Manger 10% de calories en moins peut aider à vivre plus longtemps

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 02/04/2014

Adopter une alimentation avec restriction calorique augmenterait la durée de vie et améliorerait la santé des primates selon une étude.

La longévité moyenne des animaux en captivité est d'environ 26 ans, mais plus de la moitié des singes analysés par une nouvelle étude américaine menée sur les alimentations restrictives en calories vivent au moins jusqu'à 30 ans.

Les chercheurs ont prouvé que diminuer la quantité de calories consommée tous les jours peut ralentir le processus de vieillissement de manière spectaculaire.

Pendant les 25 années de l'étude (qui vient d'être publiée dans la revue en ligne "Nature Communications"), les experts ont observé les bienfaits après avoir restreint l'apport calorique des singes rhésus (aussi appelés macaques rhésus ou bandars) de 30 pour cent.

Rappelons que différentes méthodes de mesure de la différence entre l'ADN de l'humain et celui du singe ont donné des résultats différents mais qui portent tous à dire que ces deux espèces de primates sont extrêmement proches (au niveau de l'ADN) :
  • La mesure immunologique place l'humain à 15% de divergence du chimpanzé.
  • L'hybridation de génomes entiers est une méthode qui a trouvé que la similitude entre l'homme et le macaque rhésus atteint 85%.
  • Le séquençage a permis de trouver que le génome de l'humain ne diffère de celui du chimpanzé que de 1,6%.
  • La génomique a trouvé que les dissemblances entre l'homme et le chimpanzé ne sont que de 1% (au niveau des substitutions de bases) et de 2,7% (au niveau des réarrangements, duplications et déplacements des séquences de génomes).

Cette grande similitude entre les 2 espèces signifie que beaucoup de résultats trouvés par des études menées sur les singes sont probablement valables aussi sur les humains. Découvrez par la même occasion si un test ADN peut trouver le régime parfait pour vos gènes en cliquant ici.

L'étude avait démarré en 1989 à l'université de Wisconsin-Madison (Etats-Unis). Elle fait partie de deux longues études américaines en cours à analyser les effets d'une restriction calorique sur les primates non humains.

38 singes du Centre de Recherche Nationale sur les Primates à Wisconsin avaient commencé une alimentation spéciale alors qu'ils étaient âgés d'entre 7 et 14 ans. Ils étaient placés dans le groupe A.

38 autres singes étaient autorisés à manger autant qu'ils le voulaient. Ils appartenaient au groupe B.

Les macaques rhésus du groupe B avaient 2,9 fois plus de risque de souffrir d'une maladie liée au vieillissement et 3 fois plus de risque de décéder (que ceux du groupe A).

Un groupe de macaques rhésus s'asseoit ensemble


Le professeur Richard Weindruch, l'un des fondateurs de l'étude, dit que leur recherche envoie un message optimiste. Les résultats de l'étude suggèrent que la restriction calorique peut améliorer la longévité et la santé chez d'autres primates, y compris les humains.

Bien que peu de gens peuvent accepter de manger 30% de calories en moins (comme le feraient les macaques pour les besoins de cette étude), un objectif de 10% en moins est toujours réalisable et peut aussi procurer des bienfaits selon les chercheurs.

Vous pouvez calculer le nombre de calories dont votre corps a besoin d'obtenir par jour (pour conserver votre poids corporel actuel) en cliquant ici.

Prenons donc un exemple. Si vous êtes une femme moyenne qui consomme 2 000 calories quotidiennement, alors 10% de réduction équivaut à 200 calories en moins par jour (soit 2 bananes).

Si vous êtes un homme moyen qui consomme 2 500 calories par jour, alors 10 pour cent de réduction calorique équivaut à 250 calories en moins (soit une barre de chocolat).

Rozalyn Anderson, professeure adjointe de gériatrie et co-auteure de l'étude, a déclaré : "Nous étudions la restriction calorique car elle produit un effet si important sur le vieillissement et l'incidence et le timing des maladies liées à l'âge.

Des scientifiques étudient déjà les médicaments qui affectent les mécanismes actifs dans la restriction calorique. Il y a un intérêt énorme du secteur privé dans certains de ces médicaments."

Mais la professeure Anderson a mis en garde : "Nous ne sommes pas médecin-nutritionnistes. Nous ne sommes pas en train de réaliser cette étude pour dire aux gens qu'ils faut qu'ils mangent moins à tout prix, mais pour approfondir les causes sous-jacentes de la sensibilité aux maladies liées à l'âge. Notre étude constitue un outil de recherche, pas une recommandation de style de vie."

Rozalyn Anderson précise qu'un grand nombre des avantages d'une restriction calorique sont liés à la régulation de l'énergie.

Elle ajoute : "La restriction calorique entraîne essentiellement une reprogrammation du métabolisme. Dans toutes les espèces animales où la restriction calorique a montré qu'elle peut retarder le vieillissement et réduire les maladies du vieillissement, elle influe sur la régulation de l'énergie et affecte la capacité des cellules et de l'organisme de répondre aux changements dans l'environnement."

Ricki Colman, chercheuse au Centre de Recherche Nationale sur les Primates à Wisconsin et également co-auteure de l'étude, renchérit : "Notre étude est importante parce qu'elle montre que les effets bénéfiques que nous avons régulièrement observés dans les organismes inférieurs se produisent également chez les primates, et soutient donc la conviction que la restriction calorique aurait des effets bénéfiques chez l'homme."

Les conclusions que les singes "en régime" vivent plus longtemps et sont moins sujettes aux maladies liées au vieillissement semblent contredire les résultats d'une étude publiée en 2012 et menée sur 120 singes (dont certains adoptaient également une alimentation hypocalorique).

L'étude de 2012 était menée par des chercheurs de l'Institut National du Vieillissement des Etats-Unis. Ils n'avaient trouvé aucune distinction (au niveau de la longévité ou des maladies liées à la vieillesse) entre les singes qui mangeaient moins de calories et ceux qui mangeaient sans restriction.

Il y a plusieurs facteurs qui peuvent éclaircir la contradiction entre les résultats de ces deux études, dit Ricki Colman. Selon elle, il y a des disparités dans la composition de l'alimentation donnée aux singes, dans la manière dont ils se nourrissaient, dans leur origine géographique (d'où ils venaient) et de l'âge auquel ils sont entrés dans l'étude.

Une autre raison pouvant expliquer pourquoi l'étude antérieure de 2012 n'a pas trouvé de différence est que les singes du groupe de contrôle (ceux qui pouvaient manger comme ils le souhaitaient) suivaient en fait une alimentation légèrement restreinte en calories (en fonction de leur poids corporel).

De plus, cinq des singes de l'étude de 2012 (dont un était officiellement en mode "limitation calorique") avait vécu pendant plus de 40 ans, un âge qui était "pensé comme la durée de vie maximale pour cette espèce spécifique de singe."

Par conséquent, les résultats des deux études peuvent en fait se compléter et non se contredire, et montrent que la restriction calorique est bénéfique selon Ricki Colman.

Des études antérieures avaient montré l'effet positif d'une alimentation restreinte en calories sur la longévité des mouches, de la levure et des rongeurs. Que les primates, y compris les humains, puissent également bénéficier de cet effet n'était pas certain. Mais la nouvelle étude suggère que les humains peuvent aussi tirer profit d'une restriction calorique selon les chercheurs.


Et vous, pensez-vous que consommer 10% de calories en moins chaque jour peut aider l'homme à vivre plus longtemps ? Lisez les commentaires ou donnez votre avis plus bas sur cette page. Si vous avez aimé cet article, merci de le recommander sur Facebook, de le tweeter, de lui donner un vote +1 sur Google Plus.

> COMMENTAIRES / TÉMOIGNAGES (cliquez ici pour rédiger votre commentaire)
Il n'y a pas encore de réaction. N'hésitez pas à en rédiger une en utilisant le formulaire ci-dessous.
Champs obligatoires : "Nom" et "Texte"
* Nom / Pseudo :
Adresse e-mail :
Cacher l'adresse e-mail (décochez si vous souhaitez qu'on puisse vous répondre)

* Texte :

> Articles en rapport

Recevez gratuitement notre newsletter :