Le déséquilibre alimentaire et quelques dangereuses carences

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 12/04/2013

Voici pourquoi une alimentation équilibrée, apportant tous les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme, est utile.

Nous avons besoin d'une alimentation équilibrée afin de nous assurer d'être en bonne santé et forts. Si nous n'avons pas une alimentation dans laquelle nous recevons les nutriments et compléments nécessaires, alors nous ne serions pas en bonne santé.

La gamme d'aliments dont nous avons besoin est large tout comme les nutriments requis pour conserver un corps en bonne santé. Une carence en tout nutriment essentiel peut affaiblir le corps ou le rendre malade. Notre corps et ses organes sont faits de nombreuses substances chimiques, et si nous n'obtenons pas les remplacements pour ces substances, nous finirons par tomber malades.


> Déséquilibre alimentaire / des apports

Certains aliments sont exclusivement lipidiques (beurre, huiles, margarines), d'autres riches en lipides (viandes grasses, lait entier, fromages, fruits secs) et d'autres en sont dépourvus (légumes et la plupart des fruits).

En matière de déséquilibre alimentaire il n'y a pas que déficits et excès en nutriments utiles (macro- et micro-nutriments), mais aussi excès en métaux lourds, radicaux libres, graisses saturées contenus dans les aliments ainsi que les toxiques véhiculés par exemple par les produits de la mer [poluée], certains fleuves et certains environnement (atmosphère, comme les gaz toxiques émanant de la putréfaction des algues sèches sur certaines plages).

Mais une même teneur en calories d'un macronutriment et en général d'un aliment ou repas n'a pas toujours le même index glycémique (capacité d'un aliment et la vitesse à laquelle elle élève la glycémie {glucose = sucre sanguin, à ne pas confondre avec saccharose = sucre de table}) et charge glycémique (produit de l'index glycémique par la teneur en glucides de chaque portion d'aliment) :

1) À calories équivalentes, la masse graisseuse diminue plus fortement chez les personnes qui consomment des aliments à IG bas que chez celles qui préfèrent d'aliments à IG élevé.

2) L'index glycémique varie non pas seulement d'un aliment à un autre (après une consommation équivalente, la glycémie augmente moins vite avec le miel que le sucre cristallisé, et pour le miel l'IG varie d'une origine de miel à l'autre [miel de nectar, miel de miellat, Miel de tilleul (jaune, chauffé ou non), miel d’acacia (IG = 53), miel de bruyère, miel de châtaignier, miel de colza (IG = 64), miel de Rhodo-dendron, miel de Pissenlit, miel de Sapin, miel de forêt (verts)...

Le pain noir a un index glycémique plus bas que le pain blanc

3) Mais aussi, pour le même aliment, selon son état et le mode d'ingestion, la taille des morceaux, contenu en lipides, protéines, et teneur en fibres, mais aussi son mode et temps de préparation (la pomme de terre n'a pas le même index glycémique crue que cuite, celui de la carotte cuite est plus haut que celui de la carotte crue) et cuisson (les pâtes cuites "al dente" ont un index glycémique plus bas que des pâtes très cuites), les autres aliments qui l'accompagnent (du pain avec du beurre a un index glycémique plus bas que du pain sans beurre), mais aussi...

La réponse insulinaire est plus élevée avec les aliments à haute teneur en glucides qu'en graisse ou protéine, mais aussi du mode d'administration (si le sucre est "mangé" plutôt qu'injecté en I.V.). De plus, le glucose administré oralement entraîne la sécrétion de l’hormone incrétine GLP-1 (glucagon like peptide-1) qui régule la sécrétion d’insuline.


> La notion de repas équilibré

Il faut manger équilibré et varié. Mais un "régime équilibré" standard ou universel n'existe pas.

Un repas n'est équilibré que dans un contexte donné : constitutions et conditions physiques et phsiologiques, type et intensité des activités habituelles, activités dans les heures qui suivent, capacités et exigences métaboliques, état nutritionnel de base, moment de la prise du repas dans la journée ou même dans l'année (régimes saisonniers)...

Un régime équilibré standard simple est par exemple défini comme ceci :
  • 1/3 du plat = protéines,
  • 1/3 = lipides,
  • 1/3 = glucides (surtout les complexes = sucres lents).

D'autres raffinent la définition de régime équilibré standard ainsi :
  • 50-55% des apports énergétiques totaux recommandés (1 800 kcal / jour) sous forme de glucides (225 grammes, dont 15% de sucres rapides purs et 40% d'autres glucides [complexes]).
  • 30-35% (20% c/° sportif) sous forme de lipides (70 grammes / jour pour couvrir les besoins en acides gras essentiel).
  • 12-15 (45 à 60 g / jour, 0.83g [~1g c/° sportif de protides par kg de poids corporel /j) ou 15-20% (selon les écoles) sous forme de protéines.

En outre :

Le même équilibre alimentaire est recommandé que l'on soit diabétique ou pas.


> Les carences : aussi dangéreuses que les excès

Si tout excès nuit, toute déficience nuit également, et les carences ce n'est pas seulement des carences nutritionnelles, mais aussi des insuffisance d'activités/exercices physiques. En général, tout ce que l'on peut faire sans l'aide des machines (à laver, voiture, ascenceur ou escalator, jardinage...), il faut le faire sans ces machines, mais aussi tout travail manuel qu'on pourrait donner à une femme de ménage, il faut dans la mesure du possible le faire soi-même.

1) La graisse alimentaire apporte les acides gras essentiels et facilitent l'absorption des nutriments liposolubles (vitamines...)

2) Certes que l'excès de graisse [saturée] et un apport excessif de cholestérol peuvent conduire à l'hypercholestérolémie qui exposerait à l'artériosclérose (durcissement des artères) / athéromatose ou dépôt de plaques d'athérome dans les artères, ces plaques pouvant se briser ou se détacher et circuler avec le sang (= embolus) allant jusqu'à boucher des artères / artérioles / capillaires à leur bifurcation exposant à l'ischémie qui peut conduire = en aval à une nécrose tissulaire = infarctus.

Mais il a aussi été constaté que la composition d'une plaque d'athérome reflète plus la composition des aliments en graisses polyinsaturées qu'en graisses saturées, et qu'elle est constituée d'esthers de cholestérol et 74% d'acides gras dont les insaturés et 26% de saturés.

Comme par ironie du sort, 41% de ces graisses insaturées sont justement celles recommandées pour combattre cet état, en particulier celles d'origine végétale : celles trouvées dans les grillades et barbecues, les huiles végétales oxydées), les graisses trans des margarines...

Les graises saturées alimentaires augmentent plutôt le LDL qui en soi n'augmenterait pas le risque d'athérome.

Quant au cholestérol des plaques d'athérome, il y est trouvé sous forme oxydé par les radicaux libres, mais aussi trouvé dans les repas préparés, même avec un taux normal de cholestérol. Ainsi, le cholestérol oxydé est-il la cause des lésions des parois des vaisseaux conduisant aux plaques d'athérome, ou le résultat de son intervention pour protéger de ces dégâts ?

Il y a bien sûr "hyperlipémie/hypercholestérolémie permanente" et "hyperlipémie/hypercholestérolémie postprandiale = après-repas" ; il est entendu qu'il faut aussi cette dernière en étalant leur apport sur toute la journée.

90% du cholestérol de l'organisme est synthétisé par l'organisme-même principalement dans le foie (stérole du foie). 100% du cholestérol d'un végétarien pur (végétalien) est d'origine endogène car les végétaux ne contiennent / produisent pas du cholestérol animal mais des phytostérols (bénéfiques : compétitifs du cholestérol animal au niveau de l'absorption intestinale, puis rejeté dans la lumière intestinale par les entérocytes).

Il se trouve en grande concentration dans le foi, la moëlle épinière (spinal cord), le cerveau et dans toutes les membranes cellulaires des mammifères.


3) Le cholestérol (anciennement cholestérine)
CholeSTÉROL est un stérole = steroïde modifié. Il est à cheval entre steroïde et alcool = alcool lipidique. Principalement fabriqué par le foie mais aussi accessoirement par les intestins, les surrénales et les organes de reproduction.

Il n'existe pas seulement d'HYPER-CHOLESTÉROLÉMIE, certaines personnes souffrent d'HYPO-CHOLESTÉROLÉMIE. J'en connais qui présentent hypolipémie totale, hypotriglycéridémie, hypocholestérolémie totale 1.12 g/L=mg/mL=%, avec hypoLDL 1 g/L=mg/mL=% (Low Density Lipoprotein, dit "mauvais" cholestérol mais utile pour approvisonner les tissus périphériques en cholestérol) avec hypoHDL 0.47 g/L=mg/mL=% (High Density Lipoprotein, dit "bon" cholestérol) en-dessous du seuil tolérable, et probablement déficience en phospholipides (un des constituants de la membrane plasmique).

Voici quelques faits sur l'hypocholestérolémie :
  • Trop peu de LDL prive les tissus périphériques du cholestérol dont ils ont besoin.

  • Les personnes en hypocholestérolémie (taux sanguin de cholestérol < 160 mg/dL=mg%) :
    • Rencontrent des difficultés à cicatriser (e.g. des ulcères de la peau (signalons en passant que la moscuade appliquée toute les 8 heures sur les plaies très infectées et toutes les 24 heures sur d'autres plaies donnerait de meilleurs résultats que le Dakin 2% et sans aucun effet secondaire).
    • Sont confrontés à des soucis pour maintenir une balance hormonale optimale.
    • Sont susceptibles de développer la cataracte.
    • Les personnes à faible taux de cholestérol pendant 20+ ans ont le taux de mortalité le plus élevé. Un taux de cholestérol moyen de 5.99 mmol/L=µmol/mL (235 mg/dL=mg%) protègerait à 35 % de la mortalité vs un taux de 3.85 mmol/L=µmol/mL (150 mg/dL=mg%) indépendamment et invariablement des autres causes de mortalité.
    • Trop PEU de cholestérol est associé à cancer, dépression, hémorragie cérébrale, maladies du foie, démence sénile (un taux élevé de cholestérol est associé à un moindre risque de démence), défaillance du système immunitaire et infections graves (cause, conséquence ou épiphénomène ?).

  • De plus, baisser la cholestérolémie certes diminue légèrement la mortalité par accidents coronariens mais augmente celle par cancers.

    La chute du cholestérol précèderait la mort chez des patients souffrant de longues maladies.

    De plus, un taux BAS de cholestérol s’est souvent avéré létal chez les personnes âgées, et est associé à dépression, agressivité, suicide, et mort précoce, mais on pense plus que l'hypocholestérolémie y serait plutôt un épiphénomène (conséquence) que la cause.

    Un taux élevé de cholestérol (HLD et LDL) réduit la mortalité de toutes les maladies autres que celles cardiaques chez les personnes de plus de 50 ans. Bien sûr que pour les moins âgés (moins de 50 ans), un taux de cholestérol élevé est associé à des problèmes de santé (cause, conséquence, lutte pour réparer les parois vasculaires, etc.).

    En Israël l’espérance de vie des personnes ayant une cholestérolémie HDL élevée entre 2 et 2.30 est supérieure à celles qui ont moins (entre 1,5 et 1,9).

    De plus, plusieurs personnes sont mortes à cause de l'acharnement à vouloir baisser par des médicaments le cholestérol sanguin et beaucoup d'anticholestérolémiants hypervantés à leur mise sur le marché ont assez tôt été retirés des rayons à cause de leur toxicité / nocivité beaucoup plus élevée que celle du cholestérol, mais il faut vendre les statines et les fibrates (leur effet est diminué par l'administration simultanée de suppléments de vitames antioxydantes).

    Les statines elles-mêms sont hépatotoxiques. Ils interfèrent par exemple dans la production du Coenzyme Q10 (CoQ10) :
    • CoQ10 est la forme naturelle chez l'humain d'ubiquinone, élément métabolique essentiel dans le système de transfer d'électron dans les membranes mitochondriales.
    • CoQ10 est un antioxidant lipophile.

    Or l'oxydation favorise l'athéromatose (malheureusement y compris celle du cholestérol). Les statines provoquent aussi la myopathie métabolique (suite à la déficience en ubiquinone) allant jusqu'à la rhabdomyolyse (rechercher sarcopénie à l'impédancemètre) et donc perturber le fonctionnement du coeur, entraîner une intolérance à l'exercice, myoglobinurie récurrente et encéphalopathies.

  • On peut diminuer de plus de 50% ses stocks graisseux [sans entamer les lipides constitutifs] sans prendre de risque (certains sportifs ont 4 à 5% de graisse seulement) ; par contre, si l'on diminue de moitié la masse de protéines le risque vital devient considérable car les défenses de l'organisme diminuent d'autant).

  • Il y a un taux de graisse en-dessous duquel il n'est pas autorisé de descendre : risque vital.

    Les LIPIDES (graisses) CONSTITUTIFS sont indispensables au fonctionnent de la cellule. Ils s'incorporent dans les parties du corps autres que les tissus adipeux (moelle osseuse, coeur, poumons, foie, rate, reins, intestins, muscles et tissus riches en graisse du système nerveux central).

    La quantité totale de lipides constitutifs (y compris les lipides caractéristiques du sexe) est quatre fois plus importante chez la femme que chez l'homme ; ce surplus constitutif aide aux fonctions biologiques de la gestation (développement du foetus dans le sein de sa mère) et les fonctions endocrines (production d'hormones).

    Quant aux LIPIDES DE RÉSERVE, ce sont les graisses emmagasinées dans les cellules des tissus adipeux.

    Cette réserve nutritive comprend :
    • Le tissu adipeux protégeant les divers organes internes contre les traumatismes,
    • La plus grande partie des tissus sous-cutanés adipeux sous la surface de la peau.

    Les lipides de réserve ne sont pas nécessaires au fonctionnement immédiat d'un organisme bien nourri (qui n'est pas en état de jeûn/dénutrition).


> Auteur

Jean-Dadet Baptiste DIASOLUKA Luyalu Nzoyifuanga

Docteur en Médecine, Chirurgie et Accouchements (1977)
CNOM RDC : 0866
Spécialiste en Ophtalmologie (1980)
Mathématicien - Physicien (Niveau humanités : 1971)

Quelques centres d'intérêt : nutrition, sénécence, gériatrie, maladies dégénératives, médecine légale,
informatique médicale, sciences quantiques (microphysique...), astrophysique.

Blog : http://gha.centerblog.net

E-mail : diassites@operamail.com


Que pensez-vous de cette actualité ? Lisez les commentaires ou donnez votre avis plus bas sur cette page. Si vous avez aimé cet article, merci de le recommander sur Facebook, de le tweeter, de lui donner un vote +1 sur Google Plus.

> COMMENTAIRES / TÉMOIGNAGES (cliquez ici pour rédiger votre commentaire)
Il n'y a pas encore de réaction. N'hésitez pas à en rédiger une en utilisant le formulaire ci-dessous.
Champs obligatoires : "Nom" et "Texte"
* Nom / Pseudo :
Adresse e-mail :
Cacher l'adresse e-mail (décochez si vous souhaitez qu'on puisse vous répondre)

* Texte :

> Articles en rapport

Recevez gratuitement notre newsletter :