Pourquoi maigrir ne doit pas rimer avec souffrir mais avec plaisir ?

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 21/09/2014

La coach minceur Sophie Reverdi livre une analyse très juste pour nous faire ouvrir les yeux devant le combat à livrer contre le surpoids.

Le parcours du combattant et la tentation de l'industrie minceur :

Lorsqu'on est en surpoids, ou obèse, notre vie devient un parcours du combattant, où s'accumulent souffrance physique, souffrance morale, mal-être, désespoir, solitude, et tant d'autres choses encore...

Le marché de la minceur explose en même temps qu'augmente le taux de personnes handicapées par leur poids, ne cessant de se réinventer chaque jour, proposant le nouveau régime miracle, la nouvelle chirurgie à effet immédiat, la nouvelle pilule magique qui fait fondre la graisse comme par enchantement.

Et nous, consommateurs en surpoids désespérés, nous retombons sempiternellement dans le piège, pour essayer encore une fois, une dernière fois de nous sauver...


Mourir de faim pour maigrir, ou s'infliger les pires contraintes :

Si les régimes échouent pour la plupart d'entre eux, et tout le monde le sait, c'est qu'ils sont en règle générale bien trop contraignants, peu équilibrés, et finissent par nous décourager, voire même nous pousser à manger trois fois plus qu'avant de commencer, tant la frustration et la difficulté se sont faites ressentir.

La souffrance n'est pas vraiment un stimulant intéressant à moins d'être masochiste, en revanche le plaisir peut être une grande stimulation à poursuivre un processus de transformation, et surtout à le réussir, à le faire durer dans le temps, ce qui est ce qu'il y a de plus important.

Mais les "régimes" ne sont pas les seuls vecteurs de souffrance pour les personnes qui luttent désespérément contre leurs kilos :

  • Les chirurgies invalidantes et lourdes peuvent l'être tout autant, et au-delà d'une contrainte morale, les souffrances physiques post-opératoires peuvent être dévastatrices.

  • Les médicaments prescrits pour maigrir, sont aussi un dangereux terrain, et peuvent entraîner de sévères complications pour le reste de nos vies.

  • Les séances de sport éreintantes et inadaptées, ont parfois des conséquences désastreuses pour la stature d'une personne en surpoids, comme pour son coeur.


Ces méthodes insensées et impitoyables font de nous des cobayes.

Confrontée dans la première partie de ma vie à ces régimes cauchemardesques, à des cures d'eau sulfureuses et imbuvables, à l'absorption de substances miraculeuses, à des séances de psy horripilantes et déroutantes, à des séjours "carcéraux" dans des centres d'amaigrissement punitifs, méthodes qui toutes combinées les unes aux autres, n'accomplirent le seul miracle que de me voir peser 130 kilos à l'âge de 18 ans.

Tout ces efforts et sacrifices inutiles, pour finir sur une table de chirurgie, agrafer mon estomac, maigrir oui, mais dans quelle souffrance, et continuer à vomir aussi depuis trente ans...

C'est le prix que j'ai payé, et c'est ce prix que je ne voulais pas faire payer à ceux que je voulais aider. C'est exactement cela que je voulais leur éviter.

Pour avoir été le cobaye de toutes ces expériences, j'ai décidé de dédier ma vie, à ce combat.

Puisque ces sacrifices auxquels j'avais consenti malgré moi, n'avaient fait qu'aggraver mon cas, je marcherai à contre courant, renverserai toutes ces méthodes barbares et inadaptées à nos personnalités et à nos besoins, j'arrêterai le massacre, fini les rats de laboratoire...

C'est ainsi que j'ai construit ma méthode Smart and Light, basée sur la liberté, la conscience, le plaisir des sens, le respect, parce que le plaisir et la liberté, c'est ce que nous recherchons tous finalement lorsque nous décidons de vivre pleinement et sainement, dans le respect de nous-mêmes.

Une femme en surcharge pondérale est heureuse de courir sur une colline pleine d'herbes vertes


Trouver une échappatoire, mission et réflexion :

En focalisant sur mon nouvel objectif, je réalisais que si j'avais été grosse, ce n'était pas seulement parce que j'avais eu des problèmes existentiels, des problèmes familiaux, scolaires, ou sentimentaux, mais parce que ma seule et unique obsession dans la vie, était de manger.

Manger pour oublier les difficultés, peut-être, mais aussi, comme on se met la tête dans le sable pour ne pas à avoir à affronter la réalité de nos vies, à affronter le monde... à nous affronter nous-mêmes. Se cacher sous ces monceaux de nourriture et dans ce que cette nourriture incarne de réconfort, d'apaisement, de douceur, de complétude, d'enfance.

Je mangeais donc, comme une folle, compulsivement, maladivement, "boulimiquement", passionnément, amoureusement, rageusement, désespérément, frénétiquement, et cette nourriture m'était indispensable au quotidien, et à chaque instant, comme une bouffée d'oxygène.

Il me fallait donc trouver ce moyen de "faire maigrir" tout en leur laissant la possibilité de manger de grandes quantités de nourriture, si tel était leur besoin primaire, leur modèle à eux. Je pensais que personne ne pouvait surpasser ma frénésie de toute façon, et que si le processus marchait pour moi, il ne pouvait que marcher pour tout le monde.

Là était ma première mission.

Mais pas la seule mission : mangez, même beaucoup, était une première étape inconditionnelle, bien qu'il me fallait impérativement établir la sélection de ces aliments non quantifiés, mais manger bien et manger bon, devait être une condition sine qua none, sinon, cela ne servirait à rien.

Je parle ici de la qualité nutritionnelle des aliments et de l'authenticité du goût aussi.


Manger pour se remplir, aveuglément.

Je savais que si 60 % de la population mondiale était en surpoids, ce n'était pas parce qu'elle avait faim, mais parce qu'elle ingurgitait frénétiquement les invasions massives de produits toxiques de l'industrie agro-alimentaire, qui abondent à chaque coin de rue, sans même savoir ce qu'elle avale.

Quand on voit ces tristes images de mouettes, échouées sur des plages, dont les entrailles contiennent des dizaines de morceaux de plastique, de métal, qu'elles ont sûrement avalés parce qu'elles avaient faim, et qu'elles n'avaient pas trouver mieux, on pense que c'est vraiment triste, mais qu'en est-il de nous ? Nos entrailles contiennent pratiquement la même chose, mais c'est beaucoup moins éloquent, car nous ne nous échouons pas sur des plages.

Pourtant c'est un peu la même chose, nous ne trouvons que ces sous-aliments pour nous alimenter, ce sont ceux qui sont les plus faciles à trouver, à acheter, à ingurgiter...

Pas à faire de cuisine, juste ouvrir son "bec" et avaler...métaboliser du poison et devenir obèse et malade, et tout cela en faveur des industriels, et à notre détriment ainsi qu'à celui des générations à venir.

N'oublions pas que les scientifiques parlent de "mutation génétique de l'humanité", quand ils se réfèrent à l'épidémie d'obésité.

Manger bien et manger sain, est-ce compliqué, est-ce accessible ?

La 1ère réponse est non, ce n'est pas compliqué. Enfin, ce n'est pas compliqué de faire au moins un peu mieux, ou un peu moins mal, si seulement il nous importe de devenir conscient et responsable.

Pendant de nombreuses années, les poudres protéinées ou compléments alimentaires, ont fait fureur, et encore aujourd'hui certaines marques sont devenues des produits de luxe inabordables. Mais au fond qui peut manger des poudres de substitution, éternellement ? Personne.

Nous ne sommes pas des robots, notre corps et notre mental ont besoin de diversité, de gouts, de saveurs, de textures différentes, mais aussi et surtout d'une certaine dose d'amour dans la préparation des plats cuisinés...

C'est aussi parce que la population en surpoids ne cuisine plus ou alors cuisine mal, et ce, d'un bout à l'autre du globe, en pensant qu'elle cuisine bien. Avoir dans son congélateur des plats cuisinés industriels variés, n'est pas synonyme de bonne cuisine, ou de variété. Aucune possibilité de savoir ce qui est réellement utilisés dans ces préparations si faciles à l'emploi.

Pourtant, le scandale récent des viandes utilisées dans les préparations congelées, auraient dû attirer l'attention des consommateurs. Ersatz de gout, mensonge sur les produits ou sur leur provenance, huiles hydrogénées, autres substances chimiques nocives, produits avariés...

Mangez dans les fast food issus de la même industrie, n'est pas la solution non plus. Pourquoi ne pas cuisiner nous-même des aliments frais, si nous savons que cela ferait toute la différence. Pourquoi faire confiance aux industriels affamés de profits, qui sans aucun scrupule nous empoisonnent ? Sommes-nous à ce point irresponsables en devenant les victimes complices et passives d'un massacre prémédité sans précédent ?

Une femme d'origine africaine est en train de cuisiner avec plaisir
Dans la plupart des cas, on se résume à penser que nos vies sont déjà bien compliquées, que nous n'avons pas le temps, que cela coûte cher et que c'est trop fatiguant de rentrer et de cuisiner... Mais en réalité, une meilleure organisation serait évidemment bénéfique pour notre santé et celle de nos enfants, et cela, tout le monde devrait le savoir, en être conscients, et réagir, plutôt que de se voiler la face et de continuer à faire partie du système.

Il suffirait aussi de se demander pourquoi on court, on se lève tous les matins pour aller travailler, si en parallèle, nous nous empoisonnons à petit feu, nous et nos enfants ? Le sacrifice de quelques heures par semaine afin de s'organiser mieux semble pour moi, une évidence.

Faire des courses de produits frais, une fois par semaine dans des marchés de filières artisanales et éthiques, c'est à la portée de tout le monde. Rentrer et préparer pour la semaine, c'est le sacrifice en tout et pour tout, d'une demi-journée sur le week-end. Mais cela en vaut tellement la peine. Ne pas réagir dans ce sens, est une aberration consternante.


La seconde réponse est oui, c'est accessible :

Manger mieux, bon, sain, diététique et maigrir, cela peut aller ensemble, et surtout c'est à la portée de tout le monde. En revanche, oui, cela nécessite une autre façon de voir les choses, cela demande un minimum d'organisation, mais au final, on sera tous gagnants.

Acheter des légumes ou des fruits bios aujourd'hui, ne revient pas forcément plus cher. Quant à la viande ou le poisson, il est aussi possible d'éviter de l'acheter en grande surface. Achetez la directement auprès des éleveurs de filières éthiques. Achetez en grande quantité, cela revient très bon marché, et congelez, vous y gagnerez en argent et en bonne santé.

Avec Internet, on peut acheter de bons produits bios et se faire livrer. Cela n'est qu'une façon de repenser son organisation, et d'avoir plus de respect pour nous -mêmes et pour ce que nous mangeons.

N'achetez plus aucun produit "transformé par la main de l'homme", ceci est ma devise. Ils sont tous nocifs, à commencer par les produits de première consommation comme le sucre, les matières grasses et les farines blanches.

Essayez de diversifier vos préparations, de manger des aliments crus, comme des crudités ou des fruits, de la nourriture vivante... Plus de plats cuisinés non plus, par pitié. Qu'y a t il de compliqué à relever les manches une fois de temps en temps et a retrouver le gout de la cuisine de nos mères ? Mettre un poulet au four, ca prend deux minutes... éplucher trois carottes et une courgette pour faire une petite soupe fraiche, ca prends 3 minutes, une salade 5...

Jean-Paul Meunier, nutritionniste et naturopathe
Voilà ce que dit à ce propos mon ami et collaborateur Jean-Paul Meunier, nutritionniste et naturopathe :

"La bataille contre les puissants lobbys de l'agro-industrie alimentaire, des multinationales du médicament, des politiques et des administrations qui les soutiennent, ne fait que commencer. Elle sera longue et semée d'embûches, mais elle est absolument nécessaire pour vaincre ce fléau mondial de l'obésité, cette maladie moderne créée par l'homme moderne, qui promet à nos enfants et petits enfants une espérance de vie réduite et inférieure à la nôtre , des souffrances et des handicaps sans fin, tout cela, à leur insu, mais au "su" et en conscience de ceux qui s'engraisse sur leur graisse !"


Conclusion :

Depuis douze ans que j'exerce ce métier passionnant, je m'attache à libérer de toutes leurs chaînes, maux et sacrifices ceux qui viennent me demander de l'aide. Je m'applique à leur expliquer l'importance de devenir conscient et responsable, de ne plus continuer à se "victimiser", à ne plus se laisser leurrer par les propositions de facilité, à ne plus tomber dans les pièges qui leur sont tendus, à ne plus avoir à souffrir d'aucune sorte, à ne plus s'affamer pour ensuite se venger des privations endurées. A devenir les acteurs intelligents de leurs vies, en s'écoutant, en se respectant, en s'aimant, en prenant le temps de s'aimer et de s'occuper de soi et de tous les paramètres de leur vie, dont fait partie leur alimentation et l'importance accordée à leur santé.

J'ai aidé plus de 1500 personnes à retrouver leur poids de santé, sans qu'ils ne souffrent, ou ne se privent, mais au contraire, en leur redonnant accès à une vraie liberté alimentaire. En leur apprenant les bases d'une cuisine saine et variée, mais surtout délicieuse et facile. En leur apprenant des choses sur le mécanisme de leur corps, sur l'importance de retrouver la maîtrise de soi, de ce corps justement, de son mental.

L'importance de s'aimer et de se respecter soi-même, puis d'éduquer nos enfants à cette bonne façon d'être et d'agir, à ces règles de base de la vie, l'importance d'être pour leur famille un exemple. Ceci est la première responsabilité des parents aimants et responsables.

Maigrir sans souffrir est non seulement possible, mais c'est aussi une mission et une obligation envers et contre tout. Vous en êtes tous capable.

Fermez les yeux, et demandez vous si cela est un vrai sacrifice. Vous trouverez tous la réponse en vous.

Sophie Reverdi
Coach minceur


Vous pouvez consulter mes autres avis d'expert en cliquant ici.


Et vous, pensez-vous que maigrir doit rimer avec souffrir ou avec plaisir ? Lisez les commentaires ou donnez votre avis plus bas sur cette page. Si vous avez aimé cet article, merci de le recommander sur Facebook, de le tweeter, de lui donner un vote +1 sur Google Plus.

> COMMENTAIRES / TÉMOIGNAGES (cliquez ici pour rédiger votre commentaire)
Christine Smiejkowski  |  23 septembre 2014, 04:55
Bonjour
Article poignant et surtout combien vrai...
Qui dans un premier temps relate le parcours du combattant, avec ses horreurs, les choix intolérables d'aide souvent inutiles mais combien avilissantes pour le corps et l'esprit.
Et puis l'explication de manger bien, sainement
De prendre son temps pour cuisiner, d'employer des aliments sains.
Pour ma part, je suis quelqu'un qui n'est pas en surpoids avec un IMC plus que correct.
Juste quelqu'un qui n'est pas en harmonie poids et esprit mais cela, c'est purement personnel.
Par contre, depuis 3 semaines, je mange autrement
je prends le temps de cuisiner, quitte à commencer le matin avant d'aller travailler.
J'achète mes produits différemment...
Pour exemple, je préfère payer un peu plus (enfin beaucoup plus) pour du poulet élevé en plein air que pour du poulet de batterie.
Ce n'est qu'un exemple mais j'essaie aussi de prendre mes fruits et légumes bios
Je n'achète plus de produit préparés et quand un produit est semi préparé, une analyse nutritionnelle de l'étiquette s'impose.
Voili voilà.
Merci pour cet article.
Adhemare  |  21 septembre 2014, 22:01
très bel article.
Champs obligatoires : "Nom" et "Texte"
* Nom / Pseudo :
Adresse e-mail :
Cacher l'adresse e-mail (décochez si vous souhaitez qu'on puisse vous répondre)

* Texte :

> Articles en rapport

Recevez gratuitement notre newsletter :