La motivation change les désirs de mincir en réalités par 8 règles

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 17/10/2012

La motivation peut concrétiser vos souhaits en matière de stabilisation ou de perte de poids, à condition de respecter huit préceptes.

La motivation n'est pas une grâce qui tombe du ciel sur ceux qui prennent la décision d'arrêter de fumer, de perdre du poids ou de se mettre au sport. Emotion indispensable à toute action, la volonté d'arriver à un but permet de prendre la décision, de passer à l'acte et surtout de tenir la distance. De quoi naît-elle ? De quoi se nourrit-elle ? Réponse : du plaisir que l'on attend de la réussite de sa finalité !


L'objectif, base de la motivation et de l'action
Point central de toute action, l'objectif est donc la base même des raisons qui font agir. Sans formulation précise, tout ne restera que souhait, désir, envie. Bien souvent remis à plus tard, car balayé par des préoccupations plus importantes. Ou carrément abandonné, vu l'ampleur des modifications nécessaires. Et en matière de nutrition, elles ne manqueront pas !

Car maigrir nécessite forcément une modification du comportement alimentaire. Et transformer ce comportement à long terme demande des efforts et des renoncements qui ne se contentent ni d'un "Y'a qu'à...", ni de grands discours rationnels basés sur les avantages scientifiques d'une nutrition saine et équilibrée. On ne maigrit pas avec sa tête, mais avec ses "tripes" !

La nutrition est du domaine de l'affectif. Ne dit-on que l'on "aime" manger, que l'on "aime" les ananas, que l'on "adore" le chocolat, et que l'on "déteste" les épinards ? En plus, la nourriture a le goût des souvenirs du passé. On s'y réfugie parfois le temps d'une pulsion ou pour rechercher une consolation.

Se fixer des objectifs pour se motiver à changer de comportement alimentaire, impose donc de remettre en cause tout un passé qui se situe dans le cerveau émotionnel. Ce cerveau est rarement mis contribution dans le monde des régimes actuels où l'on compte ses calories, surveille ses combinaisons alimentaires, et choisit ses aliments en fonction de critères scientifiques, exclusivement à l'aide de son cerveau rationnel.

La première chose à faire si l'on veut se motiver pour maigrir, sera donc de se fixer un objectif solide qui tient aussi bien compte de ses besoins émotionnels que rationnels.

Chaque cible est unique car elle correspond aux valeurs de la personne. Toutefois en matière de changement de comportement alimentaire, il existe quelques conventions à respecter - et quelques écueils à éviter - pour forger ce qui servira de base à sa motivation.


Voici 8 préceptes de base pour vous fixer un objectif motivant afin de changer les désirs de mincir en réalités :

Règle n°1) Ne pas confondre le but et les moyens

C'est la loi capitale de la fixation de l'objectif.

Ce qui motive, c'est le plaisir de poursuivre ou d'avoir réussi à atteindre le but que l'on s'est fixé. Et non la manière d'y parvenir !

Perdre 10 - 15 - 20 kilos comme le suggèrent les publicités n'est pas un objectif, c'est un moyen ! C'est un moyen de quoi ? Nous y voilà. C'est dans cette cause finale que va se cacher la motivation, celle qui va pousser à avancer et qui fait partie du registre des émotions.

Vous souhaitez perdre du poids, pourquoi ? Que ferez-vous lorsque vous l'aurez perdu ? Que ressentirez-vous ? Comment serez-vous ? Qu'est-ce que cela va vous apporter exactement ? Dans ces attentes, lesquelles sont essentielles ? Est-ce seulement un besoin ? Si oui de quel besoin s'agit-il ? Peut-être n'est-ce au fonds qu'une envie, pour se faire plaisir ou faire plaisir à d'autres. Seule une recherche systématique de ses attentes réelles permet de trouver son véritable dessein.

Un exemple : une jeune femme décide de perdre du poids avant son mariage. Qu'est-ce qui la motivera ? Le nombre de kilos perdus (qu'elle sera probablement la seule à connaître) ou le fait d'être sublime dans sa robe de mariée ? Que souhaite-t-elle entendre à ce moment-là : "Elle a certainement perdu au moins 10 kilos !" ou "Oh ! Qu'elle est belle !" Vous l'aurez sans doute compris, la cible c'est d'être sublime devant l'autel et sur les photos. Les moyens, ce sont les kilos perdus, le maquillage, la coiffure, et la robe bien entendu !

Même remarque si vous souhaitez perdre du poids pour des raisons de santé. Le dessein sera la santé retrouvée - à définir selon ses critères personnels - et non pas le nombre de kilos perdus.

La motivation peut contribuer à concrétiser vos souhaits en matière de perte de poids


Règle n°2) Cessez de penser et de mesurer... en kilos

Conséquence directe de la règle N°1, penser en termes de finalité d'objectif, c'est renoncer à comptabiliser les kilos ainsi qu'on le rabâche dans les publicités du type : "Combien de kilos voulez-vous perdre ?", "Combien voulez-vous peser ?" Le nombre de kilos à perdre ne fait pas rêver... le résultat de la perte de ces kilos, oui !

Vous voulez retrouver votre séduction ? Alors exprimez-vous en termes de silhouette, de taille de vêtement, d'allure générale.

Vous voulez retrouver votre santé ? Exprimez-vous en termes d'amélioration (sommeil, facilité de mobilité, etc.).

Vous voulez augmenter votre potentiel sportif ? Exprimez-vous en termes de performances. Et si vraiment vous avez envie de mesurer votre progrès choisissez un jeans trop petit et notez les progrès.

Faites donc confiance à votre miroir et aux sensations de votre corps pour juger des progrès. Ne vous fiez pas de manière obsessionnelle à votre balance.

Quel que soit votre objectif, mettez-vous dans une ambiance positive, parlez systématiquement de gains et cessez de penser aux pertes. On ne vend pas un produit en évoquant ses pertes. Même le casino vous propose de gagner, et pourtant...


Règle n°3) Respectez l'intimité de votre motivation

Se motiver, c'est faire appel à ses propres valeurs et à ses règlements personnels. Lorsque vous aurez trouvé votre véritable cible, ne la partagez que si vous êtes sûre de ne pas être jugée. Sinon vous serez tentée de la justifier ou de la remplacer par du "politiquement correct" - ce que vous imaginez que l'on attend de vous. Vous fausserez alors votre propre jeu et vous priverez de beaucoup d'élan. Si on vous questionne, dites simplement que vous pensez que ce serait bien pour vous.


Règle n°4) Impliquez-vous

Personne ne peut vous faire maigrir. Sauf vous. Diététicienne, nutritionniste, lectures, informations sur Internet, etc. ne sont que des moyens pour vous aider, ils ne feront pas le travail à votre place.

Ne restez pas passivement aux ordres d'un gourou de régime. Intéressez-vous aux réactions de votre corps, aux nouveautés, faites des essais, des recherches. Rendez cette aventure de perte de poids passionnante.

Vous avez besoin d'aide ? Demandez-la à un professionnel, ou mieux encore à quelqu'un qui a réussi le même objectif que vous. Et renoncez à quémander de l'aide auprès de quelqu'un qui vit les mêmes difficultés que vous, ou pire ! Vous ne ferez qu'ajouter ses problèmes aux vôtres. Soyez un peut égoïste, gardez votre énergie pour vous.


Règle n°5) Mettez en oeuvre des moyens complémentaires

Aucune cible ne peut se résumer à une simple perte de poids. Se focaliser sur ce moyen devient rapidement obsessionnel et contre-productif en cas de stagnation momentanée.

Pour ne pas voir faiblir votre motivation n'attendez pas d'avoir perdu vos kilos pour mettre en place les moyens complémentaires qui vous rapprochent de votre objectif (diversification de coiffure, nouveaux accessoires, "relooking", etc.).

Par exemple si votre but est de retrouver votre séduction, demandez-vous ce qui rend une femme séduisante, notez-le et passez à l'acte, petit à petit. Et si vous êtes à court d'idée, inspirez-vous d'une femme que vous trouvez séduisante, notez tout ce qui, selon vous, fait son charme et qu'il vous plairait d'avoir. Ensuite, copiez, discrètement bien sûr s'il s'agit de votre voisine !

Votre cerveau a besoin de savoir que vous avez pris les choses en mains. Montrez-lui que vous avancez !


Règle n°6) Fractionnez le chemin

Est-il nécessaire de rappeler que l'on doit prendre des repères sur la route pour se donner le plaisir d'avoir atteint quelque chose avant la réussite finale ?

Pensez aux courses de montagnes où l'on se fixe des repères : le petit chalet, le gros sapin, la rivière, etc. Cela donne l'impression d'avancer, et évite la sensation de voir le sommet reculer d'heure en heure !

Fixez-vous des étapes (taille de vêtement par exemple, ou performances physiques, etc.). Et surtout n'oubliez pas de vous féliciter de chaque petite réussite (pas en mangeant en revanche).


Règle n°7) Contrôlez votre finalité

Jouable, excessif ou sous-dimensionné ? Votre motivation en dépend.

Voici un petit exercice tout simple qui permet de faire le point, et d'identifier certains obstacles et de mettre en place, d'avance, la manière dont il serait possible de les surmonter.

Imaginez une échelle de 0 (nul) à 10 (maximum).

Repensez à votre mire et posez-vous la question suivante. Sur cette échelle de 0 à 10 quelles sont les chances de réussite de la finalité que je me suis fixée ?

Vous arrivez à moins de 8 ? Demandez-vous pourquoi. Et ce qu'il faudrait pour arriver à 8 (demande d'aide, auprès de qui, baisse de l'objectif, etc.).

Vous arrivez à plus de 8 ? Vous vous sous-estimez. La trop grande facilité d'une cible est aussi démotivante que la trop grande difficulté. Rajoutez un peu de piment !


Règle n°8) Imprégnez-vous émotionnellement de votre aspiration

Fréquemment utilisées par les sportifs de compétition, les méthodes d'imprégnation d'un objectif reposent sur 2 postulats :

  • Le cerveau émotionnel fonctionne essentiellement par image. Le but doit donc pouvoir être visualisé.

    Exemple : inscrire sur un post-it "ne pas oublier le pain" risque de laisser la huche vide. En effet, comment visualiser ce message ? Par contre noter "prendre le pain" est facile à visualiser et à ressentir, cela vous offre plus de chance d'être suivi d'un passage à la boulangerie.

    Conclusion : fermez les yeux et imaginez-vous en situation de réussite, avec un maximum de détails (ce que vous verrez, les vêtements que vous mettrez, vos performances, etc.).

  • Le cerveau émotionnel ne fait pas la différence entre le vrai et le faux.

    La preuve : Qui n'a jamais ressenti des frissons de peur en regardant un film d'horreur, ou des larmes d'émotion en regardant un film d'amour ?

    Conclusion : on peut tromper son émotionnel pour que les émotions ressenties nous poussent en avant (par exemple en ressentant, par avance, le bonheur d'avoir gagné une compétition ou en ressentant le bonheur de se voir sublime et mince dans sa robe de mariée).

    Le processus : ne pas se borner à une énumération rationnelle, mais y rajouter les sensations de la réussite. Bref, faire comme si c'était fait...

    C'est le moyen privilégié des sportifs pour s'imprégner d'avance d'une victoire avant la compétition. Et comme perdre du poids est parfois aussi difficile que d'escalader un 4000 mètres, copiez-les ! Il n'y a rien de tel pour vous regonfler la motivation de temps en temps !


Formuler un objectif qui soit le support de la motivation n'est donc pas simplement dire : je veux être séduisante, je veux être en bonne santé, etc. C'est pratiquement vivre d'avance sa réussite pour utiliser au maximum l'élan d'une émotion positive.

Mais qui dit imprégnation dit aussi précision. N'attendez pas de votre émotionnel qu'il vous pousse en avant si vous restez dans le vague. Être mieux, c'est insuffisant et surtout impossible à visualiser. Marcher plus d'une heure par jour sans être essoufflée, c'est déjà mieux. Rentrer dans son vieux jean rouge, c'est parfait !


Bonne route.


Livre de Catherine Thoeni Gratz
Catherine Thoeni Gratz


Plus de 20 années de nutrition en cabinet libéral.
Thérapeute Vittoz, Master en PNL et Master Coach.

Auteur du Guide "Comment se motiver pour maigrir ?", 3 volumes de théories et d'applications pratiques.


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catherine Thoeni Gratz  |  12 novembre 2012, 17:22
C'est comme cela daniellef, notre cerveau est divisé en plusieurs parties qui ont chacune leurs fonctions.

Une partie réagit d'une manière émotionnelle ou instinctive si vous le préférez en fonction de ses émotions,
une autre de manière rationnelle en fonction de sa capacité à raisonner, à mettre ensemble les éléments avant de prendre une décision.

Cette découverte entre les modes de fonctionnement du cerveau n'est pas vraiment nouvelle. Elle est même parfaitement illustrée dans le Droit depuis que le code pénal existe. Vous avez d'un côté l'assassinat, qui est un acte prémédité et soigneusement préparé par le cervau de l'analyse et de la réflexion (et qui va cûter beaucoup plus cher en années de prison) et d'un autre côté le meurtre que les avocats défendront en plaidant la passion ou la légitime défense , c'est à dire l'émotion et qui coûtera un peu moins cher au niveau de la sanction).

En ce qui concerne la nutrition, vous avez la partie rationnelle de votre cerveau qui composera soigneusement le menu en fonction de ce que la nutritionniste vous aura appris ... et la partie émotionnelle... qui sautera sur un paquet de biscuit et l'engloutira parce que le chef a fait une remarque déplaisante.

En ce qui me concerne, j'aurais créé le cerveau différemment.... mais comme on ne m'a pas consultée... j'essaie de tirer parti au mieux de ce que j'ai.
daniellef  |  23 octobre 2012, 19:56
Bonjour,

Je ne comprends pas trop pourquoi y a un "cerveau émotionnel". Quand on dit cerveau, c'est forcément des émotions dedans, pourquoi préciser encore ? Le cerveau rationnel lui, je n'y crois pas trop. On est jamais rationnel vu que ce qui est rationnel pour l'un peut ne pas l'être pour l'autre, c'est quaund même compliqué de parler de cerveau logique je non ?!?
sophie  |  20 octobre 2012, 08:48
C'e bien beau tout ça, mais est ce que c'e vraiment la motivation qui aide à mincir ? Je pense que c'e autre chose, comme un mauvais entourage !
michel75  |  17 octobre 2012, 18:11
Bonjour, j'ai surtout apprécié la partie sur le cerveau émotionnel et comment le "tromper". C'est vrai qu'on n'en parle pas beaucoup ailleurs sur Internet. MErci.
clarasheller  |  17 octobre 2012, 08:36
Tout est dit, bravo pour cet article clair et agréable à lire. Tout d'un coup, je me sens beaucoup plus motivée pour perdre mes kilos en trop :)
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