Aliments bio : 10 illusions créées par les produits biologiques

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 06/09/2012

L'agriculture bio a fait naître beaucoup de préjugés depuis son avènement. Cassons dix mythes sur les aliments et produits biologiques.

Ils ne sont pas forcément plus sains ni meilleurs pour l'environnement, et ils peuvent tout à fait être remplis de pesticides. Tous les aliments bio ne sont pas crées égaux. Nous allons voir dans cet article ce qui se cache derrière leur étiquette.

Attention, RegimesMaigrir.com ne vise pas par cet article à dénigrer ce type d'aliment et à dire qu'une alimentation bio est mauvaise. Nous avons plutôt comme objectif de remplir notre devoir d'information, et de vous faire prendre conscience qu'il ne faut pas toujours croire ce que d'autres disent sans vérifier le fondement. Nous voulons simplement casser les mythes qui entourent ce type d'alimentation afin que chacun puisse juger de l'agriculture bio en fonction des faits (et non sur la base des préjugés).


> Dix contre-vérités à débusquer

RegimesMaigrir.com vous liste 10 illusions créées par les produits biologiques :

1) Ils sont toujours meilleurs pour l'environnement
Il s'agit d'un mythe. Les aliments bio ne contaminent peut-être pas autant le sol et la nappe phréatique avec les pesticides et des substances chimiques que l'agriculture classique le fait, mais il y a un inconvénient étonnant.

En effet, puisque l'agriculture biologique est 2 fois moins productive que l'agriculture conventionnelle, elle nécessite beaucoup plus d'espace terrestre pour produire la même quantité de nourriture.

Des experts en écologie estiment que l'agriculture moderne à haut rendement a permis de sauver 25 millions de kilomètres carrés d'habitats de la faune sauvage. Ils jugent également que si le monde basculait à l'agriculture biologique, nous aurions besoin de détruire environ 17 millions de kilomètres carrés de forêt.

Une agriculture moins productive peut aussi mener à une pénurie générale de nourritures pour les personnes sous-alimentées dans le monde.


2) Ils sont moins caloriques
C'est une illusion. Bien que la teneur en calories soit exactement la même pour les aliments bio et conventionnels, de nombreux consommateurs persistent à penser que les produits biologiques sont plus pauvres en calories.

Une étude menée par l'Université de Michigan (Etats-Unis) a trouvé que 38% des personnes croient que les biscuits bio de marque Oreo contiennent moins de calories que ceux qui sont non-bio (de la même marque), alors qu'il suffisait de lire les informations nutritionnelles collées sur les boîtes pour se rendre compte que les deux types de biscuits contiennent la même quantité calorique.

"Les participants ont vraisemblablement déduit que si les cookies bio contiennent 160 calories, alors la teneur calorique des biscuits classiques - quelle que soit la quantité précise - devrait être supérieure", remarque Norbert Schwarz, professeur de psychologie et l'un des chercheurs responsables de l'étude.

"De plus, les participants considèrent qu'il est approprié de consommer des biscuits Oreo plus souvent quand ces derniers sont bio que quand ils ne le sont pas", note-t-il.


3) Ils sont plus nutritifs
C'est plutôt une illusion car aucune certitude existe sur ce sujet. Les études font volte-face dessus.

Une étude publiée par "The Organic Center" a trouvé que les niveaux nutritionnels étaient 25% plus élevés dans les nourritures bio. Une autre a trouvé qu'il y a davantage de vitamine C dans les tomates bio que dans celles cultivées de façon conventionnelle. Une autre encore a trouvé davantage de flavonoïdes anti-cancer dans la version bio du maïs et des fraises. Mais d'autres études n'ont trouvé aucune différence.

En fait, ce qui fait la plus grande différence en éléments nutritifs est la durée à laquelle les produits alimentaires sont restés sur l'étagère. Par exemple, les épinards perdent environ la moitié de sa vitamine B9 en une semaine.

Une étude britannique a trouvé que les niveaux supérieurs de flavonoïdes dans les tomates bio est le résultat du stress provoqué par le manque d'azote. Les plantes cessent de fabriquer de la chair et créent des produits chimiques défensifs (tels que les flavonoïdes) à la place.

Une recherche indépendante menée au Royaume-Uni a analysé en 2010 plus de 160 études (publiées entre 1958 et 2008) sur les cultures biologiques contre les cultures conventionnelles. Il y avait un total de 3 558 comparaisons de teneur nutritive et en d'autres substances chez les deux types d'aliments. Cette recherche n'a trouvé absolument aucune preuve ni différence en teneur de plus de 15 nutriments (y compris en vitamine C, beta-carotène et calcium) entre ces 2 catégories.

Cette recherche avait simplement relevé un taux supérieur d'azote chez les récoltes conventionnelles, tandis que les récoltes bio avaient davantage de phosphore et d'acidité. Aucun de ces éléments nutritifs n'est fondamental pour la qualité nutritionnelle. Pire, les animaux élevés biologiquement avaient davantage de graisse (surtout de la graisse trans, qui est mauvaise pour la santé).


4) L'agriculture biologique est bonne pour l'écologie
C'est un mythe. L'étude "Life Cycle Assessments" (Analyses de Cycle de Vie) menée au Royaume-Uni et parrainée par le Ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires Rurales, devrait faire réfléchir toute personne qui achète bio. Cette étude montre que la production de lait et de produits laitiers biologiques est une source majeure d'émissions de gaz à effet de serre (GES).

Pour sa production, un litre de lait bio exige 80% de surface terrestre en plus qu'un litre de lait conventionnel, possède 20% de potentiel de réchauffement terrestre en plus, libère 60% plus de nutriments dans les sources d'eau, et contribue pour 70% de plus aux pluies acides.

En outre, les vaches élevées biologiquement rotent deux fois plus de méthane que celles élevées conventionnellement. Or le méthane est 20 fois plus puissant comme gaz à effet de serre que le dioxyde de carbone.

Les viandes et volailles bio sont les plus gros contributeurs agricoles aux émissions des GES. L'étude britannique en question a compté l'énergie utilisée pour la fabrication de pesticides nécessaires à la culture de la nourriture pour bétail. Elle montre que un kilogramme de viande de boeuf bio libère 12% de GES en plus, provoque 2 fois plus de pollution par nutriments (dans les sources d'eau), et davantage de pluies acides.


5) Ils ont meilleur goût
C'est une illusion. Personne n'a été capable de faire la différence entre les produits bio et ceux qui sont conventionnels. Une étude menée sur des pommes a certes trouvé que celles qui sont bio ont meilleur goût, mais cette étude reste très marginale.

La plupart de recherches scientifiques n'ont pu relever une différence, mais un sondage mené au Royaume-Uni a permis de constater que 71% de personnes sondées préfèrent le goût des aliments bio. Les partisans d'une nourriture conventionnelle feront remarquer volontiers que le goût d'un aliment est beaucoup plus déterminé par sa maturité et sa fraîcheur que du fait d'avoir été cultivé biologiquement ou pas.

En fait, pour obtenir des framboises (par exemple) qui ont "un meilleur goût de framboise", achetez des produits cultivés localement, en saison, et qui n'ont pas été conservés dans des boîtes/étagères trop longtemps. Regardons la vérité en face : aucun aliment n'a son meilleur goût quand il est transporté par avion à l'autre bout du monde puis ciré avant de passer une semaine dans les rayons d'épicerie.


6) L'agriculture biologique est plus durable
C'est un mythe. Les pommes de terre bios utilisent moins d'énergie en termes de production d'engrais, mais il faut plus de combustibles fossiles pour le labourage. Un hectare de terre (10 000 mètres carrés) dédié à l'agriculture conventionnelle produit 2,5 fois plus de patates qu'un hectare de terre consacré à l'agriculture bio.

Une ferme biologique demande plus d'espace pour cultiver
Les tomates cultivées dans des serres chauffantes dans les pays européens utilisent jusqu'à 100 fois plus d'énergie que celles qui poussent dans des champs en Afrique. Le rendement obtenu par une culture biologique n'atteint que 75% de celui atteint par la culture conventionnelle, mais exige 2 fois plus d'énergie. Alors les conséquences néfastes pour le climat imposées par les tomates bio cultivées dans le pays dépassent celles liées aux importations des tomates du Kenya.

Les experts estiment que la production de tomates biologiques libère presque 3 fois plus de pollution par nutriments (dans les sources d'eau) et utilise 25% plus d'eau par kilo qu'une production normale.

Cependant, un kg de blé bio requiert 1 700 joules d'énergie pour être produit, contre 2 500 J pour un kg de blé conventionnel, bien que la pollution des sources d'eau par les nutriments est 3 fois plus élevée pour le blé bio.


7) Vous n'avez pas besoin de bien les laver
C'est une illusion. Toutes les denrées, qu'elles soient achetées à partir des rayons d'épicerie d'un hypermarché ou de votre ferme biologique du coin, sont susceptibles d'avoir des bactéries nuisibles (comme l'E. coli).

Diverses études menées en Autriche, au Danemark, au Pays-Bas ont trouvé la bactérie Campylobacter (17 espèces dont la C. jejuni, la C. coli et la C. fetus) dans 100% des troupeaux de poulets bio, mais dans seulement 35% des troupeaux élevés conventionnellement.

Ces études ont également relevé un taux de contamination équivalent par la bactérie Salmonella (malgré le fait que de nombreux troupeaux de poulets bio étaient vaccinés contre elle). Enfin, 72% des poulets élevés biologiquement étaient infectés par des parasites.

Le sol et les eaux de ruissellement qui sont contaminés par l'E. coli (potentiellement logées dans les défécations animales) peuvent entrer dans les produits biologiques, surtout les melons, les laitues, les tomates, les épinards et les oignons verts, puisqu'ils poussent près du sol.

Votre meilleure défense consiste alors à nettoyer tous les aliments, même bio, soigneusement sous l'eau courante.

Les aliments bio doivent aussi être lavés soigneusement


8) L'agriculture bio n'utilise pas de pesticides
C'est un mythe. Les alertes alimentaires sont toujours de bonnes nouvelles pour l'industrie de l'alimentation bio. Les associations pro-bio et d'autres groupes commerciaux liés à ce type d'agriculture disent que les aliments conventionnels sont malsains parce que remplis de pesticides. La différence est que les pesticides "bio" sont si dangereux que les réglementations en vigueur doivent fermer les yeux sur eux, et ils ne sont pas obligés de réussir tous les tests modernes de sécurité (qui sont très stricts).

Par exemple, les agriculteurs biologiques peuvent traiter les maladies fongiques avec des solutions de cuivre. A l'inverse des pesticides modernes et biodégradables, les pesticides à base de cuivre restent toxiques dans le sol pour toujours.

L'insecticide bio roténone (extrait d'une plante légumineuse nommée derris) est hautement neurotoxique pour les humains. L'exposition peut provoquer la maladie de Parkinson.

En fait, on se rend compte que ce n'est pas l'utilisation de pesticides qui différencie les deux types d'agriculture (bio et conventionnelle), c'est l'origine des pesticides utilisés. Les pesticides bio sont ceux qui sont dérivés des sources naturelles et légèrement (voire pas du tout) transformées avant leur utilisation dans le cadre de l'agriculture biologique. Les pesticides utilisés par l'agriculture conventionnelle sont quant à eux généralement synthétiques.

Mais aucune de ces substances chimiques "naturelles" n'est une raison de ne pas acheter des produits biologiques. De même, aucune des substances chimiques fabriquées par l'homme et utilisées dans l'agriculture conventionnelle n'est une raison de ne pas acheter des produits conventionnels.

Les partisans de l'alimentation bio disent qu'il y a un effet cocktail de pesticides. Certains tentent de balbutier qu'il y une "épidémie de cancer" à cause de ce cocktail. En fait, il n'y en a pas. Lorsque les études normalisent les données en fonction des âges, les taux de cancer sont en chute libre et cela depuis les 50 dernières années.

S'il y a un effet cocktail, alors il devrait logiquement d'abord se montrer chez les agriculteurs (les plus exposés aux pesticides), or ils se trouvent dans le groupe où il y a les taux de cancer les plus faibles dans la population.

Les effets cancérigènes des pesticides pourraient apparaître en tant que le cancer de l'estomac. Or le taux de ce cancer a diminué plus vite que le taux de n'importe quel autre cancer.

Dans les années 1950, toute la nourriture des pays d'Europe était biologique, et nous vivions jusqu'à la soixantaine en moyenne. La malnutrition et l'intoxication alimentaire étaient monnaie courante.

De nos jours, l'agriculture moderne (y compris avec l'utilisation prudente des produits chimiques testés soigneusement) rend la nourriture beaucoup moins chère et sûre/propre à la consommation. Et nous vivons jusqu'à les 80 ans en moyenne avec cela.


9) Vous soutenez les petites fermes ou les éco-entreprises en achetant bio
C'est une illusion. Les plus grands conglomérats agro-alimentaires mondiaux (General Mills, Kraft, Kellogg's, etc.) possèdent des marques bio pour améliorer leur image de marque, pour se donner une caution écologique illusoire.

Et avec des demandes si fortes (sur le marché du lait bio, la demande est supérieure de 10% à l'offre), ces entreprises géantes doivent importer des ingrédients biologiques aussi bon marché que possible (souvent à partir d'autres pays en voie de développement).

La chaîne de supermarchés américaine "Whole Foods" a par exemple vendu plus d'un milliard d'euros en fruits et légumes en 2011, et seulement 16% de ces denrées étaient cultivées localement. Et cela se vérifie avec beaucoup d'autres marques.

Cela veut donc dire que vous ne soutenez pas vraiment les petites fermes ou les éco-entreprises locales mais plutôt les producteurs de produits bio des pays émergents. Avec tout le dioxyde de carbone dépensé dans le transport, beaucoup d'aliments bio ont des vertus écologiques très discutables.


10) Ils sont meilleurs pour votre santé
C'est un mythe. Les adeptes d'alimentation bio disent qu'ils favorisent davantage une bonne santé, et une étude a montré moins de pesticides dans l'urine des enfants pendant les jours où ils ont mangé seulement de la nourriture bio.

Toutefois, les chips bio, le soda bio, les biscuits bios, etc. ne sont pas pour autant les amis de votre santé. Le sucre de canne bio reste du sucre. Les chips bios frits restent une friture, peu importe le type de compost était entassé sur les pommes de terre. Il vous faudra donc toujours manger les aliments sucrés et gras en modération.

Nous avons également vu dans le point n°7 plus haut que les aliments bio peuvent contenir beaucoup de bactéries et parasites. Cela montre qu'ils ne sont pas si sans danger que ce que beaucoup voudraient le faire croire.

Les agriculteurs biologiques se vantent que leurs animaux ne sont pas systématiquement traités avec des antibiotiques ou des médicaments vermifuges (par exemple). Mais, de ce fait, les animaux élevés biologiquement souffrent de davantage de maladies.

En 2006, une étude menée en Autriche et en Allemagne a trouvé que 25% des porcs bio souffrent de pneumonie contre 4% seulement chez les porcs élevés conventionnellement. De plus, les porcs bio meurent 2 fois plus souvent. Or les maladies sont la principale raison pour laquelle les animaux bio pèsent seulement la moitié du poids de ceux élevés conventionnellement. L'agriculture biologique n'est pas nécessairement une aubaine pour le bien-être animal.



> Mais qu'est-ce qui est bon chez les aliments bio alors ?

  • C'est plus humain : une grande partie de lait bio et de viandes biologiques viennent de petites fermes, où les animaux ont davantage d'espace pour se déplacer que ceux des grandes fermes industrielles.
  • Ils pourraient réduire votre risque de contracter la vache folle : le bétail élevé en mode bio ne peut se nourrir d'aucun produit dérivé de source animale (qui est la principale cause de la vache folle).
  • C'est plus facile d'en trouver désormais : de grands fabricants comme Kellogg's et Kraft ont déployé des versions bio de leurs céréales et fromages (notamment), alors vous n'aurez pas beaucoup de difficulté à convaincre vos enfants d'en manger. De plus en plus de supermarchés ont installé un ou plusieurs rayons d'alimentation bio.
  • Les producteurs bio aspirent à préserver la diversité : la perte d'une grande variété d'espèces (biodiversité) est l'une de nos plus grandes inquiétudes environnementales. La bonne nouvelle est que de nombreux fermiers et jardiniers bio ont collecté et préservé des graines, et cultivent des variétés inhabituelles depuis plusieurs décennies.
  • A quel point un produit est-il biologique ? Les produits étiquetés "bio" doivent se composer à 95% d'ingrédients cultivés biologiquement. Mais ceux qui en contiennent seulement 70% peuvent utiliser l'expression "fabriqué avec des ingrédients bio". Lisez donc les étiquettes alimentaires attentivement.


> Les fruits et légumes qui ont le PLUS de pesticides

Si vous vous inquiétez de la quantité de pesticides et d'autres substances chimiques trouvée dans votre alimentation, voici 12 types de produits alimentaires qui en contiennent le plus (selon les chiffres de la célèbre organisation américaine "Environmental Working Group") : fraises, poivrons (rouge et vert), épinards, cerises, pêches, céleri, pommes, abricots, myrtilles, nectarines, raisins, choux frisés, pommes de terre.


> Les fruits et légumes qui ont le MOINS de pesticides

Les même experts ont trouvé que les aliments suivants sont ceux qui contiennent le moins de pesticides : oignons, asperges, pois de senteur, maïs sucré, choux, aubergines, patates douces, ananas, mangues, avocats, kiwis, cantaloups, pastèques, pamplemousses, melons d'Espagne.

Selon les spécialistes de l'organisation "Environmental Working Group", vous pouvez réduire votre consommation de pesticides de près de 80% en évitant les denrées qui contiennent le plus de pesticides et en choisissant des fruits et légumes faisant partie du groupe le moins contaminé (liste que nous venons d'évoquer).


En conclusion, nous dirions que la nourriture achetée de nos jours est plus sûre que jamais. Dans une époque sérieuse, nous devrions parler du futur sérieusement et ne pas utiliser des alertes alimentaires et les désinformations comme tactiques pour augmenter les ventes de tels ou tels produits.

Dans une ère de changements climatiques et de pénuries alimentaires, l'alimentation biologique est devenue un péché mignon que le monde peut de moins en moins se permettre. Et même certains experts de l'environnement reconnaissent cela.


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> COMMENTAIRES / TÉMOIGNAGES (cliquez ici pour rédiger votre commentaire)
François  |  12 juillet 2014, 02:58
Faut être intoxiqué mentalement pour gober ce genre de bouillie infecte sans vomir! Non mais c'est pas sérieux...
ANNA  |  24 septembre 2012, 12:55
Quelle analyse superficielle et erronée :

le conventionnel utilise moins de terres que le bio, mais cette terre est morte et sans nutriments pendant les années suivantes. le bio permet la rotation des cultures, ne tue pas la terre et les êtres vivants et les légumes et autres fruits sont délicieux, et non insipides comme la culture avec pesticides.
que d'idées fausses !!!

L'auteur ne doit pas être un grand spécialiste de la question.
Mais qu'il continue à bouffer des pesticides, pas de problème.
Sarah  |  14 septembre 2012, 14:57
la plupart de vos arguments sont totalement faux et ne méritent même pas qu'on perde son temps à le démontrer. Il est non seulement incroyable mais également irresponsable d'écrire des contre vérités pareilles. Je suis curieuse de savoir qui se cache derrière ces affirmations. En tous les cas cela décrédibilise totalement votre site.
Dorothée  |  14 septembre 2012, 11:20
Comment pouvez vous raconter de telles inepties ?!!

Simplement : la roténone a été interdite de commercialisation et d'utilisation en Europe, depuis 2009, et son utilisation a été prolongée en France jusque avril 2011. (Commission européenne no 2008/317/CE du 10 avril 2008). Ce produit est dangereux, effectivement pour l'AGRICULTEUR, mais non pour le consommateur ni pour l'environnement, car contrairement à de nombreux pesticides traditionnels, sa durée de vie dans le sol est bien plus faible, il est très vite dégradé. N'abordons même pas la pollutions des cours d'eau en France par les pesticides type glyphosate, atrazine etc... Les données sont affligeantes !!
Un petit extrait :

"Quantification des pesticides dans les eaux de 2007 à 2009

En métropole, au moins un pesticide est quantifié pour :

- 92 % des points de mesure en cours d’eau
- près de 75% en plans d’eau
- 70 % en eaux souterraines

Dans les départements d’outre-mer, 58 % des points de mesure en cours d’eau présentent au moins un pesticide quantifié et 64 % en eaux souterraines.

Source : Ministère chargé de l’écologie, Bilan de présence des micropolluants dans les milieux aquatiques continentaux Période 2007-2009"
(cf site eaufrance.fr)


La bouillie bordelaise, ou sulfate de cuivre, utilisé en tant que fongicide en bio, est limité au niveau quantitatif : les agriculteurs bio ne peuvent pas non plus se permettre de faire n'importe quoi et sont hyper encadrés au niveau des résidus de produits trouvés sur une culture. En plus : un agri bio à coté d'un agri conventionnel est des fois bien embêté par son voisin qui traite, ou par une pollution du sol, qui vient se répercuter sur sa culture qui du coup, ne peut plus être vendue en bio...

Ensuite, contrairement à ce que vous dites, il existe une quantité (mais alors sacré quantité !!) d'articles scientifiques, de toute nationalité, montrant un lien avéré entre l'exposition aux pesticides et la survenue de certains types de cancers en population agricole, ou encore de la maladie de Parkinson. Je sais de quoi je parle, je travaille sur ce sujet ! Il n'y a qu'à regarder les études françaises cerephy sur tumeurs cérébrales, agrican en cours de réalisation sur les cancers en population agricole (I. Baldy, P. Lebailly), la grande étude américaine Agriculture Health Study, les travaux de Blair, Acquavella, Alavanja etc... certains articles sont accessibles gratuitement en ligne sur internet, en recherchant par pubmed ou google scholar, si toutefois on s'en sort un peu avec l'anglais...
(aghealth.nci.nih.gov/publications.html)

Concernant le gout des produits bio, et leur acidité, effectivement les produits que l'on trouve en supermarché sont cueillis avant maturité pour qu'ils se conservent, vu que les consommateurs s'attendent à ce qu'un produit tienne une semaine dans leur frigo... Du coup comme ils n'ont pas de produits conservateurs rajoutés, ils sont cueillis avant maturité, et forcément ne sont pas très bons. Ca c'est aussi avant tout un problème d'éducation du consommateur...

Enfin concernant les rendements en agriculture bio : effectivement ils sont moindres qu'en agriculture conventionnelle, n'empeche que si on gachait moins notre nourriture, il y a belle lurette qu'on arriverait à nourrir notre planete, il faut arrêter de se leurrer, le problème ne vient pas du type d'agriculture mais de l'égoisme inhérent à cette société de surconsommation. Enfin évitons les discours de comptoir, je ne m'étendrai pas sur le sujet.

Bon, enfin je vais m'arrêter là, je voudrais juste préciser qu'il ne faut pas non plus en venir à blâmer les agriculteurs, quel que soit leur système de production. Cette activité nécessite énormément de travail, des investissements lourds, et face à la pression des intermédiaires comme la grande distribution, qui exigent des prix toujours plus bas, ce sont eux qui trinquent les premiers et voient leurs revenus en chute libre. Et effectivement, les contraintes météo imposent parfois l'emploi de traitement, aussi bien en bio qu'en conventionnel. Il faut juste se rendre compte qu'avant tout, le bio c'est mieux, surtout pour la santé de l'agriculteur...
littlecelt  |  06 septembre 2012, 20:19
A croire que Monsanto, la FNSEA et les géants de l'agroalimentaire se sont réunis pour écrire ce "mythique" article.

Il est aussi facile à démonter que les arguments fallacieux qu'il présente contre l'agriculture biologique.

Un seul exemple Prendre l'argument que l'on ne vivait jusqu'à 60 ans avant la fameuse révolution agro-chimique (qui ne fit que recycler les produits phytosanitaires utilisés contre les humains pendant les guerres du Vietnam et d'autres), c'est pour paraphraser notre président Corrézien : abracadabrantesque

Sérieusement, vous avez été payée combien pour cet article pleins de préjugés et d'approximations. D'autre part dans les arguments que vous avancez pour le bio, on sent pointer une dose de mépris et surtout une méconnaissance totale..

Avez-vous vécu à la même époque que moi avec toutes les crises alimentaires que nous avons traversé et qui ne sont dûs qu'aux excès de l'industrie agro-alimentaire qui voulait s'en mettre plein les fouilles ?

De plus il n'y aucun liens vers les sources que vous citez et ça aussi c'est intellectuellement fallacieux....
Ben  |  06 septembre 2012, 16:10
Cet article est partisan contre le Bio, il contient des erreurs que je pense volontaires.

L'agriculture bio est meilleure pour l'environnement parcequ'elle prend en compte la gestion des réserves d'eau.

Les tomates, fraises, poivrons que l'on fait pousser dans le desert en épuisant les maigres ressources d'eau douce de cet écosysteme fragile ne sont pas Bio, par exemple. Les aliments bio ont un impacts moins néfastes sur la biodiversité.

Les aliments issus de l'agriculture conventionnelle et qui ne sont pas associés à un label (que se soit BIO, ou label rouge par exemple), ne sont pas soumis à une charte de règles suffisamment stricte et expose potentiellement le consommateur à des surprises. Si, en moyenne le BIO n'a pas meilleur goût, en revanche ce sont des produits issus de l'agriculture industrielle conventionnelle qui battent tous les records d'insipidité.

Je suis d'accord pour admettre qu'il y a des mythes qui entourent le BIO, mais il faudrait surtout s'attaquer à la qualité misérable que proposent certains industriels. Je préfère connaître un minimum la charte selon laquelle mon produit est fait, que l'ignorer totalement.

Le label Bio Européen n'est pas parfait. Il connaîtra sûrement des changements dans le futur. Mais il est déjà utile. Il permet d'éviter ce qu'il y a de pire dans l'agroalimentaire non labellisé.
Yvon-22  |  06 septembre 2012, 14:55
Je partage pour une bonne part les opinions exprimées sur les aliments Bio mais je regrette que l’auteur de ces lignes ne se réfère qu’à des études étrangères alors que plusieurs publications françaises, écrites en français dans des revues françaises, formulent depuis plusieurs années un jugement similaire sur les aliments issus de l’agriculture biologique. Je cite notamment le volumineux rapport de l’Afssa publié en 2003, un rapport de 2009 de l’Académie d’agriculture de France et la très bonne revue de synthèse publiée en 2010 par L. Guéguen et G. Pascal dans les Cahiers de Nutrition et de Diététique. Il est vrai que nul n’est prophètre en son pays !
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