans le cas de l'eau, vous en avez besoin, mais si vous en recevez trop pendant trop longtemps, vous vous noyez. Dans le cas de la nourriture, si vous en mangez trop pendant trop longtemps, alors vous allez grossir.

Dans les deux cas, absolument tout le monde est vulnérable, mais les gens sont vulnérables à des degrés divers. Si nous nous mettons sous l'eau, nous allons finir par nous noyer, mais certains d'entre nous sont capables de retenir notre souffle plus longtemps que d'autres (donc survivre plus longtemps sous l'eau). Je pense que c'est également vrai avec l'obésité: environ 80% de la population adulte des États-Unis est soit en surpoids soit obèse. Cela indique que, essentiellement, nous sommes tous vulnérables, mais que nous ne sommes pas tous vulnérables au même degré."

Commentaire de Sophie Reverdi, coach comportemental, conceptrice du programme Smart and Light (smartandlight.fr) : personnellement je crois que le Dr Katz se noie lui-même dans son manque de connaissance de la pathologie et dans son manque absurde d'objectivité. Quel type de prévention peut-il faire si sa propre vision d'une maladie qui tue chaque jour 7000 personnes est ainsi déformée ? Il devrait se lancer dans une carrière de maître-nageur je pense.

2) Keith Ablow, psychiatre titulaire d'un diplôme d'Etat de docteur en médecine, a déclaré en 2013 :
"L'Association médicale américaine (AMA) a décidé de classer l'obésité comme une maladie. Cette décision est un exemple typique de l'invention des maladies – un passe-temps favori de l'Association américaine de psychiatrie (AAP) – et une étape supplémentaire vers l'érosion de l'autonomie des gens, ce qui les rend passifs quand il s'agit de gérer leur santé. C'est également un exemple de la manière dont l'establishment médical américain est en train de poser les bases pour facturer les gens pour tout mauvais choix qu'ils font.

Sauf quand l'obésité est causée par une pathologie connue, comme l'hypothyroïdie (qui, tout en rendant la perte de poids plus difficile, ne l'empêche pas totalement), elle est en grande partie provoquée par de mauvaises décisions (comme le fait de surconsommer de la nourriture ou de manger trop de bonbons, de crèmes glacées, etc.).

La dernière fois que j'ai vérifié, il n'y avait aucun gène connu qui force les gens à acheter de la malbouffe au McDonald's du coin, ou qui les oblige à choisir le lait entier plutôt que le lait demi-écrémé (à 1,5% de matière grasse). Il n'existe aucun gène qui puisse vous inciter à attaquer le réfrigérateur à minuit, aucun gène connu qui vous fait traverser 6 salles de sport sur votre chemin vers le bureau toute l'année sans jamais vous arrêter dans l'une d'entre elles pour prendre un abonnement.

L'AMA, en classant l'obésité comme une maladie, favorise la dépendance, la désaffectation et la culture d'assistance qui est en train d'éroder la vérité scientifique et l'autonomie personnelle aux Etats-Unis."

Commentaire de Sophie Reverdi, co-auteure de l'article, coach comportemental, conceptrice du programme Smart and Light (smartandlight.fr) : Dr Keith Ablow dit donc à ses patients obèses en analyses, qui sont meurtris dans leur chairs, leurs âmes et leurs corps, qu'ils sont juste des animaux gloutons mais qu'ils ne sont pas malades ? C'est bien ça ?

3) Richard B. Gunderman, professeur de radiologie, de pédiatrie et de philosophie, philanthrope, vice-président de radiologie à l'université d'Indiana, titulaire d'un diplôme d'Etat de docteur en médecine, a dit en 2013 :
"Lorsque nous rencontrons des personnes obèses, devrions-nous les regarder avec un œil inquiet et leur demander comment ils vont ? Devrions-nous envoyer des fleurs et des cartes "Bon rétablissement" à ces gens ?

Si l'obésité était vraiment une maladie, alors plus de 78 millions d'adultes et 12 millions d'enfants vivant aux Etats-Unis peuvent être classés comme malades. Tout américain a dès lors des amis et connaissances qui sont qualifiés comme malades.

Pourtant, de nombreuses personnes sensées, des médecins aux philosophes, savent que dire que l'obésité est une maladie est une erreur. Autrement dit, l'obésité n'est pas une maladie. Certes, elle constitue un facteur de risque pour diverses maladies. Mais il serait tout aussi faux de dire que toute personne obèse est malade, que de dire que toute personne qui a un poids normal est en bonne santé."

4) Max Pemberton, psychiatre au système de sécurité sociale britannique (NHS) et journaliste, a déclaré en 2013 :
"Les médecins devraient être obligés de dire aux patients une vérité brutale : si vous êtes obèse, mangez moins ou faites davantage de sport, voire les deux. Et si vous continuez à avaler les mêmes gourmandises, votre durée de vie sera réduite. L'obésité n'est pas une maladie, c'est un état d'esprit, et cela veut dire que cette mentalité peut être changée.

Nous les médecins devons être un peu moins compréhensifs, un peu plus critiques, et nous rendre compte que notre serment ("ne pas nuire") est prioritaire par rapport à notre désir de ne pas brusquer les sentiments de nos patients. La vérité peut être le médicament le plus difficile à administrer."

Commentaire de Sophie Reverdi, co-auteure de l'article, coach comportemental, conceptrice du programme Smart and Light (smartandlight.fr) : Le Dr Pemberton qui travaille pour la sécurité sociale britannique est devenu un fonctionnaire, et n'a rien compris à la personnalité des obèses. J'explique à mes clients les tenants et les aboutissants de la maladie, et comment la combattre, pas comment s'auto-dénigrer plus encore qu'ils ne le font déjà tout seul, et n'essaye pas de les culpabiliser, mais au contraire de les faire participer activement à leurs propres thérapies, en les aimant et les stimulant, en les accompagnants dans un cadre bienveillant.

5) Andrew Weil, directeur du Centre de Médecine Intégrative à l'Université de l'Arizona (Etats-Unis), titulaire d'un diplôme d'Etat de docteur en médecine, a dit en 2013 :
"Je ne considère pas l'obésité comme une maladie. C'est un état sanitaire, qui peut être associé à un risque accru de certaines maladies. Il est possible d'être obèse et en bonne santé, si on adopte une alimentation équilibrée, est souvent actif, se préoccupe d'autres aspects du mode de vie qui influencent la santé, et fait usage de services médicaux préventifs appropriés."

Commentaire de Sophie Reverdi, co-auteure de l'article, coach comportemental, conceptrice du programme Smart and Light (smartandlight.fr) : Le Dr Andrew Weil devrait prendre le temps de regarder un film intitulé "Obesity Leads to Death: The Post Mortem" réalisé par la BBC (que vous pouvez voir juste en dessous) et nous dire ensuite que l'obésité est un état d'esprit...

Voici le reportage vidéo réalisé par la BBC (attention, certaines images peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ainsi que des personnes non averties, si vous ne voulez pas voir, nous vous invitons à lire la suite de l'article) montrant les conséquences concrètes de l'obésité sur le corps. La vidéo est en anglais, sous-titré en anglais (nous n'avons pas trouvé le film en version française) :


6) Marianne J. Legato, professeure de médecine clinique à la faculté des médecins et chirurgiens de l'université Columbia (Etats-Unis), titulaire d'un diplôme d'Etat de docteur en médecine, a dit en 2013 :
"Quand je lis les actualités de l'Association médicale américaine (AMA), je sursaute un petit peu sur l'annonce que l'obésité est désormais une maladie officielle, parce qu'il est trop difficile de définir ce que ce terme signifie pour un individu particulier, mais est beaucoup plus facile à comprendre chez une personne ce qui l'a provoqué et perpétué.

L'obésité est une entité complexe qui peut avoir plusieurs causes, certaines sont endocriniennes (comme le dysfonctionnement thyroïdien ou l'hyperfonctionnement de la glande surrénale aussi appelé syndrome de Cushing) mais souvent la maladie est une combinaison de l'inactivité physique et de la suralimentation. Pour d'autres, il y a des facteurs génétiques qui produisent une tendance à être en surpoids même avec la consommation d'une quantité de calories qui serait appropriée pour beaucoup de gens.

Il existe certainement un composant émotionnel important chez ceux qui se suralimentent. Souvent les patients le font pour se réconforter, ou par habitude, ou encore pour éviter l'ennui ou combattre l'anxiété. Certains utilisent le fait d'être obèse comme moyen de défense contre le rejet (par exemple "C'est juste parce que je suis grosse que je n'ai PAS obtenu une promotion, ou un petit-ami, ou beaucoup d'amis"). Manger trop devient une compulsion qui dure toute la vie chez certains patients, car la suralimentation est profondément ancrée dans leur comportement alimentaire. De nos jours, trop nombreux sont les enfants qui reçoivent des quantités de nourriture inappropriées car les portions sont démesurées.

Conseiller les patients sur leur poids devient donc très complexe, car établir les raisons de l'obésité et aider ces patients à faire face aux changements de mode de vie nécessaires pour maigrir, ou traiter les maladies qui pourraient provoquer leur surcharge pondérale ne sont pas des choses faciles à faire pour les médecins.

Pour ajouter aux difficultés, les membres de la famille, croyez-le ou non, pourraient avoir un intérêt à garder les patients obèses : le mari qui pourrait s'inquiéter de l'amélioration de l'apparence de sa femme par exemple. Ces membres de la famille peuvent en fait saboter ou neutraliser l'effort du patient pour contrôler et corriger le poids.

L'idée que la société a d'un poids corporel acceptable pourrait aussi constituer un facteur important : prenez la télévision britannique, de nombreuses actrices pourraient être classées comme en surpoids par un médecin américain !

Il n'est pas vraiment question de savoir comment l'AMA ou toute autre organisation caractérise l'obésité. Détecter les causes et gérer la tâche incroyablement complexe de mener un patient vers un état plus sain et fonctionnel n'est pas du tout une affaire banale. Il est souvent difficile de détecter avec certitude quand les causes peuvent être hormonales, génétiques ou résidantes dans le cerveau (son système de récompense ou les circuits qui sous-tendent l'habitude, la perception de la taille des portions, le choix de la nourriture, etc.)."

Commentaire de Sophie Reverdi, co-auteure de l'article, coach comportemental, conceptrice du programme Smart and Light (smartandlight.fr) : Dr Legato, arrêtez de sursauter en lisant les journaux, et arrêtez la médecine aussi, c'est plus sûr pour vos patients... Le terrain génétique est un mince pourcentage des cas d'obésité dans le monde... Réveillez-vous.

Un homme ayant un ventre dodu mesure son tour de taille


> C'est bien beau de savoir que l'obésité est une maladie, mais que faut-il faire concrètement pour la combattre ?

La meilleure stratégie pour maigrir et pour ne pas reprendre les kilos perdus exige une approche simple.

1) Faire les choses suivantes :
  • Retenir que l'obésité est réversible par le pouvoir de la pensée, et par l'apprentissage d'une cuisine adaptée, bonne, gourmande, faite de produits non transformés par la main de l'homme. L'apprentissage d'une bonne attitude et de notions indispensables au voyage de transformation. Le fait de comprendre le mécanisme du corps et du cerveau sont les points de départs pour une bonne amorce d'un programme de transformation.
  • Comprendre les tenants et les aboutissants de l'obésité.
  • Faire une liste des objectifs très précise : tout ce qu'on ne veut plus être, et tout ce que l'on veut être.
  • Etre prêt à tout mettre en œuvre pour atteindre ses objectifs.
  • Etre bien accompagné et guidé pour ne pas être seul(e) pendant la durée de l'amaigrissement.
  • Avoir de bons supports, et des outils intelligents.
  • Manger en quantité illimitée les bons aliments.

2) Manger un peu moins de calories que ce dont votre corps a besoin chaque jour si possible.

3) Faire davantage d'activités physiques (200 à 300 minutes d'activité physique par semaine sont recommandées pour éviter l'effet yo-yo).

4) Changer les comportements néfastes pour la santé notamment en modifiant son comportement alimentaire.


AUTEURS : Sophie Reverdi (ancienne malade d'obésité) et la rédaction de RegimesMaigrir.com

Sophie Reverdi est coach comportemental, experte en surpoids et obésité, auteure du livre "Carnet de Route pour apprendre à maigrir et à devenir son propre coach" disponible sur Amazon, conférencière professionnelle, conceptrice du programme Smart and Light. Vous pouvez la contacter par téléphone au +33 6 21 08 83 66.

Découvrez la chaîne Youtube "The Love Me Show" de Sophie Reverdi en cliquant sur l'image suivante.

Chaîne Youtube The Love Me Show avec la coach Sophie Reverdi


Si vous combattez l'obésité actuellement, admettez-vous qu'il s'agit d'une maladie ? Si vous ne pensez pas que ce soit le cas, pouvez-vous nous dire pourquoi ? Lisez les commentaires ou donnez votre avis plus bas sur cette page. Si vous avez aimé cet article, merci de le recommander sur Facebook, de le tweeter, de lui donner un vote +1 sur Google Plus.

> COMMENTAIRES / TÉMOIGNAGES (cliquez ici pour rédiger votre commentaire)
MARCHAND  |  25 avril 2017, 12:22
Bonjour

Je viens de consulter votre site et suis fortement intéressée aux enseignements et expériences qui s'y trouvent. Je suis âgé de 37 ans avec 1.78cm de taille et 114Kg de poids. J'aimerai perdre du pois jusqu'à atteindre 85 KGS mais voudrais avoir de vous un programme alimentaire pouvant me permettre d'atteindre cet objectif. Dans l'attente de vous lire. Merci.
emily  |  08 mars 2017, 09:07
Merci pour cet article, vraiment bien réalisé avec de bonnes infos utiles. Moi je m'en suis sorti mais ce fut un combat de chaque instant. J'ai été suivi à distance (max coachminceur pour ceux et celles qui connaissent)..alors bien sur il faut changer ces habitudes, mais le reve d'une silhouette plus fine , ne vaut il pas quelques efforts..surtout qu'aujourd'hui, je suis un autre mois, mieux dans mon corps et mieux dans ma tête
Skander  |  06 mars 2017, 22:30
Excellent article merci de partager votre savoir.
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