Enfants difficiles sur la nourriture à cause de la pression

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 08/09/2011

Si les parents pressent trop leurs rejetons à manger les aliments que ces derniers n'aiment pas, cela peut produire un effet négatif.

Vous pouvez amener un enfant au brocoli, mais vous ne pouvez pas toujours le forcer à en manger. Ce n'est pas le cas pour votre progéniture ? Vous mettez la pression sur eux pour qu'ils finissent les plats qu'ils n'aiment pas ? Alors cela risque bien de rendre vos enfants plus difficiles sur la nourriture plus tard, selon une nouvelle étude.

Les réponses données par 104 mères d'enfants âgés de 3 à 6 ans, et habitant au Royaume-Uni, aux questions sur les comportements de leurs filles et fils montrent que les presser à manger augmente significativement le risque qu'ils se tiennent les coudes et refusent d'obtempérer.

Cette étude a également trouvé que le contournement des nourritures était plus fréquent chez les jeunes ayant certains tempéraments émotionnels, ainsi que chez ceux dont les parents utilisent les aliments pour former un comportement et qui n'encouragent pas une alimentation variée et équilibrée. Lisez aussi nos conseils pour donner l'habitude de manger sain et d'être plus actifs aux enfants.

"Les enfants en bonne santé sont nés pour réguler leur faim et leur satiété", dit Claire Farrow, auteure de l'étude et maîtresse de conférences senior en psychologie à l'Université Loughborough (Leicestershire, Angleterre).

"Les conclusions de mon étude soutiennent d'autres études qui avaient montré que si les parents ou nourrices/soignants passent outre les signaux de faim et de satiété de leurs rejetons, dans le but d'exercer une pression sur leurs descendants et les forcer à manger même quand ils n'ont pas faim, alors les bambins luttent souvent pour réguler leur appétit de manière appropriée dans le futur", dit Claire Farrow.

Et pour les enfants qui sont déjà difficiles sur la nourriture, l'utilisation de la pression pour les faire manger peut exacerber les problèmes et conflits aux heures des repas, selon la responsable de l'étude (qui sera publiée dans l'édition de décembre de la revue "Appetite").


> Préférer plutôt des encouragements doux à la pression sur vos enfants

Les mères analysées par l'étude étaient majoritairement blanches de peau, bien éduquées et de poids corporel normal (IMC situé dans une fourchette saine). Elles évaluaient plusieurs des comportements de leur descendance aux alentours des heures de repas, y compris le fait de leur irritabilité face à la nourriture, de manger trop lentement, de se sous-alimenter en réponse aux états émotionnels, ainsi que la rapidité avec laquelle leurs enfants déclarent qu'ils n'ont plus envie de manger (qu'ils n'ont plus faim).

Les mamans estimaient aussi leurs propres "restrictions alimentaires", c'est-à-dire combien de fois elles ont tenté de manger moins que ce qu'elles auraient souhaité.

Les génitrices qui ont rapporté le plus d'irritabilité devant les assiettes chez leurs enfant ont aussi dit qu'elles utilisaient beaucoup plus de pression pour astreindre leurs enfants à avaler, ou restreindre la prise de divers aliments pour des raisons de santé.

Les mères qui ont déclaré que leurs enfants mangeaient lentement rapportaient aussi avoir recours à davantage de pression pour contraindre leurs enfants à manger.

Mais un peu de persuasion serait-il bienvenu, quand il s'agit de brocoli ou d'autres aliments nutritifs mais souvent repoussés par vos rejetons ? Claire Farrow dit que cela dépend si l'objectif est de diriger les enfants à manger simplement davantage ou d'expérimenter un nouvel aliment.

"Si le but est de guider l'enfant à manger davantage de nourriture parce que le parent veut que ce soit ainsi, alors cela s'avère contre-productif. Les enfants devraient être autorisés à arrêter de manger quand ils sont rassasiés, s'ils sont capables de réguler leur appétit de façon appropriée", dit Claire Farrow.

"Toutefois, si vous tentez d'amener vos petits à essayer un nouvel aliment qu'ils ne veulent pas, alors certaines études récentes ont montré que l'encouragement fait avec douceur et des récompenses positives pour avoir expérimenté de nouveaux aliments peuvent être une stratégie bien plus couronnée de succès (si vous ne voulez pas fabriquer des enfants difficiles en nourritures)", déclare l'auteure de l'étude. Lisez aussi comment habituer vos enfants à un style de vie qui leur permet de garder une bonne santé.


> Laisser les enfants prendre l'initiative

Les parents devraient offrir une grande gamme d'aliments nutritifs aux heures des repas et des collations, puis asseyez-vous et laissez votre progéniture prendre l'initiative.

Si vous observez bien, une stratégie similaire est employée par les mères qui allaitent. Ces mamans ne savent jamais vraiment quelle quantité de lait leur bébé consomme et permettent du coup aux signaux de faim naturels de leurs bébés de dicter les tétées.

"Mon sentiment personnel est que, certes, nous voulons que nos enfants mangent du brocoli (ou tout autre aliment nutritif et pourtant redouté par nos rejetons), mais comment vont-ils faire pour manger du brocoli quand des crackers sont sur la table ? Si vous enlevez ces choix alimentaires moins nutritifs et laissez uniquement des aliments sains sur la table, là, les enfants choisiront ces aliments", dit Claire Farrow.

L'auteure convient qu'il est difficile de déterminer si le contrôle parental des pratiques d'alimentation pourrait produire des enfants qui un jour deviennent obèses ou développent des troubles de comportements alimentaires. Mais cette psychologue experte ajoute qu'il est possible de "gérer secrètement" la manière de s'alimenter de vos descendants afin de favoriser des choix de nourritures plus nutritives ou une plus grande consommation simplement en restant cohérents.

Nous vous recommandons de laisser les enfants prendre les initiatives quand ils ont faim, de ne pas les forcer à se nourrir quand ils n'ont pas faim, de ne vous inquiéter excessivement à ce sujet et surtout de ne pas offrir de malbouffe (comme une sortie au fast food) pour compenser en calories lorsque les enfants ne veulent pas manger. Quand les enfants sont encore très petits, dites-vous qu'il ne faut pas vous inquiéter, vos bambins ne vont pas se priver de manger et s'affamer. Vous ne voulez certainement pas que la nourriture devienne soit une lutte de pouvoir soit une grande récompense. Lisez aussi nos conseils pour donner des casse croutes adéquats à vos jeunes enfants.


> Avant cette étude, que pensaient les scientifiques des pressions exercées par les parents sur leurs rejetons pour manger ?

Une autre étude réalisée par l'Université de Pennsylvanie (Etats-Unis) en 2005 avait déjà suggérer une idée similaire à celle de l'étude que nous venons d'évoquer. Les chercheurs demandaient aux enfants de manger des légumes et de boire du lait, leur offraient des autocollants et du temps pour regarder la télévision s'ils mangent. Plus tard dans l'étude, les petits exprimaient une aversion pour ces aliments dont ils étaient récompensés pour en avoir mangé. Lisez aussi pourquoi le fait d'encourager vos enfants à terminer leurs repas à tout prix pourrait aggraver leur problèmes de poids.

"Les parents disent des choses comme "Mange tes légumes et tu peux regarder la TV", mais nous savons que ce genre de chose ne fonctionne pas", disait Leann L. Birch, co-auteure de l'étude. "A court terme, vous pourriez exercer des pressions sur votre enfant pour qu'il mange ce que vous désirez le voir consommer, mais à long terme, votre progéniture ne mangera très probablement pas ces nourritures", ajoutait-t-elle.

La meilleure approche, là encore avait-elle remarqué, consiste à mettre les nourritures sur la table et d'encourager avec douceur votre rejeton à les essayer. Mais ne vous offusquez pas s'ils s'y refusent, et ne les couvrez pas non plus d'éloges quand ils en goûtent. Demandez-leur simplement s'ils en veulent encore plus ou prenez-en également, mais essayez de rester neutre.


Avez-vous déjà constaté que la pression exercée sur vos enfants afin de les faire manger les rendait plus difficiles sur la nourriture ? Lisez les commentaires ou donnez votre avis plus bas sur cette page. Si vous avez aimé cet article, merci de le recommander sur Facebook, de le tweeter, de lui donner un vote +1 sur Google Plus.

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