Dangers d'une consommation excessive de nourritures

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 06/04/2013

Quand vous surconsommez, sachez qu'il y a des risques non négligeables dus à cette absorption alimentaire surabondante.

Il n'est pas convenable d'ingurgiter en une fois la quantité totale des besoins nutritionnels périodiques (journaliers, hebdomadaires, mensuels...), fut-ce pour constituer des stocks de réserve.

Les apports nutritionnels quotidiens doivent être répartis sur toute la journée et être adaptés selon les besoins et le moment de la journée (la nuit plutôt pendant le sommeil le métabolisme se ralentit, la dépense énergétique diminue encore plus : ne vous plongez donc pas dans le sommeil ou la sieste juste après un repas ; il faut toujours laisser passer 2 ou 3 heures) et l'activité surtout physique et défensive, d'abord pour permettre à l'organisme de les gérer sans gaspillage ni surentreposage, ensuite pour ne pas occasionner des pertes inutiles.

Dépassé une teneur (concentration) dans le sang, les excédents (que l'organisme n'arrive pas à gérer = qu'il ne peut pas manipuler ou fixer sur le champ) sont normalement rejetés via les organes émonctoires.

Une autre partie des excédents sont stockés dans les organes appropriés (l'excès des sucres est stocké dans le foie sous forme de glycogène, et les graisses, et une autre partie des sucres excédentaires est stockée dans le tissu graisseux aussi appelé tissu adipeux) en vue d'une utilisation lors des disettes ou simplement lors d'un retard d'approvisionnement ou d'une demande exceptionnellement élevée au moment où aucun apport n'est possible ou que l'apport est contrindiqué (compétition sportive).


> Risques associés à une consommation excessive de nourritures

1) Présence graisseuse surabondante
Quand la quantité stockée dépasse certaines limites (ou dans certaines conditions morbides) on sombre dans les excès, la concentration dans le sang aussi augmente ou reste pathologiquement élevée.

C'est le cas avec les lipides [totaux] (triglycérides, cholestérol et phospholipides [esters de glycérol avec deux acides gras et un acide phosphorique qui est un polyacide à trois fonctions acides]) et le glucose avec lesquels on aboutit à l'hyperlipémie et l'obésité (excès de tissu adipeux) : le tissu adipeux est aujourd'hui reconnu comme la plus vaste glande endocrine.

Et il faut savoir que le tissu adipeux n'est pas une masse homogène de graisse, mais un amas de cellules adipeuses (adipocytes) contenant des vacuoles de graisse.


2) Toxicité propre de l'insuline
Quant à l'élévation du taux de sucre dans le sang, elle est occasionnée par une mauvaise utilisation / régulation du sucre soit par défaut ou mauvais fonctionnement (incapacité d' [ou résistance à l'] utilisation) de l'insuline, soit par hyperexpression du glucagon (hormone hyperglcémiante).

Il s'agit respectivement :
  • de diabète de type I ou insulinoprive qui est aujourd'hui reconnue comme maladie immunitaire,
  • du diabète insulinorésitant faisant souvent suite à des hyperinsulinémies répétées et prolongées (taux constamment élevés d'insuline dans le sang : syndrome X ou syndrome métabolique) : toxicité propre de l'insuline,

  • du diabète de type 3 (insufficance de production et d'utilisation de l'insuline par certaines cellules cérébrales proches des plaques d'amyloïde retrouvées dans la maladie d'Alzheimer).

D’autres formes de diabètes sont les MODYs, le diabète gestationnel (diagnostic à partir du test de tolérance au glucose =HGPO valeur à 2 h, ou test de O'Sullivan : mesure de la glycémie 1 heure après ingestion per os de 50 g de glucose, puis une hyperglycémie provoquée par voie orale avec 100 g de glucose si cette glycémie est supérieure à 1,30 g/l. Ou aussi hyperglycémie provoquée par voie orale avec 75 g de glucose per os), le diabète médicamenteux… et d'autres causes d'élévation du taux de sucre sont le stress, les infections, l'oubli de prendre son antidiabétique, un apport excessif de sucres rapides surtout le glucose...


3) Toxicité propre du sucre
Il existe en effet des réactions de glycation non enzymatique entre les protéines ou acides aminés (mais aussi les graisses et les bases aminés des ADN/ARN) et les sucres le plus souvent le glucose.

Cette réaction aboutit premièrement à la formation des bases de Schiff qui subissent la réaction de Maillard pour aboutir à des produits d'Amadori instables qui peuvent encore réagir avec d'autres protéines créant des liens croisés irréversibles aboutissant à des produits finaux de glycation avancée (AGEs =Advanced Glycation End Products).

Par ailleurs, nul n'ignore l'effet préservateur [antiseptique] du sucre dans certains aliments (boîtes de conserve en provenance de Chine entre autres).


4) Toxicité propre du NaCl (sel de table)
L'effet conservateur [antiseptique] du NaCl dans les préparations alimentaires (poissons salés) n'est plus à démontrer.

Quant aux personnes sensibles au Na+ avec risque d'HTA, on leur recommande moins de sel [de cuisine] (moins de 2500 mg /j ; d'autres insistent de ne pas dépasser 2300 mg/j).

Cependant la consommation journalière habituelle en NaCl se lève jusqu'à 6 à 8 voire 10-15 g/jour de NaCl allant jusqu'à 20 en périodes de forte chaleur). Les fromages sont souvent très salés.


5) Toxicité propre de l'eau
Une prise en trop grande quantité (surtout l'eau pure) = intoxication par l'eau ; hydrocution... : donc même l'eau peut être toxique), mais aussi celle de l'oxygène (une concentration d'oxygène supéreure dans le sang à celle de l'atmosphérique [max 40% en un temps le plus bref possible] provoque un vasospasme des artérioles rétiniennes, nuisible chez tout le monde mais surtout chez le prématuré dans la couveuse : fibroplasie rétrolentale et cécité irréversible).


6) L'apport protéique de sécurité a été revu en baisse et considéré être voisin de 10 g/j les deux premières années de vie et de 12 g/j entre deux ans et trois ans (il y a trois modes de nutrition pour les enfants : au sein, avec un hydrolysat de protéines de lait [de vache] = caséine, lactosérum, et au lait classique).

Une teneur réduite et plus équilibrée en aminoacides contenue dans les hydrolysats pourrait être bénéfique. Chez l’adulte, l’apport alimentaire en protéine minimal doit être de 0.8 à 1 gr kg de poids [80 gr de protéines pour un individu de 80 kg : 50 % = 40 gr en protéines animales (viande, oeufs, fromage, lait demi-écrémé ou charcuterie) et 50 % en protéines végétales (soja, maïs, pois,...)] (1.5 gr si perte de masse maigre). Rappel : La viande renferme ±20% de protéines.


Bref, tout peut être toxique, d'où on retombe sur son corrolaire, l'adage bien connu : "tout est utile, c'est l'excès qui nuit".

Tout doit être personnalisé, se faire sur mesure.

La seule chose qui reste sûre maintenant, c'est le sport. Mais là encore, si vous exagérez... gare aux blessures !


> La nourriture et ses implications

1) Quantité de nourriture à ingurgiter
Les besoins de l'organisme sont généralement estimés / exprimés en Calories, ce qui sous-entend que l'organisme n'a besoin que de calories, ce qui est archifaux et même mauvais, car prendre seulement du sucre raffiné ou des graisses pures pour couvrir les besoins caloriques du corps est vraiment nuisible (voir supra).

La quantité nécessaire de nourriture à ingérer (consommer) dépend des besoins de l'organisme, de la composition des aliments et des activités auxquelles on se prépare.

Il y a des besoins de l'organisme qui doivent être comblés en une fois (repas), ils se manifestent souvent par la sensation de la faim ou d'autres malaises (fatigue, céphalées, vertiges, énervements, tremblements des extrémités surtout les mains et les doigts, gastritisme, et à l'extrême par des crampes intestinales, nausées voire vomissements...).


2) Précautions dans la préparation des aliments
Il faut faire très attention à la préparation et la présentation des aliments. Voici quelques exemples :

  • Il ne faut jamais jeter l'eau de cuisson des légumes et même des viandes, qui contient TOUS les minéraux et autres nutriments solubles dissouts en leur provenance.

  • Pour un même repas bien équilibré soit-il, la quantité totale de sel ou de sucre absorbée (et en général de tout nutriment et même des toxines) est fonction de la quantité d'aliment ingérée.

    Donc ce n'est pas seulement la concentration dans l'aliment qui compte, mais aussi la quantité totale d'aliment ingérée. D'où l'importance de faire, dans un régime restrictif, des repas avec peu de sauce et/ou de ne pas ingurgiter de grosses quantités de thé, pour ne citer que ça.

  • Pour le rendre efficace, la lycopène de la tomate doit être activée en grillant celle-ci un laps de tamps.

  • Quant à l'allicine de l'ail elle s'active au contact de l'air quand on écrase l'ail.


> Auteur

Jean-Dadet Baptiste DIASOLUKA Luyalu Nzoyifuanga

Docteur en Médecine, Chirurgie et Accouchements / Spécialiste en Ophtalmologie / Mathématicien - Physicien

Blog : http://gha.centerblog.net

E-mail : diassites@operamail.com


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