Les parents pourraient sous-estimer les risques d'obésité infantile

Publié par la rédaction de RegimesMaigrir.com le 30/08/2011

Un sondage trouve que les parents sous-estimeraient l'importance de consulter un médecin sur les problèmes de poids de leurs enfants.

Chez les enfants et adolescents américains, plus d'un sur six sont obèses, mais un nouveau sondage suggère que les parents ou médecins ne partagent pas toujours le même point de vue sur la gravité de l'épidémie d'obésité. Selon un nouveau rapport, seulement la moitié des parents pensent qu'il est très important de chercher des soins médicaux pour un enfant en surpoids. Lisez aussi comment faire pour combattre l'obésité des enfants.

A l'inverse, les professionnels de la santé disent qu'il est important de rester maître du poids d'un enfant. Il ne s'agit pas d'un problème esthétique. Il y a des complications médicales et psychologiques qui arrivent chez ces enfants, et avec une fréquence accrue dans leurs années adultes.

Les résultats du sondage ne sous-entendent pas que les parents ne prennent pas soin de l'obésité infantile. En fait, les parents sont encore plus prompts que ceux qui n'ont pas d'enfants à appuyer les politiques publiques pour combattre l'obésité, y compris en exigeant une assurance qui couvre le traitement et renforce les règlements qui entourent les publicités pour produits alimentaires à destination des enfants.

Environ 18% des enfants américains de moins de 19 ans sont obèses. Chez les adultes, l'obésité est marquée par un Indice de Masse Corporelle (IMC) de 30 ou plus. Mais l'IMC, une mesure d'embonpoint basée sur un ratio de la hauteur sur le poids, n'est pas aussi simple à appliquer sur les enfants en pleine croissance, alors les médecins utilisent des courbes de croissance avec les IMC indiqués pour chaque âge afin de surveiller l'obésité infantile.

Afin d'évaluer les perceptions qu'ont les parents sur les problèmes de poids, l'hôpital "Children's Mercy" (Missouri, Etats-Unis) a demandé à une entreprise spécialisée dans les sondages pour mener une enquête sur un échantillon représentatif de la population américaine, composé de 2 179 adultes américains, dont 728 étaient parents.

Les réponses ont révélé quelques déconnexions persistantes entre l'évaluation que se font les parents du poids des enfants et les convictions des médecins. Seulement 54% des parents disent qu'il serait "très important" d'emmener un enfant en surpoids chez le médecin, à mettre en comparaison avec les 53% des parents qui disent la même chose pour les problèmes de peau. En comparaison, 81% des parents disent qu'il serait "très important" d'emmener un enfant chez le médecin s'il présente des symptômes de diabète, et 80% disent la même chose de l'asthme. Par ailleurs, pensez-vous que les parents qui ont des enfants très obèses devraient perdre leur garde.

Le diabète et l'asthme présentent des symptômes très évidents et visibles. Or avec l'obésité, vous ne voyez pas ce qui se passe à l'intérieur du corps de l'enfant. Vous ne voyez pas l'hypertension, ni l'hypercholestérolémie ni les signes de prédiabète, alors cela peut être une raison pour laquelle les parents ne reconnaissent pas l'obésité infantile comme une maladie nécessitant un traitement médical plus prompt. Lisez aussi comment lutter contre l'obésité infantile en famille.

Mais les parents ne sont pas insouciants à propos de l'obésité de leur enfants. Bien qu'ils ne la jugent pas tous comme "très important", 82% des parents interrogés déclarent qu'ils chercheraient une aide médicale si leur enfant était en surpoids. Cela reste toutefois inférieur aux 94% qui disent qu'ils demanderaient une aide médicale pour un enfant souffrant d'une maladie qui réduirait son espérance de vie, et aux 93% qui déclarent qu'ils chercheraient de l'aide pour une maladie infantile qui provoquerait beaucoup de dépenses santé dans le futur. Et pourtant l'obésité infantile tombe dans les deux cas. Lisez aussi les conclusions d'une étude qui a trouvé un lien entre le lait maternisé et l'obésité des enfants.

En effet, l'obésité limite l'espérance de vie d'une personne et augmente les futurs coûts de soins de santé. Pour les professionnels de la santé, ce sondage tombe à pic pour leur faire se rendre compte qu'ils doivent aider les parents à mieux comprendre que l'obésité infantile a des conséquences à l'âge adulte.

Les parents tout comme les "non-parents" sont d'accord sur le fait que les parents jouent le rôle le plus important dans la prévention de l'obésité infantile. Mais les parents sont plus susceptibles que les non-parents à soutenir une approche "il faut tout un village" pour limiter la prise de poids infantile. Environ 81% des parents soutiennent l'idée d'exiger des choix alimentaires sains dans les zones pourvues de distributeurs automatiques, comparés à 77% des non-parents. De manière similaire, 77% des parents soutiennent l'idée d'une couverture des coûts liés au traitement de l'obésité par l'assurance, comparés à 69% des non-parents.

Les parents interrogés veulent aussi voir davantage de trottoirs du quartier, avec 76% demandant des trottoirs dans tous les quartiers (contre 62% chez les non-parents). Ils soutiennent l'idée de contrôler plus strictement la publicité à destination des enfants, avec 73% des parents militant pour des règlements plus rigides sur le marketing agro-alimentaire ciblant les enfants (contre environ 67% des non-parents). Les parents sont également plus enclins à soutenir l'éloignement des restaurants fast-food des écoles, avec 60% déclarant soutenir les limites sur les endroits où de tels établissements pourraient être construits (contre 54% chez les non-parents).

Ni les parents ni les non-parents ne soutiennent vraiment l'idée de taxer la malbouffe pour décourager sa consommation. Mais environ 39% des parents et 32% des non-parents soutiennent l'idée de taxer les chips et les bonbons, tandis que 42% des parents et 35% des non-parents soutiennent le concept de taxer les boissons sucrées comme une façon de combattre l'obésité infantile.

La marge d'erreur dans une enquête pour toutes les études est de plus ou moins 2%, tandis que la marge d'erreur pour un échantillon seul est de 3,6%.


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