Rôles du cholestérol

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 13/04/2013

Souvent décrié à tort ou à raison, le cholestérol assure pourtant quelques rôles importants pour assurer le bon fonctionnement du corps.

Le cholestérol est le terme médical pour désigner une matière cireuse présente dans votre organisme, obtenue à partir de sources alimentaires et également produite par votre propre corps.

Des quantités excessives de cholestérol peuvent provoquer une maladie cardiaque, mais cette matière n'est pas mauvaise en soi lorsqu'elle est présente en petites quantités. Lors qu'il se trouve en quantité suffisamment petit, le cholestérol joue plusieurs rôles importants dans votre corps :

1) Conserver une bonne santé du cerveau

Le cholestérol est utile dans le développement du système nerveux chez le foetus et le petit enfant et sa protection en enrobant les fibres nerveuses (myélinisées) accélérant l'influx nerveux.

Cette matière joue un rôle essentiel dans le système nerveux. Une étude a montré que traiter les neurones avec une solution de cholestérol (dosée à 10 mcg/mL) augmente la formation des synapses de 12 fois et améliore donc l'apprentissage et la mémoire.


2) Interaction avec les cellules

Le cholestérol intervient dans le processus de signalement cellulaire, aidant à la formation de radeaux lipidiques dans la membrane plasmique.

Cette matière jouerait aussi un rôle décisif dans l'endocytose. Il s'agit du mécanisme de transport de molécules voire de particules (virus, bactéries, etc.) vers l'intérieur des cellules.

Certains experts pensent que lors des crises cardiaques, le cholestérol s'attèle à essayer de réparer les cellules endommagées / ayant subi une inflammation.


3) Aide à la fabrication de certaines vitamines

Le cholestérol est précurseur de certaines hormones et vitamines endogènes importantes :
  • Vitamine D : sous l'effet de l'ultraviolet sous la peau, le 7-dehydrocholesterol (provitamine D3) synthétisé à partir du cholestérol est convertit en prévitamine D3 qui s'isomérise en vitamine D3 (cholécalciférol) puis, sous l'action d'une enzyme, en calcitriol la forme active de la vitamine D.
  • Hormones stéroïdiennes (les sexuelles : testostérone, progestérone et les oestrogènes, surrénaliennes [cortisol et aldostérone] ainsi que leurs dérivés).

Rappel : les stéroïdes (dont le cholestérol) sont formés d'un squelette à 4 cycles de carbones = noyau stérol.


4) Interaction avec les membranes

Cette matière cireuse facilite la déformabilité, fluidité (degré de viscosité) et flexibilité (souplesse) membranaire sur une large plage de températures.

Le cholestérol participe aussi dans la fabrication de la membrane plasmique (cellulaire), à 60% avec les autres lipides (phosphoglycérides [phospholipides], glycolipides) et les protéines PAM et sucres (glucides).

Remarque :
PAM = Protéines Associées au Membranes, à la constitution de la membrane plasmique. Les protéines hydrophiles fixées aux pôles hydrophiles [externes] des lipides, et les protéines hydrophobes liées / intégrées aux lipides [membranaires, internes].

Les huiles polyinsaturées s'incorporent dans la membrane plasmique et la fragilisent quand il n'y a pas assez d'huile saturée pour construire la cellule, alors s'y mêle aussi le cholestérol, ce qui réduit son taux sanguin. C'est là que réside l'importance du LDL comme achemineur du cholestérol.

Le cholestérol réduit par exemple la permeabilité de cette membrane plasmique aux protons (ions positifs d'hydrogène) et ions sodium.

Un bol contenant des jaunes d'oeuf battus, ces dernières restant l'une des sources de cholestérol alimentaire les plus habituelles


5) Détox

Le cholestérol jouerait aussi le rôle de chélateur / épongeur / éboueur de toxines bactériennes (détoxifiant).


6) Préserver l'intégrité de l'ADN

Le cholestérol aurait aussi un effet protecteur contre la dégradation de l'ADN.


7) Antioxydant

Le "bon" cholestérol (HDL) serait un antioxydant puissant. Son danger sied essentiellement à son oxydation (péroxydation des lipides), liée au mode de vie.


8) Participe à la fabrication de la bile

Le cholestérol contribue à fabriquer les sels biliaires (acide biliaire conjugué avec un acide aminé {soit glycocolle = glycine soit taurine} sous forme ionisée), pour la digestion de la graisse et l'absorption des nutriments liposolubles comme les vitamines A, D, E et K.

Sel biliaire = acide biliaire conjugué avec un acide aminé [soit glycocolle {glycine} soit taurine = taurocholates et glycocholates] ou un ion inorganique Na ou K. Ce sont des dérivés du cholestérol. On classe les sels bilaires comme suit :

  • Les acides biliaires primaires {di ou tri [80 %] hydroxyles} sont synthétisés par l'hépatocyte : Acide cholique hydroxyle en 3,7,12, acide chénodésoxycholique hydroxyle en 3,7.

    Des comprimés d'acides biliaires chénodéoxycholique et ursodésoxycholique sont utilisés en thérapeutique pour dissoudre certains petits calculs vésiculaires non calcifiés (alternative à l'ablation chirurgicale de la vésicule ou une lithotripsie = fragmentation des calculs par une succession d'ondes de choc ultrasonores).

    Les acides biliaires solubilisent le cholestérol et les phospholipides dans la bile ; trop de cholestérol épuise donc ces acides biliaires provoquant la lithiase biliaire.

  • Les sels biliaires secondaires = provenant des sels biliaires primaires après action de bactéries duodénales {déshydroxylation bactérienne en 7} : Acide desoxycholique hydroxyle en 3,12 {de l'acide cholique}, l'acide lithocholique hydroxyle en 3 (de l'acide chenodesoxycholique) qui se retrouve dans les selles]),

    En pratique, on ne distingue pas acide biliaire (forme conjuguée, dans le foie) et sel biliaire (forme dans l'intestin, milieu alcalin = forme ionique d'acides biliaires). Mais il y a aussi "alcools biliaires".

    L'acide aminé taurine participe à la synthèse des sels biliaires, intervient dans de nombreux processus métaboliques et protège la rétine.

    Quelques rôles des sels biliaires :
    • Agents tensioactifs, émulsifiants : favorisent la formation de micelles facilitant l'action de la lipase, donc ils sont cofacteurs de la lipase pancréatique dans la digestion des lipides (ils activent/stimulent la lipase : certains laits pour enfants et nourrissons sont enrichis en lipase activée par des sels biliaires ; les sels biliaires sont aussi prescrits chez des insuffisants en enzymes pancréatiques conjointement à l'ingestion de graisses.

      Il existe actuellement de nouveaux polypeptides variantes de lipases stimulées par des sels biliaires).
    • Agissent sur la motilité intestinale, favorisant le transit.
    • La constipation chronique dans l'insuffisance héapato-biliaire est due à l'insuffisance en sels biliaires.
    • Rôle antiseptique / antibiotique.
    • Élimination du cholestérol de l'organisme.
    • Agissent sur leur propre sécrétion.
    • La bile permet la purification du sang en éliminant sels et pigments biliaires, certains médicaments et substances iodées.
    • Agissent sur leur propre sécrétion.

    Trop peu de sels biliaires (p.e. par insuffisance hépatique) peut provoquer la malabsorption, dont d'autres causes sont : hyperprolifération bactérienne, déficit en lactase (intolérance au lait), carences (fer, folates).

    Mais des calculs bilaires cholestéroléniques (cholestérol ayant fixé du calcium et qui précipite) se forment quand la bile contient trop de cholestérol et/ou trop de bilirubine et/ou trop de lécithine, ou pas assez de sels biliaires, ou que la vésicule biliaire (capacité = ~40ml) ne se vide pas assez.

    Le sucralfate en suspension baisse la concentration de sels biliaires in vitro en les adsorbant.

    Les pigments biliaires (bilirubines) sont des protéines biliaires (déchets) provenant de la dégradation de l'hémoglobine.


Conclusion : le dosage du cholestérol s'avère donc indispensable avant toute décision sur une restriction cholestérolénique. On conseille de le doser tous les 5 ans à partir de 20 ans, et plus fréquemment si la cholestérolémie est >= 200 mg/L ou si Hô >= 45 ans ou Fê >= 50 ans, ou si HDL <= 40 mg/L, ou si présence de tout autre facteur de risque cardiovasculaire.


> Auteur

Jean-Dadet Baptiste DIASOLUKA Luyalu Nzoyifuanga

Docteur en Médecine, Chirurgie et Accouchements (1977)
CNOM RDC : 0866
Spécialiste en Ophtalmologie (1980)
Mathématicien - Physicien (Niveau humanités : 1971)

Quelques centres d'intérêt : nutrition, sénécence, gériatrie, maladies dégénératives, médecine légale,
informatique médicale, sciences quantiques (microphysique...), astrophysique.

Blog : http://gha.centerblog.net

E-mail : diassites@operamail.com


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